mercredi 27 août 2014

Valls 2 dans une valse à trois temps ! Il continue Valls que vaille !



Après 141 jours de médiocrité et de mensonges, Valls 1 démissionne. C’est la deuxième démission d’un Premier Ministre dans ce quinquennat. C’est une valse à trois temps que nous fait vivre le Président de la République avec le nouveau gouvernement Valls 2.  La mesure risque en effet de s’interrompre avec le vote du budget, faute d’une majorité suffisante. S’il est voté ce sera sous la menace de la dissolution de l’Assemblée. Ce sera grâce à la peur des députés socialistes et Verts, voire même du centre et de droite de perdre leur siège… Pauvre France qui se gouverne avec le chiffon rouge en guise de réflexion. 

Trois têtes sont parties par démission ou exclusion dans cette valse à trois temps. On ne retiendra que la phrase d’Arnaud Montebourg,  « Quand on ne sent plus capable de jouer la comédie, on quitte la scène ». C’est sans doute ce qu’il aura fait de mieux dans son passage au gouvernement, l’effet de manche. Trois têtes nouvelles ont remplacé les sortants, enfin une seule vraiment nouvelle bien qu’elle ne fait que passer de l’Elysée à Matignon… sans quitter l’Élysée. Wall Street s’impose un peu plus dans le droit fil de la visite de Hollande à la City en 2012. 

Le masque est tombé, les électeurs socialistes sont floués, le discours n’était qu’un mensonge. C’est ce que dit Arnaud Montebourg dans le livre sur lui qui va sortir, « Hollande ment, il ment tout le temps ». Il y a des vérités qui sont tout de même bonnes à dire. Le roi de l’enfumage ne dit jamais la vérité, ses intentions sont insondables et comme les gens peu sûrs d’eux, il tergiverse ou prend de brusques décisions sans concertation. Dans la mauvaise passe où se trouve le pays, mauvaise passe dont il ne sait que nous enfoncer, il n’y avait pas d’urgence à prendre une semaine de réflexion avec les différents partis et représentants de la société civile. 

Au fait si, il fallait faire vite pour amener à Bruxelles et à Angela Merkel cet acte de bravoure, à défaut de vraie réforme structurelle, qu’est… un nouveau gouvernement avec en gros les mêmes mais, gage de sa bonne foi et de sa volonté de passer du Socialisme-libéral au Libéralisme-social avec un banquier comme Ministre de l’Économie. Au fond c’est la seule chose qui compte, car ce banquier fait partie du groupe Bildeberg, grand maître occulte de toute la finance occidentale, et le message « Maintenant les conneries ça suffit » doit être entendu par Hollande sous peine de lâchage, ce qui le conduit au fond du trou de la démission. 

Hollande a entendu et compris que le couperet n’était pas passé loin, plus prêt encore que la sanction des électeurs, « Le coup passa si près, que le chapeau tomba ». L’incartade Montebourg était l’occasion rêvée pour obtempérer aux ordres de la finance. C’est donc vers une grande ouverture en direction des grandes entreprises et des petits cadeaux aux déshérités que Hollande va aller à Bruxelles en habit de bure pour implorer le pardon en Président repenti. Comme, non seulement la caisse est vide mais que nous vivons d’emprunts pour payer les fonctionnaires, les cadeaux doivent créer encore plus de dettes. 

C’est tout simple, le déficit de 3% du PIB n’est pas tenable pour 2015… ni pour 2016. D’ailleurs, dira notre Président, « pourquoi mettre la butée à 3%, d’où sort ce chiffre ? Nous l’avons signé mais vous savez bien qu’aucun accord ne résiste aux situations exceptionnelles. Eh bien nous y sommes ! Ne parlez plus d’austérité, nous sommes arrivés à l’os, ce qu’il nous faut c’est plus de déficit pour plus de croissance… » à moins que cela se traduise encore par un déficit de croissance disent les mauvais coucheurs. 

Dès son retour en France avec la bénédiction de Bruxelles, sous réserve de promesse de résultats, promesse que nous ferons avec le plus bel aplomb comme d’habitude, les tractations inter et intra partis vont aller bon train comme sous la IVème République. L’objectif c’est faire voter le budget et gagner du temps… comme toujours depuis mai 2012 avec cette phrase en guise de réconfort « De toutes façons ça ne peut pas aller plus mal qu’aujourd’hui ». Au ridicule de la robe de bure à Bruxelles, nous allons ajouter un déballage de mauvaise humeur au sein du Parlement dans lequel le sens du Bien commun ne sera qu’en filigrane au mieux. 

Ce Valls 2 n’est en fait qu’un grossier acte de communication pour faire croire encore au pays que le Président a enfin la bonne solution et à Bruxelles que nous essayons de faire de la rigueur budgétaire sans austérité (tout est dans le langage) et que nous prions tous les jours pour que la croissance européenne et américaine transpire largement sur la nôtre. Le Medef peut cesser de récriminer, il sait désormais qu’il sera servi et se montre déjà très accommodant. On lui prépare une petite augmentation de la TVA de 2% qui va lui donner du baume au cœur et sortir de notre porte-monnaie. Par précaution le Medef promet de ne plus arborer bêtement l’insigne du million d’emploi avec une garantie dorée sur tranche. Mais si les consommateurs ne baissent pas idiotement leurs achats, nos grandes entreprises verront d’un bon œil des embauches supplémentaires… à condition que les charges sociales soient diminuées puisque le déficit public autorisé aura été augmenté. 

Avec des si, on met Paris en bouteille. Les réformes structurelles attendront ainsi que la recherche des simplifications administratives, l’élimination des Commissions inutiles, le coup d’arrêt sur les dépenses des collectivités locales deviendra un freinage, etc. La baisse des impôts trouvera dans la « justice sociale » le moyen de ponctionner les classes moyennes mezzo voce et au clairon les riches, enfin pas trop, pour donner de quoi compenser un peu pour les pauvres, car l’augmentation de TVA les touchera de plein fouet. Rien malheureusement ne permet de pronostiquer un avenir meilleur. Le poids va peser sur la productivité, ce qui signifie contrainte sur les salaires et les conditions de travail. Les gains que l’on peut raisonnablement en attendre ne sont pas à la hauteur du handicap de compétitivité de nos entreprises. De plus celles qui travaillent à l’international trouvent toujours de meilleures conditions d’implantation à l’extérieur et leurs impôts nous échappent.

Valls 2 a un record à battre, tenir plus de 141 jours !

Libérer les contraintes de l’État sur les entreprises 

N’est toujours pas dans le bréviaire du Président 

Ni le dégraissage de la fonction publique 

Mais pire la « médiocratie » 

Est toujours là ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon