vendredi 8 août 2014

Un pantin fou nous mène à la guerre !



La guerre nous entoure avec des conflits, des révolutions un peu partout en Afrique, Tunisie, Libye, Egypte, dans le Moyen-Orient, dans la bande de Gaza, en Irak, en Syrie, et même en Europe, en Ukraine. Les dernières révélations sur les 1,7 millions de documents fournis par Edward Snowden, ex-agent de la CIA réfugié en Russie, et révélés au monde occidental, par le même journaliste britannique qui a fait connaître les écoutes de la National Security Agency, confirment que les USA aident Israël et recrutent les djihadistes de l’EIIL qui envahissent l’Irak. Les USA, le complexe militaro-industriel devrais-je dire, allument, attisent des guerres de nature civile ou confessionnelle un peu partout autour de nous, ou plutôt autour de la Russie,  avant la deuxième phase en cours qui va s’adresser à la Chine.

C’est un pantin fou qui dirige les USA qui se préparent à une nouvelle guerre qui pour nous risque d’être la dernière. Comme dans une forêt chauffée à blanc par le soleil, une simple étincelle de souliers ferrés sur une pierre peut déclencher l’incendie. Les mensonges et les faux-semblants des USA ne cessent de s’accumuler. Aussi prompts à réagir pour l’Ukraine, ils ouvrent des yeux embués de larmes de crocodiles sur le massacre de la population de Gaza (« C’est effrayant de voir ce qui se passe là-bas »), mais ne prennent aucune réelle initiative pour le stopper. Aucune sanction n’est en vue, ni la mise au ban d’une nation colonialiste sachant que de telles opérations israéliennes ne sont possibles qu’avec leur aval. C’est près de 2.000 morts palestiniens qui payent le colonialisme d’une nation pour quelques israéliens tués par les roquettes mais des dizaines d’enfants innocents sont morts pour rien ou désormais orphelins. 

Pire Obama vient d’autoriser et effectuer à partir du porte-avions G.Bush des frappes aériennes en Irak sur les rebelles djihadistes qui pilonnaient des forces kurdes défendant Erbil… où se trouve du personnel américain ! On voit comme les USA jouent un double jeu. Après avoir fait sortir, de Guantanamo, Abu Bakr Al-Baghdadi, prisonnier de 2004 à 2009 et devenu le leader de l’EIIL, l’avoir fait entraîner par la CIA et le Mossad pour combattre le gouvernement de Bashar al-Assad, ils se donnent le beau rôle en réalisant une frappe ciblée censée effacer leur complicité. Ce leader, qui se proclame calife, a reçu des armes de la part du renseignement US et de celui du Royaume-Uni, et des financements de l’Arabie Saoudite et de la monarchie du Qatar, comme le révèle les documents de Snowden. 

En Ukraine, le gouvernement ukrainien profite du crash de l’avion malaisien MH-17 pour pilonner les rebelles indépendantistes et particulièrement la zone du crash pour empêcher les experts d’effectuer leur travail. Un journal malaisien affirme, sur la foi d’experts sur le terrain, que l’avion aurait été abattu par un missile air-air et achevé au canon de 30mm par un avion SU-25. C’est sans doute pour cette raison que Kiev lance une nouvelle version d’un tir par des batteries russes sur un avion Antonov parti de Moscou afin de faire retomber la responsabilité sur les militaires de Kiev mais ils se seraient trompé de cible. Ce scénario cynique vient naturellement à l’esprit parce que c’est vraisemblablement celui imaginé par Kiev pour faire retomber la responsabilité sur les russes ou les pro-russes. Évidemment aucune preuve n’est apportée, il faut croire sur parole. Kiev ne montre d’ailleurs rien à personne même les documents qui sont en sa possession. Les échanges verbaux avec le tour de contrôle de Kiev ne sont pas fournis alors que cela se fait immédiatement en cas de crash. 

Les accords militaires en cours des USA avec l’Ukraine, comportant l’arrivée de l’OTAN avant même que l’Ukraine intègre l’UE, la montée en puissance des sanctions contre la Russie, sont autant de mesures de provocation après la mise en place d’un gouvernement par les USA en se servant des ONG qui ont été abondamment arrosées d’argent pour fomenter et aider au soulèvement de la population. La Russie n’a pas réagi pour l’Afghanistan, l’Irak, la Libye. Elle a été abusée et n’a commencé à réagir que pour la Syrie,  l’Iran et un peu tard pour l’Ukraine alors que se déroulait les jeux de Sotchi. Elle a récupéré la Crimée, russe depuis 1700, sur référendum, car sinon il en aurait été fini de sa flotte et de son accès aux mers du sud. C’est les navires américains que l’on aurait vu à la base navale de Sébastopol et même Tartous en Syrie devenait intenable pour les russes. 

Si rien ne vient arrêter le pantin fou, comment peut-on imaginer que Poutine ne réagisse pas et qu’une escalade conduisant au pire ne devienne pas une éventualité chaque jour plus terrifiante ? L’hiver a toujours été propice à la Russie, territoire immense, et, avant qu’il n’arrive,  les américains mettent les bouchées doubles pour s’approprier le contrôle militaire de l’Ukraine et y installer leurs bases de missiles. Les USA ont une stratégie hégémonique qui ne peut supporter qu’une autre puissance ou un autre bloc puisse la contester mais le temps joue contre eux. Mais les BRICS relèvent la tête car, aux yeux du monde, les USA n’ont pas enregistré de succès ni en Afghanistan, ni en Irak, ni en Libye où le chaos, la guerre et l’insécurité règnent. La Russie a autant de têtes nucléaires que les USA. Elle est sur une stratégie défensive alors que les USA ont viré sur une stratégie offensive mais l’ours est désormais tourné vers l’avenir qui devrait lui sourire et ne cèdera plus rien. Les USA regardent en arrière leur grandeur désormais en déclin, alors que le yuan s’apprête à détrôner le dollar. Un affrontement mortel se dessine.  C’est ce qu’écrit l'éditorialiste du New York Times Roger Cohen. 

A deux heures d’avion, la guerre tonne et nous entoure 

A deux pas de nous les enfants morts s’accumulent 

Nos poilus combattaient pour la « dernière » 

Pour nous ce serait la « dernière » 

De l’humanité ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon