lundi 10 août 2015

Quand l’illégalité se nourrit de l’Égalité des droits




Au fronton de la République il y avait trois mots : Liberté – Égalité – Fraternité, mais qu’en reste-t-il aujourd’hui ? D’abord doit-on les citer dans cet ordre ? Évidemment non puis que c’est au nom de l’Égalité que la politique règne sur notre pays. L’Égalité des droits se profile partout oubliant même l’Égalité des devoirs. En son nom on pressure le riche et le moyennement riche pour soustraire le travailleur pauvre à son devoir de contribuer même modestement à l’impôt. Le serf n’échappait pas à l’impôt mais désormais il peut se complaire dans l’illégalité du non-respect de son devoir de citoyen puis que l’illégalité est couverte par la loi. 

De même le clandestin, arrivé en France dans la plus pure illégalité, est devenu un sans-papier résidant en France dans la légalité. Le sans-papier est  un individu qui affirme son droit à avoir des papiers au nom de l’Égalité. Il va donc avoir le droit de faire fonctionner toute la machine judiciaire pour sortir de l’illégalité admise de la vie du sans-papier qui autorise l’Égalité devant le droit à la santé, au logement et à l’aide alimentaire. Le sans-papier expulsé est devenu une atteinte aux Droits de l’Homme, une sorte de cancer que l’on n’a pas voulu soigner préférant livrer l’individu à la mort ou à la faim. Le clandestin est par définition celui qui doit être porté d’une situation illégale mais admise vers une légalité lui donnant l’Égalité des droits. C’est pourquoi étant résident en France, il va falloir lui donner la possibilité de voter, aux municipales d’abord et après pour tout, au nom de l’Égalité des droits. 

Il en est de même pour le couple qui renie l’association de sexes différents et obtient les mêmes droits que les autres couples en demandant le droit au mariage au nom de l’Égalité des droits. L’institution du mariage a été conçue pour officialiser l’union d’un homme et d’une femme et permettre la procréation dans les meilleurs conditions d’accueil pour l’enfant. Qu’à cela ne tienne, il suffit de changer le but de cette institution poussiéreuse en gommant la notion de père et mère pour avoir l’Égalité des droits pour tous. Le jour où les ménages à trois voudront se faire « légaliser », il suffira de gommer la notion de couple, notion beaucoup trop restrictive puisqu’elle ne garantit pas l’Égalité. D’ailleurs on ferme pudiquement les yeux sur les musulmans qui ont plusieurs femmes les obligeant parfois à les disperser dans plusieurs logements. Cette atteinte à l’Égalité du vivre ensemble devra être corrigée au fur et à mesure que la charia s’imposera. 

Il en est de même du coupable qu’il est indécent de laisser pourrir dans des geôles car ce faisant on le « victimise ». Il est impensable d ’entasser les coupables dans des locaux insuffisants, il est de notre devoir de respecter l’Égalité dans le confort de vie et de permettre à ce coupable, ce déshérité de la vie, de retrouver une liberté que l’on surveillera le plus discrètement possible. On peut ainsi éviter aux victimes de ce coupable, d’ailleurs victime lui-même de la société inégalitaire, de financer des prisons coûteuses qui enlaidissent le paysage. La Justice est priée de tenir compte des conditions d’accueil des coupables avant de prononcer des peines qui risquent de priver l’individu d’une liberté de vivre comme il l’entend en surchargeant inutilement les « lieux d’incarcération »… quels mots horribles ! Afin de compléter le tableau, toute victime ayant porté atteinte à l’intégrité physique du prétendu coupable devra se justifier de son acte sous peine d’être coupable d’un acte beaucoup plus grave et de remplacer le coupable dans la geôle que celui-ci va quitter. D’ailleurs si la sanction ne plaît pas au coupable, il peut faire appel, dans le cas de la victime ce n’est pas possible sinon ce serait une double peine infligée au coupable devant repasser au tribunal !

C’est ainsi qu’il faut profiter de la difficulté d’obtenir un permis de conduire et du coût de celui-ci, pour établir une Égalité des droits à la conduite. Le permis est trop cher pour beaucoup de jeunes et les délais d’obtention sont trop longs. Ils empêchent des jeunes de trouver un emploi. La solution doit être toujours conduite par la nécessité de chercher l’Égalité. La non présentation d’un permis aux autorités policières ne doit plus être un délit traumatisant pour des jeunes en difficulté et au volant d’un véhicule. D’ailleurs comme il y a un nombre de plus en plus grand de personnes qui conduisent sans permis, dont ceux à qui on a supprimé le permis pour alcoolisme, délit de fuite dans un accident, accident mortel, etc., il est préférable au nom de l’Égalité des droits de ne verbaliser que pour une amende. Son montant sera calculé de façon à autoriser l’individu verbalisé à pouvoir l’être au moins trois fois avant d’atteindre le coût de passage d’un permis. Devant l’Égalité, le nombre supplémentaire de victimes d’accidents de la route doit être admis. 

Ainsi va la nouvelle France de 1789 dans un laxisme généralisé au nom de l’Égalité, devenu le symbole numéro un de la République. En effet la Liberté est de plus en plus bafouée, restreinte, et la Fraternité se noie dans le corporatisme, le racisme et le nationalisme dans une Europe déliquescente. Le socialisme, celui qui est « dévoyé » et idéologique, fait son œuvre égalitaire. L’Égalité, entre coupable et victime, entre papiers et sans-papiers, entre permis et sans-permis, entre couple homo et hétéro, entre méritant et non-méritant, entre mosquée et église, entre halal et non halal au mépris de l’hygiène et de la souffrance animale, règne en maître sur notre société. Personne n’y échappe sauf les très riches car l’Égalité chez les autres leur est égale et équilatérale tant qu’elle ne les touche pas… et puis on a besoin d’eux pour avoir les moyens de niveler la société dans l’Égalité.

Je vous le dis en toute Fraternité mes chers compatriote,

 C’est parce que nous n’avons plus la Liberté de pensée
 
Que l’on nous berce dans l’illusion de l’Égalité ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon