samedi 8 août 2015

Les Etats-Unis nos alliés ? Non une France vassale !



Les États-Unis veulent étendre leur hégémonie sur l’Eurasie et pour cela isoler la seule puissance capable de leur résister… le couple russo-chinois. La stigmatisation de Poutine fait partie de la stratégie de détournement des peuples européens de leur voisin russe lequel fait partie historiquement de l’Europe. Malgré les tentatives de quelques députés, de l’ancien Ministre Jean-Pierre Chevènement, et à l’occasion d’une rencontre, celle d’un autre Ministre Philippe de Villiers avec Poutine, la doxa, répandue par les médias, reste les yeux de velours pour les USA et l’opprobre jetée sur la Russie qui n’est pas digne de recevoir les deux Mistral promis et vendus. Les français croient encore à l’amitié américaine qui n’est qu’une vassalisation complète en cours que viendra finaliser les traités transatlantiques et l’arrivée de plus en plus importante des troupes américaines en Europe indépendamment même de l’OTAN. 

La Russie est coupable d’aider les ukrainiens à affirmer leur demande de statut particulier respectant leur langue russe, ce qui leur avait été refusé par le nouveau gouvernement ukrainien. Aucune preuve de présence d’unités régulières de l’Armée russe n’a pu être valablement fournie. L’aide humanitaire russe à cette population, qui recommence à être sous les tirs d’artillerie de Kiev, est importante et il n’est évidemment pas exclu qu’une aide de conseillers et de volontaires anciens militaires russes ne soient pas à l’œuvre au Donbass. Les Etats-Unis sont eux présents à Kiev, aux postes ministériels clés auprès de Porochenko, comme la Finance, où ils ont placés leurs hommes. Les « instructeurs » anglais et américains sont officiellement sur place et cela sans qu’aucun mandat de l’ONU ne l’ait autorisé. Les russes sont coupables, les américains non même s’ils ont reconnu avoir fomenté le soulèvement du peuple contre le précédent Président beaucoup trop pro-russe.

Mais le Président Obama est faussement un homme de paix. Le retrait d’Irak de la plus grande partie des forces américaines sert d’alibi mais la politique d’hégémonie américaine n’a pas bougé d’un pouce. La Libye, la Syrie, l’Irak, l’Ukraine et plus récemment le Yémen sont leurs terrains de « jeux ». Le récent accord avec l’Iran ne sera proposé au Congrès qu’en septembre et Obama fait le forcing pour essayer de convaincre de la nécessité de l’accord en des termes particulièrement inquiétants dans un discours qu’il a donné à l’Université américaine à Washington : « Le rejet de l’accord par le Congrès laisserait toute administration américaine réellement dédiée à empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire avec une seule option, une autre guerre au Moyen-Orient. Je ne cherche pas à provoquer, je déclare un fait. […] Soyons francs. En fin de compte, le choix qui se dresse devant nous est celui entre la diplomatie ou une certaine forme de guerre. Peut-être pas demain, peut-être pas dans trois mois, mais bientôt ». 

Ce discours est politique et mensonger, vous me direz que cela va de pair. L’accord prévoit l’acceptation par l’Iran d’une inspection de son programme nucléaire civil, ce qui constitue une intrusion sans précédent dans l’histoire. Jamais la France n’aurait accepté une telle intrusion en dehors du suivi des matières radioactives par l’AIEA. Elle a d’ailleurs développé sa propre force nucléaire sans l’aide américaine et malgré sa réprobation. L’accord comprend aussi une clause qui permet à Washington d’accuser l’Iran d’être en violation de l’accord et de rapidement rétablir les sanctions qui ont dévasté le pays, y compris l’embargo sur le pétrole. Mais ce discours est inquiétant car on ne peut être aussi affirmatif sur l’éventualité d’une guerre si on n’a pas minutieusement préparé celle-ci dans les États-majors américains et israéliens.

L’Iran est une pièce maîtresse à ôter à une union asiatique au moment où l’Inde vient déjà de montrer son attirance dans l'Organisation de Coopération de Shanghai. Les États-Unis n’attendent que la première occasion pour montrer que l’Iran viole les accords, au besoin ils la provoqueront comme il l’ont fait pour l’Irak de Saddam Hussein  et la Syrie de Bachar al Assad avec les armes interdites. On a toujours pas la confirmation de l’utilisation des gaz par la Syrie. On a même un compte-rendu d’une envoyée de l’ONU qui tend à prouver le contraire, l’utilisation ayant été faite par les rebelles dans une opération probablement soigneusement montée pour accuser Bagdad. 

Obama a aussi déclaré: « Le budget de la Défense américaine est de plus de 600 milliards de dollars. Celui de l’Iran est d’environ 15 milliards. Notre armée demeure la garantie ultime de toute entente que nous faisons. J’ai déclaré que l’Iran ne pourra jamais obtenir l’arme nucléaire. J’ai fait ce qui était nécessaire pour assurer que nos options militaires soient bien réelles. Et je n’ai aucun doute que le prochain président adoptera la même position ». Il s’est vanté d’avoir «ordonné des actions militaires dans sept pays», ajoutant qu’ « il y a des moments où la force est nécessaire, et si l’Iran ne respecte pas l’accord, il est possible que nous n’ayons pas d’alternative ».

Malheureusement nous sommes mêlés à toutes ces ingérences, ces sanctions unilatérales dans un processus de violence militaire, d’intimidation économique et diplomatique et de mépris pour la loi internationale. Les États-Unis et leurs vassaux se sont octroyés un droit international d’ingérence que non seulement ils refusent aux autres mais qu’ils accusent d’employer. Nous sommes complices de la stratégie de domination de l’Eurasie qui est une base de la géostratégie américaine, car dominer l’Eurasie, le plus grand continent du globe aux ressources immenses, c’est dominer le monde. On peut aimer le peuple américain mais on ne peut abandonner notre pays à la servitude au pouvoir cabalistique du Nouvel Ordre Mondial. 

Il n’y a pas d’amitié qui tienne entre le faible et le fort

Il n’y a que dépendance et soumission 

Et le faible sera toujours le…

Fantassin des guerres ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon