mercredi 7 décembre 2016

Urgence : Redonner le pouvoir au peuple !

Une prise de conscience, diffuse encore mais en progression, s’établit en France et en Europe, celle de la perte de pouvoir du peuple. Elle est encore minoritaire et les raisons de cette perte sont encore bien vagues dans beaucoup d’esprits. Un sentiment de peur diffuse s’installe et il n’est pas dû essentiellement à la peur des attentats que l’on nous distille à longueur de temps dans les grands médias et dans les discours politiques. Ce sentiment se nourrit des refus d’écouter les peuples, d’un sentiment de perte de maîtrise de leur destin et même de leur identité. L’islamisation, le flot de réfugiés, les guerres qui n’arrêtent pas et qui donnent le sentiment de ne pas donner de résultat tangible quand ce n’est pas désastreux, le chômage maîtrisé par des aides « sociales » distribuées, la médiocrité des gouvernants, créent un climat de rejet de l’avenir tel qu’il se dessine jour après jour.

Le citoyen glisse vers une attitude extrémiste soit de rejet des « anciens » de la politique, comme on l’a vu pour Sarkozy, Duflot, Juppé, probablement pour Valls, soit d’engouement non raisonné pour des nouveaux qui se font passer pour tel, Montebourg, Macron, Fillon. Le citoyen veut croire encore que ses rêves de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, protecteurs de l’individu et de la démocratie, peuvent se réincarner dans des chefs à peau neuve. Les autres abandonnent et se réfugient dans l’idée de l’abstentionnisme, la pire des attitudes, celle de l’abandon de la barque au fil de l’eau. C’est le geste le plus désespéré qui soit, le signe de la vieillesse ou d’une jeunesse sans espoir. Une démocratie, qui se vante d’avoir comme plus grand parti celui des abstentionnistes, n’est déjà plus une démocratie. La question à laquelle devrait répondre les citoyens, est pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Dans toute situation dangereuse, il y a un responsable ou plusieurs, alors quels sont-ils ? 

L’histoire remonte à Pompidou, issu de la Banque Rothschild, qui a rompu le premier avec la politique gaulliste du « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille », donc la Bourse, celle aussi du retour à l’étalon or, celle du « US go home », celle du rapatriement de notre or stocké à Fort Knox, celle de la sortie de l’OTAN, celle de la Sécurité Sociale solidaire d’Etat, celle de l’Europe des Nations, celle de l’ouverture vers la Chine, l’Allemagne et la Russie (URSS à l’époque), celle de la politique d’équilibre est-ouest et entre juifs et arabes. Pompidou a gardé la politique d’investissement dans des grands projets mais a introduit la banque dans le « Système » et celui-ci n’a fait qu’étendre son pouvoir au fur et à mesure jusqu’à nos jours. Giscard D’Estaing a souscrit à l’idée de l’Europe fédéraliste et mondialiste. Mitterrand a conclu un accord léonin avec le traité de Maastricht et avoué à son épouse qu’il avait dû se plier au pouvoir bancaire. Ensuite l’entrée dans l’euro, voulu par les banques et les grands lobbies, a été vendue au peuple comme le lien pratique des nations européennes dans un grand élan de fraternité, de solidarité et de prospérité. Il a enthousiasmé la jeunesse qui se voyait voyager et étudier aisément dans toute l’Europe. Le « Système » se frottait les mains, l’argent allait pouvoir être refoulé du bas vers le haut.

Il restait cette réticence de la France avec Chirac qui ne suivait pas la guerre en Irak. Sarkozy s’est chargé de la gommer en rentrant dans l’OTAN, comme un gaulliste qui avait oublié la Gaule de Vercingétorix. Il s’est empressé de devancer les Britanniques en Libye pour montrer à Washington toute sa bonne volonté en dépit de son invitation de Kadhafi à Paris. On voit le  résultat. Mieux il a vanté la règle d’or de l’austérité en préparant la remise du budget de la France dans la main des technocrates de Bruxelles. Hollande s’est empressé d’aller à la City, et de signer à Bruxelles le pacte d’austérité préparé par son prédécesseur tout en déclarant pendant sa campagne que son véritable ennemi était la Finance, celle qui n’a pas de visage mais qui dirige tout. Comme Sarkozy il a dit que nous allions vers un Nouvel Ordre Mondial. Aussi rapide que lui pour montrer sa parfaite vassalité, il s’est empressé de stigmatiser Bachar el-Assad, de monter immédiatement une opération militaire sur Damas, et son boucher syrien, stoppée brutalement par Obama. Ce dernier l’a reçu avec tous les honneurs aux États-Unis pour s’excuser d’avoir brisé son élan et encourager son vassal à poursuivre dans cette voie. C’est ce que nous faisons en menant avec les États-Unis un double jeu envers l’EI en fricotant avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui alimentent l’EI plus ou moins en sous-main, et en faisant semblant de combattre les djihadistes après avoir reconnu le gouvernement rebelle libre syrien. 

Vous vous posez encore la question de savoir pourquoi nous en sommes arrivés là et qui est derrière tout ça ? Ne voyez-vous pas qu’il s’agit des puissances de l’argent, entre les mains des banquiers et des grands lobbies qui se réunissent dans un quasi secret comme les francs-maçons et l’Opus dei. On les appelle les « Bilderbergiens », les « Trilatéraliens », et les « CFRiens », tous ces groupes qui fleurent bon la Finance, les multinationales, la CIA, les militaires de haut-rang, les chefs d’État, les promus aux hautes fonctions dans l’Administration des États et de l’UE, les nouveaux jeunes dont on pense du bien, etc., en fait tout individu devant avoir une influence sur le comportement des États. Grattez un peu vous trouverez les tireurs de ficelle, les Rothschild, Rockefeller, Goldman Sachs, Soros, JP Morgan… Officiellement le groupe Bilderberg ne décide rien, n’impose rien, ne communique rien, mais il fait la pluie et le bon temps sur le monde occidental. C’est un faiseur de rois, ceux que l’on va exposer à la vue des peuples. Les vrais Maîtres sont comme ces riches bordelais ou lyonnais cachés dans des demeures qui ne payent pas de mine sauf quand vous y entrez. Alors ce monde qui imprègne nos gouvernants et la plus grande part de la classe politique, de la Haute Administration, du monde des affaires et de la finance, c’est ce qui a le nom de « Système ».

Leur but est l’Argent, avec un grand, très grand A, et le pouvoir qui va avec. Mais le pouvoir ne se partage pas et il convient de le soustraire aux peuples. Il faut les appauvrir pour récupérer leurs sous, il faut sucer leur travail jusqu’à la moelle le plus longtemps possible, il faut les abêtir, les effrayer et détourner leur attention pour les empêcher de se révolter. Il est bon qu’ils ne s’aperçoivent pas que leur pouvoir, celui de la démocratie (le pouvoir des peuples pour le peuple selon son étymologie), a changé de main. Tout homme ou femme politique qui fait campagne à une élection est tributaire du monde bancaire occidental. La plupart du temps, il y perd son indépendance et devient une marionnette, habillée d’apparat plus ou moins brillant, richement dotée et à qui l’on confie la tâche d’illusionniste. Les meilleures seront celles qui accèderont aux plus hautes distinctions. Ceci est valable aussi bien en France qu’aux États-Unis ou dans d’autres pays d’Europe. L’exception confirme toujours la règle, c’est celle de Trump, banquier de sa campagne, dont on peut se demander s’il pourra éviter la récupération. 


Tous ces politiques, mouillés dans un ou plusieurs gouvernements depuis 40 ans ou les nouveaux promus par les banquiers comme Macron, font partie d’un seul et même Système. D’Arnaud Montebourg à Fillon, l’arc républicain est l’arc putain du NOM, d’un Système dont le but est de soustraire le pouvoir au peuple, de rogner ses libertés de penser, de guider ses votes vers lui par la peur et en prenant la maîtrise des grands médias, pour finir par lui faire prendre des vessies pour des lanternes. Le programme Fillon n’est que la copie des directives économiques de la Commission Européenne dont une première version a été publiée en mai 2016. Si vous voulez ne pas voir votre travail et votre argent fuir vers le haut, votre système de santé s’évaporer, le chômage augmenter et votre identité ancestrale se déliter, ne les écoutez plus ! Ce chant des sirènes est mortifère. Écoutez tous les autres et choisissez car, dans leurs divergences, ils ont un point commun : ils veulent redonner du pouvoir au peuple.

Le Système est celui qui marque du fer rouge de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, les esclaves soumis à son austérité faite de captation par l’impôt et les taxes, et de diminution des aides qui les fait vivre. Il détricote la politique familiale, réduit sa participation à la Sécurité Sociale, pousse le peuple dans les bras des assureurs privés qui jouent avec la spéculation, et vous laisse choisir entre le burn-out, le chômage ou la mendicité. Sachez le reconnaître et soutenez ceux qui veulent redonner le pouvoir au peuple. Lesquels ? Ceux que l’on nomme les extrémistes, parce qu’ils sont extrêmement dangereux… pour le Système ! 

La France est dans les bras du Système. 

Mais tous ne le voient pas encore

A cause des marionnettes, 

Qui jouent pour vous

La danse du scalp !
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon