lundi 19 décembre 2016

20 janvier 2017 ou Souverainisme contre Mondialisme

Vous pensez peut-être que cette date va correspondre à une primaire de la gauche qui va surtout passionner… les médias main Stream. Les deux primaires, ayant pour socle la pensée unique ou pensée Système, ne risquent pas d’aborder les discussions de fond sur le devenir de notre pays. A ce propos l’élimination probable de Gérard Filoche est assez représentative du champ clos où doit se restreindre le débat, dont ceux qui lorgnent vers le Front de Gauche doivent être exclus. Il y a chez Gerard Filoche à gauche, comme chez Jacques Myard à droite, ces bordures politiques qui veulent encore profiter de la puissance des partis du Système tout en ayant déjà la plus grande partie de leur cœur ailleurs. Il y a chez Gérard Filoche, ce qui reste des valeurs traditionnelles du socialisme, et chez Jacques Myard ce qui reste du Gaullisme dans la Droite traditionnelle.

Non il ne s’agit pas de nos primaires anticonstitutionnelles. La date du 20 janvier 2017 sera peut-être plus historique pour les États-Unis que l’on pense, car ce jour-là Donald Trump devrait être nommé Président de ce pays. Il aura alors fait un parcours fabuleux et incroyable. Attaqué de toutes parts dans la primaire du parti Républicain et en particulier par son chef, connu par le petit peuple seulement comme une marionnette de la télé dont l’image est peu flatteuse pour être Président, il a poussé un à un ses adversaires hors du ring. Rien n’a suffi, ni le désamour de son parti, ni la presse déchaînée qui le faisait passer pour un clown, un violeur, un veule, un déséquilibré mental et j’en passe. Les médias français insufflaient en permanence dans l’esprit des français le ridicule de ce pantin, dont on extrayait des discours quelques phrases-choc qui n’étaient pas à son avantage pour crédibiliser tous les commentaires sur le ridicule de sa candidature. A contrario on encensait Hillary Clinton qui avait l’expérience, la stature et qui, qualité supplémentaire, était une femme que le macho Trump méprisait. Elle était déjà virtuellement élue et la primaire des Démocrates ne devait être qu’une étape sans importance. 

Mais Donald Trump a réussi à gommer l’image de l’homme fortuné pour parler le langage du petit peuple. Il a financé sa campagne sans l’aide de la haute main des banquiers et de l’Establishment. La voix de ce petit peuple a échappé aux sondeurs et Trump est apparu en pleine lumière mettant à mal une Clinton dont les frasques de son mari, ses négligences coupables sur des informations classées, les soupçons sur la collusion entre la Fondation Clinton et sa fortune, ont gâché l’image de la femme forte supposée sans tâche. L’intervention finale d’Obama pour stopper définitivement le FBI dans sa demande d’enquête sur Hillary Clinton n’a pas suffi. Même les soupons de la CIA sur la collusion de Trump avec Poutine sont arrivés trop tard et sans preuve crédible. Trump a terrassé largement Clinton au nombre de grands électeurs et est arrivé très près en nombre de voix. Hillary Clinton a félicité son challenger, la pièce était jouée. On attendait le baisser de rideau.

Tout ceci c’est des faits devenus incontestables mais ils masquent les vraies raisons d’un combat fratricide entre deux amis Trump et Clinton. Ce combat est d’une autre hauteur, c’est celle du Souverainisme contre le Mondialisme ou le Globalisme. Ce combat avait commencé en Europe avec le Brexit où les Maîtres du Monde ont fait un faux pas pour extraire le Royaume-Uni, enfin la City, du dépouillement final de l’UE. Le peuple a mordu à l’hameçon et l’opération a réussi mais le Souverainisme a marqué, lui, une victoire psychologiquement décisive dans son combat ourdi lentement mais sûrement chez les peuples européens. Le Mondialisme a gagné la bataille de la City mais conforté le Souverainisme dans sa révolte. Cette victoire s’avère aujourd’hui chèrement payée. 

Le combat entre ses deux visions du Monde est au cœur d’une lutte mortelle qui se déroule sous nos yeux avec l’investiture d’un futur Président qui tient la dragée haute à l’Establishment, soit les banquiers, la CIA et le complexe militaro-industriel. Des sommes considérables d’argent sont en jeu, en particulier dans les ventes d’armes qui alimentent l’économie américaine grâce à toutes les guerres plus ou moins fomentées par la CIA. Tout ce monde, avec l’appui de la quasi-totalité de la presse américaine, est vent debout pour empêcher cette investiture. Tous les recours sont envisagés après l’échec du recomptage des voix qui a tourné à l’avantage de Trump. La campagne médiatique de la complicité de Trump et de Poutine repart de plus belle. Les hackeurs russes auraient manipulé l’opinion avec de fausses nouvelles sur Hillary. L’idée que sans cela le résultat aurait été inversé est martelée sans preuve concrète à produire mais en accréditant l’affirmation que les services secrets américains en Russie en ont l’intime conviction… Poutine est même désigné explicitement ce qui, au passage, renforce l’idée que l’ennemi est bien russe et justifie l’envoi incessant de troupes en Europe et des 1600 chars qui vont arriver aux Pays-Bas.

En même temps la pression sur le Collège Électoral des Grands Électeurs, qui doit valider le choix de Trump comme Président, s’intensifie allant même jusqu’à la corruption. Il faut réussir à convaincre 37 Électeurs républicains de ne pas élire Trump. Il n’aurait alors pas les 270 votes requises. L’élection du président serait alors renvoyée à la Chambre des représentants. Même si les Électeurs votaient pour Trump, les députés de la Chambre et du Sénat pourraient remettre officiellement en question ce vote et provoquer des retards, entamer des enquêtes au Congrès et des recours juridiques. Tout l’Establishment est à l’œuvre, CIA comprise et FBI muselé, pour exploiter tous les moyens légaux ou mafieux. Enfin si tout cela n’aboutissait pas, le Président Obama pourrait le 19 janvier et en dernier ressort demander que soit ouverte une enquête pour complicité de Trump avec l’ennemi. Pour le moins cela ne permettrait pas son investiture, Mike Pence le vice-Président de Trump, homme moins anti-Establishment, serait provisoirement promu Président et Hillary Clinton comme Vice-Présidente. 

Le trajet jusqu’au 20 janvier est semé d’embûches et il n’est pas impossible qu’une nouvelle affaire sorte du chapeau d’ici là pendant que toute poursuite d’Hillary Clinton est abandonnée. Poutine s’est fait l’écho de menaces physiques contre la personne de Trump. On aurait tort de ne voir dans ces propos que la réponse du berger à la bergère, nous sommes au pays des meurtres des Kennedy. Les enjeux géopolitiques sont considérables et toute la géostratégie américaine serait bouleversée si Trump, une fois élu, mettait réellement en œuvre ses promesses de campagne. C’est le monde unipolaire qui s’effondre et le Mondialisme qui met pied à terre sous les coups de boutoir du Souverainisme qui trouve en Trump un soutien de poids. Tout n’est pas forcément rose pour l’Europe avec le mano a mano Trump-Poutine mais la France pourrait de nouveau jouer le rôle pour lequel l’histoire et la géographie l’ont désignée, celle du pont entre deux géants et un regard plus tourné vers l’Asie et l’Afrique.

Pour terminer et montrer jusqu’où la politique mondiale peut être impactée, il faut noter que Trump est climato-sceptique et que la doxa actuelle du réchauffement peut ne pas s’en relever si une véritable discussion équitable est rouverte avec la participation des scientifiques les plus renommés dont la voix a été volontairement étouffée. On voit que tous les grands sujets en dépendent et même la troisième guerre mondiale qui se profile dans le cas de la disparition physique ou politique de Trump, sans compter le fait que les Etats-Unis risquent alors de rentrer dans une guerre civile, seul moyen du petit peuple de se faire encore entendre. Mais ce combat Souverainisme - Mondialisme, ou Système – anti-Système va se dérouler aussi en France pour la Présidentielle… et dans d’autres pays d’Europe. 

Il est navrant de voir que le peuple français,

Dans des primaires qui nous américanisent, 

Est nourri de jeux du cirque et aveuglé.

Sous nos yeux se déroule un combat 

Souverainisme – Mondialisme

Qui peut changer le monde !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon