mardi 27 décembre 2016

La France dans le grand enjeu mondial à venir (6ème partie)


Comme l’article précédent le montre, notre insécurité nous coûte très cher en argent et en perte de libertés. Ceci signifie qu’il y a beaucoup à gagner à en soigner les causes, et l’argent dépensé pour en gérer les effets est souvent en pure perte. Le mal est là et ne nous lâche pas. Il rouvre sans cesse les plaies que nous cautérisons. En restreignant nos libertés, ce n’est pas les fauteurs de troubles, d’agressions de toutes sortes, que nous bridons, c’est nous-même qui nous mettons la corde au cou ou plutôt que nos dirigeants nous mettent pour nous tenir par la laisse près du piquet comme des chiens serviles et apeurés. On peut résumer les actions à faire par :
  • ·        fermeture des frontières,
  • ·        politique d’assimilation puissante et coordonnée entre tous les acteurs,
  • ·        augmentation du personnel et des moyens dans le Renseignement et la Justice,
  • ·        augmentation des prisons et des espaces de peine tournés avers la réinsertion,
  • ·        retour au pays des non-assimilés sans travail dans un délai raisonnable,
  • ·        coopération réciproque et aide pour le maintien au pays des ressortissants des pays migrateurs
  • ·        application stricte de la loi de 1905.
Il n’y a pas d’ « accommodements raisonnables », il n’y a que des reculs déraisonnables, des abdications d’une civilisation construite sur des millénaires et ayant résisté en sacrifiant ses enfants pour préserver son identité. A ceci doit s’ajouter une lutte contre la discrimination des français assimilés. Ceux-ci auront fourni un effort méritoire qui doit avoir notre respect. C’est cela le vrai « Pas d’amalgame ». Il restera le problème crucial de l’emploi que seule la croissance peut aider à résoudre.



C’est donc la politique économique qui est le nerf de la guerre si la France veut sortir du marasme dans lequel elle commence à s’enfoncer. L’UE est atteinte au cœur, la prospective économique doit donc partir sur l’hypothèse que nous allons retrouver une liberté de manœuvre dans ce domaine, à commencer par une monnaie nationale ou méditerranéenne déconnectée de l’euromark. Nous avons pu voir, graphique à l’appui, que c’est le commerce extérieur de l’Allemagne qui pompe l’économie des pays du sud. Il faut constater que, si l’on peut s’accommoder de la parité dollar-euro actuelle de l’ordre de 1,05 dollar/euro, la différence de compétitivité avec l’Allemagne est insupportable pour notre économie. Il faut donc dévaluer par rapport à l’Allemagne et aux pays du nord d’au moins 25%. Le Royaume-Uni l’a fait avec le Brexit, de l’ordre de 15%, et son économie en tire profit. Je répète que le problème de la dette publique est un faux problème, plus de 95% de celle-ci est libellée en monnaie nationale qui ne sera plus l’euro mais la nouvelle monnaie sera toujours nationale, simple changement de nom.



Ensuite un choix se pose. Doit-on ou non augmenter le déficit public même provisoirement ? Doit-on faire une politique de l’offre ou de la demande ? Ces choix sont cruciaux. Le déficit public ne peut être un choix à long terme car un pays ne peut vivre impunément au-dessus de ses moyens. Le choix d’une augmentation provisoire du déficit public doit être associé à une relance de l’économie. La dévaluation est une arme efficace pour relancer celle-ci en deux ans ce qui est l’impact le plus rapide possible même s’il aura un effet sur le pouvoir d’achat des consommateurs. L’essentiel de nos achats de base peut se faire sur des produits français. Même s’ils seront sensibles au surcoût des matières premières, l’impact sur le prix sera faible. L’augmentation des produits importés réorientera le consommateur vers les produits français comme l’automobile. La frénésie d’achats à base électronique, smartphones, tablettes, etc. sera ralentie sans que cela ait des conséquences vraiment nuisibles. Les remplacements seront un peu plus espacés par exemple. Une dévaluation de 15% creusera le déficit public surtout la première année mais l’augmentation des recettes produite par la croissance fera plus que compenser celle des dépenses publiques. L’augmentation de quelques % du prix du pétrole sera nettement inférieure aux fluctuations habituelles du prix du pétrole, comme on vient de le voir, l’essentiel du prix du litre de carburant étant les taxes de l’État.



Ceci, étant acté, donne le coup de pouce à la compétitivité des entreprises dans une politique de l’offre. On doit donc se poser la question de savoir s’il faut en faire plus sous prétexte que les charges des entreprises sont parmi les plus lourdes de l’UE. Un secteur particulier est susceptible d’entraîner des facilités de l’État, celui de l’investissement dans la recherche et l’innovation. Ce secteur est un investissement à risque devant lequel l’entreprise peut être tentée d’hésiter. Ce ne peut être le cas de l’automatisation, de la robotisation. Sa rentabilité peut être évaluée facilement, le risque est calculé. De plus elle génère globalement de la perte d’emploi. Les premières mesures doivent donc être limitées à tout ce qui peut favoriser l’investissement de recherche et d’innovation par dégrèvement sur les impôts des sociétés et banque d’investissement fournissant des prêts à taux nul ou presque. Il faut écarter délibérément toute augmentation des heures travaillées dont j’ai pu montrer l’impact négatif quand elle n’est pas poussée par la demande, ce qui n’est pas le cas en période de faible croissance. Cette mesure produit une baisse de la croissance et une hausse du chômage dans le cas de la France qui marque un déficit de PIB par heure travaillée par rapport aux autres pays européens comparables.


La politique de la demande ne peut s’appuyer que sur une incitation à la consommation par un pouvoir d’achat augmenté ou une baisse des produits proposés. L’augmentation de la TVA pour augmenter les ressources de l’Etat est certainement la mesure la plus inadéquate. C’est au contraire vers une baisse de celle-ci qu’il faut tendre pour favoriser la consommation intérieure, principal moteur de la croissance. L’augmenter nous ferait dépasser les pays à la plus forte taxation, ce qui est défavorable au prix d’achat de nos produits. De plus la TVA est très injuste et ce sont les plus pauvres les plus touchés. Par contre une réforme fiscale sur l’impôt sur le revenu s’impose. Sauf cas d’aide sociale aux plus démunis, le principe de l’impôt pour tous doit être la règle. L’assiette de l’impôt doit être élargie au maximum avec une progressivité à reconsidérer sur le pourcentage plafond qui ne doit pas encourager le départ des capitaux vers l’étranger. Le montant minimum à acquitter doit être basé sur le prix du timbre-poste de façon à ne pas dépenser plus pour la collecte que le montant versé. Les ordinateurs sont tout-à-fait capables de fournir à la demande le montant redevable à partir d’un calcul mathématique évitant les effets de seuil des tranches d’impôts et de faire en sorte que la progressivité soit plus forte pour les faibles revenus que pour les hauts revenus. On verra pourquoi dans le prochain article.


Les « mesurettes » entourloupes de Macron sur la CSG



Les mesures contresens et antisociales de Fillon



Ne sont que la répétition de vieilles recettes



Qui enrichissent les puissances de l’argent



Et appauvrissent l’État et nous autres.



Il faut en finir avec eux !



Claude Trouvé

Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon