samedi 3 décembre 2016

L’avènement de l’Inquisition… à l’américaine !



Un ami me parlait hier de son inquiétude sur le processus des primaires, à la sauce américaine, dans lequel se sont engagés les partis gauche-droite du Système. Ce processus est éminemment anticonstitutionnel et crée une distorsion importante dans le droit d’accès aux médias. La révision des quota de temps médiatique de campagne favorise déjà les grands partis mais le temps des primaires en période de précampagne allonge à discrétion le temps alloué pour les mêmes partis. Là encore en votant le peuple se laisse berner et même racketter puisque la droite a même réussi à ponctionner de l’argent à des votants de gauche et de l’extrême droite. Il s’agit d’ailleurs d’un don donnant droit à une réduction d’impôt, alors à vous de jouer et de demander la justification du versement. Tous les votants ont apporté, sans vraiment s’en rendre compte, leur obole au Système celui qui pilote toute l’Europe et d’une façon générale à tout ce qui ceinture le bloc eurasiatique échappant à son contrôle. Ce Système n’opère que masqué derrière le complexe militaro-industriel américain, lui-même le jouet des grands banquiers juifs, comme le sont tous les dirigeants adoubés qui veulent accéder au pouvoir.

Cette première réflexion sur les primaires, qui est une distorsion de plus de la Constitution, vient conforter le sentiment que la France est démantelée même dans ses institutions. Une remise à zéro de la Constitution s’imposerait tant elle a été, et est, bricolée en particulier par les ajouts sécuritaires affectant les libertés des citoyens. Sauf révolte du peuple, le Système ne le permettra pas. A ce stade de la réflexion, il faut repartir des évènements qui ont touché les français depuis mars 2012 avec l’affaire Merah et les tueries à Toulouse et Montauban. Nous avons depuis subi une série d’attentats visant soit des « relais d’opinion » comme Charlie Hebdo, et le prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray, soit des effets de masse comme au Bataclan et à Nice. Dans les deux cas l’effet sur l’opinion est maximal… sauf qu’il aurait été beaucoup plus efficace pour les « terroristes » s’il avait visé des tenants du pouvoir politique. Curieux non ? 

J’avais parié qu’il n’y aurait pas d’attentats durant la COP21 alors que les plus grands dirigeants du monde étaient présents. De même on pouvait prévoir qu’il en serait de même pour les jeux olympiques au Brésil. Pourquoi ? Parce que dans le premier cas on ne touche pas à soi-même et que dans l’autre l’effet attendu ne concerne pas l’Amérique du Sud où d’autres moyens sont utilisés… Par contre depuis 2012, nous avons vécu une cascade d’attentats. Après ceux des 7, 8 et 9 janvier 2015, on a vécu les événements du 13 novembre 2015 à Paris et des jours suivants à Saint Denis, puis le 22 mars 2016 à Bruxelles, le centre névralgique de l'UE et de l'OTAN, le 14 juillet à Nice, puis le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen en Normandie, sans oublier les épisodes terroristes survenus en Allemagne !

Après la plupart de ces évènements, le pouvoir exécutif s’est trouvé renforcé avec des cotes de popularité en hausse et une période de montée des lois sécuritaires et liberticides a suivi dans une sorte de « management de la terreur » accompagnant l'état d'urgence décrété dans la foulée. Tout ceci s’installe durablement comme le prouve la prolongation de celui-ci, sans suite à un nouveau drame, et son renforcement qui vient d’être voté. Le pouvoir peut surfer sur la peur engendrée pour notre « bien » et notre « sécurité » ! Soyons certains que, dès que les sondages et les rapports des RG feront état d’un affaiblissement du sentiment d’insécurité, un nouvel attentat se produira. On découvre un ou deux coupables, ou bien on les élimine pendant la chasse à l’homme, mais on ne remonte pas au-delà des sous-fifres, victimes radicalisées pour l’occasion et auto-destructibles. Le peuple a le sentiment que le pouvoir agit mais comme le dit le juge Trividic dans son livre « La justice se moque de la vérité », elle juge de la punition à infliger à ceux qu’on lui présente. 

On sait qu’un réservoir de futurs « terroristes » est disponible, il suffit de les réveiller aux moments opportuns. Le peuple est ainsi maintenu dans un climat qui lui ferme les yeux sur le reste, comme l’immigration de peuplement en cours ou la catastrophe bancaire imminente dans un système fou d’empilement de dettes en monnaie de singe. L’axe du bien veille sur nous et l’axe du mal est parfaitement identifié. Dans l’axe du bien il y a la démocratie (où nous pointons au-delà du 20ème rang dans l’indice international), et les Droits de l’Homme, pour lesquels nous n’avons pas empêché l’Arabie Saoudite de prendre la Présidence du Conseil des Droits de l’Homme à l’ONU… sans doute pas de la femme ! Au nom de ces deux critères, auxquels on ajoute des « présomptions affirmées ( ! ) » d’utilisation d’armes prohibées, nous nous octroyons un droit d’ingérence en pays étranger, derrière les Etats-Unis (parfois devant), avec ou sans un mandat clair et exclusif de l’ONU.

De plus nous avons à discrétion le choix des bons et des mauvais « rebelles », habillés en noir, blanc ou gris (couleur passe-muraille), celui de fustiger ceux qui font la guerre ouvertement sur demande d’un pouvoir élu en place, les noirs, et d’aider ceux qui font la guerre civile, les blancs, supplantés par les gris que l’on fait semblant de combattre et qui sont aidés par nos amis de l’Arabie Saoudite et du Qatar. La situation est d’ailleurs réversible. En Ukraine, le pouvoir que l’on a mis en place est blanc, ceux qui fomentent pour faire au moins reconnaître leur langue russe sont les noirs. Les gris sont les organisations néo-nazis qui trouvent de l’aide auprès de l’Occident pour faire les actions destinées à pourrir les trêves et commettre les actes répréhensibles comme le massacre à Odessa. Tous ces printemps depuis la Tchétchénie ne sont que des opérations de désordre nécessaires à la mise en place de l’Ordre Mondial. La stratégie américaine est immuable, c’est la nécessaire séparation de l’Europe de l’Eurasie où la Russie puis la Chine étendent leur influence. Pour se faire l’Europe doit accueillir sans broncher l’économie et les forces militaires américaines.

L’Europe est un glacis qui doit être sous influence américaine. Cette stratégie a été réactualisée par le Project for the New American Century (Projet pour le Nouveau Siècle Américain, PNAC). C’est un think tank néoconservateur américain qui a l'objectif affiché de promouvoir le leadership mondial des États-Unis. Le PNAC pose en principe fondamental la considération selon laquelle le « leadership américain est à la fois bon pour l'Amérique et bon pour le monde ». Jusqu’en 2006, il a eu pour objectif de prolonger au XXIe siècle le leadership mondial des États-Unis acquis depuis la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans les domaines politique, économique, culturel ou militaire. 

Tout ce qui se passe dans le monde, et auquel nous sommes très souvent mêlés, ne peut se comprendre qu’à la lumière de la stratégie du pays encore militairement le plus puissant du monde. Le désordre mis au plus près de l’Eurasie antisystème explique que le Moyen-Orient, avec ses ressources pétrolières et gazières ainsi que son appartenance à l’Asie proche de l’ennemi, soit l’objet des désordres orchestrés dans lesquels la guerre de religion sert de toile de fond dans le décor du scénario hollywoodien américain. L’Europe, en tant que confédération de nations est appelée à disparaître. L’UE doit, dans cette stratégie, être l’organisme de relais assurant une dictature technocratique et bancaire sur des mini-Etats ou régions sans impact réel sur la marche de l’Europe technocratique ouverte au TAFTA et aux bases militaires américaines.

Les attentats terroristes pour la France, l’invasion de peuplement pour l’Allemagne et d’autres pays, ne sont que les moyens de pousser les peuples autochtones à la révolte. Ces deux raisons justifient des mesures de coercition de plus en plus fortes où la liberté d’expression et de réunion sera de plus en plus limitée. La présence américaine en Europe pourra ainsi être de plus en plus importante au nom de la protection des peuples européens… au début pour raison d’invasion russe et après comme force s’opposant au désordre de peuples en rébellion. Tout son enjeu est que les peuples ne s’en aperçoivent pas ou l’imputent à une autre cause. Trump changera-t-il la politique historique de son pays ? Le laissera-t-on faire ? Là-bas la fin justifie les moyens. John Kennedy a été liquidé… comme bien d’autres.




Une machine infernale est en marche depuis des décennies


Nous arrivons à la phase où l’UE doit nous échapper


Pour jouer le véritable rôle, celui de la vassalité


Des peuples de l’UE que l’on va cadenasser


Par une Inquisition à l’américaine !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon