samedi 17 octobre 2015

La liberté d’écrire sauf si c’est interdit


Philippe Verdier, responsable du service Météo sur la chaîne du service public France-2, est assigné à résidence à la suite de la sortie de son récent livre « Climat Investigation, Paris, Ring, 2015 ». J’exagère un peu puisqu’il lui est demandé de ne pas se présenter au travail jusqu’à nouvel ordre. Ce livre étant une mise au point climato-réaliste sur les certitudes climatiques de la future conférence mondiale sur le climat, la COP21, il est facile d’y voir un lien de cause à effet. Qu’un responsable dans une chaîne publique, et en plus chargé du service Météo, se permette d’émettre de sérieux doutes sur les certitudes du réchauffement climatique est proprement insupportable pour le Président Hollande ou le président de la chaîne, ce qui revient au même. Ce responsable fait sans doute partie de ce dernier carré de pseudo-scientifiques qui ne veulent rien entendre de la doxa assénée par ceux qui ont des certitudes, les politiques et les médias. Ce responsable fait partie des « connards » selon NKM, ces individus qui ne veulent rien entendre de la pensée unique et cherchent encore par eux-mêmes à s’informer.

La bien-pensance est toujours vigilante et il n’est pas question d’avoir des discours contradictoires sur un sujet qui est clos une fois pour toutes. Le fait que même un prix Nobel affiche son scepticisme avec arguments scientifiques à l’appui n’a plus aucune importance. L’important c’est que COP21 soit un succès. Malheureusement tout laisse à penser qu’il n’en sortira que des discours de bonnes intentions et que l’argent nécessaire se fera attendre encore longtemps. On comprend donc l’impatience et l’inquiétude de notre Président qui n’a plus guère d’occasions de redorer son blason, surtout quand tout cela est concomitant avec les élections régionales. De là à faire taire tout propos dissonant, il n’y a qu’un pas qui est franchi d’autant plus facilement que la contestation de scientifiques reconnus devient de plus en plus forte et que des relais médiatiques commencent à donner un écho aux contestataires. 

En particulier, comme je l’ai signalé, la fiabilité des modèles mathématiques donnant lieu aux prévisions catastrophiques est de plus en plus contestée. Une fois élaborés ceux-ci doivent montrer qu’ils collent avec l’historique des mesures et subir ensuite une période probatoire montrant leur aptitude à décrire l’avenir. Depuis plus de 17 ans, les mesures satellitaires montrent que la température moyenne du globe n’a pas significativement évolué, or les modèles rendent compte d’une élévation de température. On ne peut donc valablement extrapoler, il faut au moins que sur une période significative future de dix ans, les modèles montrent que néanmoins ils rendent compte d’une réalité. A partir de modèles impropres à décrire le passé, on affirme comme sûres leurs prédictions de l’avenir. Vous m’accorderez que cela défie le bon sens.

S’il en est ainsi c’est que des intérêts supérieurs influent sur le doute scientifique pour en faire des certitudes et les puissances de l’argent ne sont jamais loin. Si l’on veut montrer à tous que seules des décisions au niveau mondial peuvent protéger les populations, il faut leur faire peur. On l‘a fait avec la grippe aviaire dont on connaissait toutes les caractéristiques puisque le virus avait déjà sévi aux antipodes, en Australie quelques mois auparavant. L’ampleur des mesures prises en France n’avait pas lieu d’être mais chacun a pu mesurer que l’OMS veille sur nous et que l’on doit se plier à ses exigences sous peine de mort. Le danger climatique est de la même façon monté en épingle et on ne reculera devant rien pour en persuader les populations qui n’ont pas les connaissances nécessaires pour seulement exprimer leur doute. Ce sont à priori des connards. 

La machine médiatico-politique est bien rodée et prête à tout. Afin de parer à toute déception lors de COP21, on commence à distiller dans l’opinion que le réchauffement climatique accentue les variations de température et qu’un hiver très froid devient plus probable. Donc si on se gèle durant COP21, c’est normal… il vaut mieux prévoir. De même si l’on n’est pas convaincu du réchauffement, une bonne manière de le percevoir est l’augmentation des cataclysmes, tornades, ouragans, typhons, sauf que c’est l’inverse qu’observent les scientifiques, statistiques à l’appui. Il reste l’argument imparable de la montée des océans, constat effectivement non contesté, sauf que cette montée est notée depuis les mesures fiables datant de plus d’un siècle et se poursuit au même rythme sans accélération donc indépendamment d’un réchauffement et de l’ère industrielle.

Alors il leur reste à lancer l’épouvantail de la migration due au réchauffement climatique. Les hollandais ont du se défendre contre l’envahissement de la mer sur les polders et les digues impressionnantes qu’ils ont construites. Le phénomène n’est donc ni nouveau ni impossible à combattre. L’évacuation des populations peut s’échelonner dans le temps car il ne s’agit pas d’un tsunami. Si les prédictions de certains scientifiques de l’arrivée d’une petite ère glaciaire s’avèrent exactes, l’eau des océans reculera. D’ailleurs on note que l’épaisseur de glace au pôle sud augmente. Vous constatez que dans tous les cas on manipule par la peur. C’est toujours ainsi que l’on rend les foules dociles. 

Je l’ai vécu dans le nucléaire où il est difficile d’avoir un discours sensé et argumenté car l’agitation du spectre de la peur paralyse la réflexion. Mais on n’agite la peur que dans les secteurs choisis. Par exemple les plus grandes catastrophes de l’ère industrielle moderne sont les catastrophes chimiques dont Bhopal en Inde est le plus effrayant exemple et dont AZF reste dans la mémoire des toulousains. Or cette peur ne fait pas partie du catalogue de ceux qui utilisent les peurs à leur profit. Ne cherchez pas, l’industrie chimique et pétrolière fait partie des domaines intouchables des grands lobbies attachés au Nouvel Ordre Mondial. Cette pression sur l’opinion publique s’exerce aussi sur les milieux scientifiques malheureusement et l’on a de nombreux témoignages de responsables d’études scientifiques qui ont souffert dans leur fonction ou dans les crédits de recherche alloués des pressions du Nouvel Ordre Mondial.

En France la liberté de s’exprimer est de plus en plus mise sous surveillance, comme le dit Philippe De Villiers dans son livre et comme le constate Eric Zemmour qui croule sous des centaines de procès qui peuvent le conduire en prison. On en revient au triste souvenir de Galilée à qui l’on a demandé de renier ses écrits le 22 juin 1633 :

« Il est paru à Florence un livre intitulé Dialogue des deux systèmes du monde de Ptolémée et de Copernic dans lequel tu défends l'opinion de Copernic. Par sentence, nous déclarons que toi, Galilée, t'es rendu fort suspect d'hérésie, pour avoir tenu cette fausse doctrine du mouvement de la Terre et repos du Soleil. Conséquemment, avec un cœur sincère, il faut que tu abjures et maudisses devant nous ces erreurs et ces hérésies contraires à l’Église. Et afin que ta grande faute ne demeure impunie, nous ordonnons que ce Dialogue soit interdit par édit public, et que tu sois emprisonné dans les prisons du Saint-office. » 

Il y a des scientifiques achetés, influencés et même menacés

Il y a des politiques corrompus tapis dans le vent porteur 

Il y a des médias qui vivent du suivisme rémunérateur

Il y a des populations enfumées, manipulées, 

Par l’information ôtant le droit à réfléchir

Sans lequel l’homme est un mouton ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon