jeudi 1 octobre 2015

Bush, Obama, Sarkozy, Hollande, le quatuor mortel !



Philippe De Villiers publie un livre de souvenirs à connotation politique qui nous montre le chemin décroissant qu’emprunte une France qui court à sa perte. Son livre, « Le Moment est venu de dire ce que j’ai vu » chez Albin Michel, devrait connaître un grand succès. Nous manquons de visionnaires comme De Villiers et Chevénement. Ce livre et les interventions médiatiques devraient sans doute ouvrir quelques yeux qui s’en tiennent encore à la pensée unique véhiculée par les deux partis au pouvoir depuis 1974 et qui nous ont menés à la situation d’aujourd’hui et à celle bien pire qui se prépare. Comment peut-on leur faire encore confiance ? Comment peut-on faire confiance à un Hollande qui jongle avec nos engagements militaires pour exister et fait péricliter notre économie ? Comment peut-on faire confiance à Sarkozy ou Juppé ? Le premier américanisé jusqu’au bout des ongles nous a mis dans l’OTAN et dans le fiasco de la Libye. Le second a fait perdre la majorité parlementaire à Chirac et a été condamné par la Justice.

Regardons ce qu’ils ont fait. Jacques Chirac fut sans doute le dernier visionnaire qui s’est opposé à la guerre en Irak voulue par Bush selon la stratégie du chaos qui demande d’éliminer tous les chefs des régimes théocratiques forts, donc autoritaires dans un Islam incompatible avec la démocratie. L’Irak était un Etat artificiel et multiconfessionnel qui devait faire face à l’Iran des ayatollahs. Auparavant la France entretenait les meilleurs rapports et fournissait tout l’armement nécessaire. La guerre d’Irak a été lancée à cause d’un mensonge américain éhonté sur les armes chimiques. Saddam Hussein, malgré une armée puissante, fut vaincu, traqué, humilié, condamné et pendu. Mouammar Kadhafi, certes mégalomane, avait fait vivre en paix un pays sorti de siècles de guerres tribales et protégeait les Touaregs du Maghreb francophone. De nombreux tunisiens partaient travailler en Libye où le travail ne manquait pas et où on était mieux payé. Cela ne veut pas dire que toute opposition mettant en péril l’équilibre précaire du pays n’ait pas donné lieu à des actes que nous n’admettons pas dans le nôtre. Mais là-bas c’est l’Islam et que seront nos lois quand elles devront y inclure la charia ? (2,2 millions de musulmans en 2005, 6,2 millions en 2014, 7,6 millions en 2017 à ce rythme et 9 millions en 2020) 

Kadhafi a donc été éliminé, pour ne pas dire assassiné, pour éviter tout jugement qui aurait gêné plusieurs hauts représentants des Etats de la coalition occidentale. Le chaos a donc été mis comme prévu après avoir conclu une alliance avec les frères musulmans qui ne supportaient plus que Kadhafi ne suive… que lui-même. L’idée n’est venue à personne de rester dans le pays jusqu’à ce qu’une solution viable de paix puisse être mise en place. Les commentaires sur ce point de certains politiques sont à mourir de rire jaune. Cette idée n’avait aucune chance de se traduire en actes puisque le but était le chaos tout simplement. On a donc mis un gouvernement de pacotille qui ne peut exercer aucun pouvoir. Kadhafi avait pourtant été reçu en grande pompe à l’Elysée par Sarkozy en grand ami de la France pour lequel ses jardins pouvaient accueillir sa tente bédouine.

Nous avions fait de même avec Bachar el Assad, invité au symbolique défilé militaire du 14 juillet 2008 comme un ami exemplaire de la France. Nous ne prêtions alors aucune attention aux horribles crimes contre l’humanité de cet odieux individu. Pas plus que nous parlons maintenant de la tolérance de la famille alaouite Assad envers les chrétiens, les druzes, les kurdes. La Syrie était gouvernée sous un régime autoritaire mais dans une cohabitation pacifique des différentes confessions que nous n’avons même plus en France dans nos écoles. La directrice française d’une école d’infirmière à Alep en a apporté le témoignage dans les médias. C’était trop beau. Au nom des armes chimiques détenues par la Syrie et d’une frange largement minoritaire de la population savamment poussée à l’affrontement par les occidentaux, la Syrie a été mise au ban des nations du diable. La réélection démocratique de Bachar el Assad s’est soldée par ce qui serait un triomphe chez nous. Il a donc fallu repartir sur un lynchage médiatique d’un Président à traduire devant la justice internationale pour crime contre l’humanité. Les 250.000 morts dont on parle sont le fruit de la guerre civile fomentée de l’extérieur, de l’aide en armement, militaire et financière des pays occidentaux et non des exécutions sommaires de ce régime. 


Qui à votre avis devrait être traduit devant la justice internationale ? Bachar ou Hollande et Obama ? Qui a mis l’allumette de l’incendie avec la « rébellion printanière » détentrice, elle, de la démocratie ? Qui a ensuite déversé de l’essence sur le brulot qui anéantit des centaines de milliers de vie humaines, détruit toutes les infrastructures (sauf les puits de pétrole qu’on espère récupérer), toute l’économie d’un pays sans problème grave, et même ce qui en faisait sa richesse historique comme à Palmyre ? François Hollande veut pendre Bachar el Assad et nous allons cette fois bombarder la Syrie, sans aucune autorisation de son gouvernement légal jusqu’à présent, au contraire des russes qui sont appelés par celui-ci. Cette région devient un affrontement entre d’une part les Etats-Unis et ses alliés, et d’autre part la Russie, soutenue par l’Iran et la Chine qui a envoyé un porte-avion. Le ciel va voir se côtoyer des avions de toutes ses nationalités au risque de provoquer un incident grave dont on peut se demander s’il n’est pas finalement souhaité pour déclencher une troisième guerre mondiale tant les États-Unis montrent leur force donc leur inquiétude sur leur avenir.

Les bombes nucléaires arrivent en masse sur le sol européen et à un rythme jamais atteint en particulier en Italie, où les anciens modèles sont en cours de remplacement. Ces nouvelles têtes nucléaires sont de 4 fois plus puissantes que celle d’Hiroshima dont l’effet dévastateur et mortel ou traumatisant s’étendait déjà sur 14 km au-delà du point d’impact. De nombreux pays, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, vont avoir ce renouvellement des têtes nucléaires, qui ne sont plus sur des bombes à proprement parler mais des missiles capables, une fois tirés, d’atteindre leur cible à 100km. On pourrait se demander pourquoi avec de telles armes Daech peut encore non seulement résister mais s’étendre territorialement. La réponse est claire. Les États-Unis et ses alliés régionaux ont un penchant à veiller à ce que leurs frappes aériennes soient peu efficaces. Autrement dit, pour les États-Unis, l’Arabie saoudite et le Qatar, l’idée est de ne pas tuer Frankenstein, mais plutôt de veiller à ce qu’il ne s’échappe pas du laboratoire. 

La désinformation bat son plein avec le message donné aux médias accusant Poutine de ne pas bombarder Daesh alors que celui-ci a toujours dit qu’il ne ferait pas de distinction entre les différents rebelles engagés contre la Syrie de Bachar, la distinction étant d’ailleurs bien difficile à faire tant tout est imbriqué. Poutine vient de rétorquer que si tel est le cas, il attend que les USA apportent leur preuve et fait remarquer que le nombre de morts de son attaque aérienne avait été diffusé avant que celle-ci ait eu lieu. On voit déjà l’ambiance... de la guerre d'information... pour l'instant.

Derrière tout cela il y a un nouvel ordre mondial qui tire les ficelles 

Nos dirigeants leur sont de plus en plus redevables donc inféodés. 

Ce nouvel ordre des multinationales et des banquiers 

N’a cure de détruire les peuples et notre sort 

Ne tient qu’à notre pouvoir de résistance. 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon