lundi 19 octobre 2015

Arrêtons de dépenser notre énergie pour des lubies !



Les anciens ont sur les jeunes un seul avantage, le souvenir vécu et non celui que l’on veut bien leur raconter. Ils acquièrent au fil des ans l’expérience et le doute pendant qu’ils perdent leur enthousiasme et leurs illusions. C’est sans doute pour cette raison qu’il est nécessaire que les jeunes écoutent les vieux et réciproquement. Une des faiblesses de notre évolution, que l’on nous rabâche comme positive en particulier par ces révolutions sociétales qui cachent l’impéritie du gouvernement actuel et en particulier de notre Président, est sans doute ce recul de l’écoute des anciens. D’une société où la jeunesse n’avait pas le droit de s’exprimer avant la majorité, c’est-à-dire l’âge de pouvoir se débrouiller seul, ce qui pouvait se produire à des âges très différents, nous sommes passés à une société de l’enfant-roi cocooné jusqu’à un âge avancé bien au-delà de la majorité. Cette jeunesse s’arroge le droit d’émettre des avis sur tout sans que son expérience personnelle confrontée aux difficultés de la vie ait pu nourrir sa réflexion.

Le fait que la jeunesse puisse s’exprimer est au premier abord une bonne chose et cela doit permettre aux anciens de mieux les aider, mieux les comprendre et aspirer au passage ce brin de rêve, d’idéal qui les fuyait. La jeunesse redonne la vie et est le moteur qui devrait faire évoluer l’homme vers des jours meilleurs où la science vient lui permettre de mieux se protéger de son environnement et à découvrir ce qu’il fait et ce qu’il est dans l’univers de l’infiniment grand et de l’infiniment petit. La jeunesse va vite. La vitesse, l’appétit du savoir est son moteur. Mais la maturité, la vieillesse est celle du recul par rapport à l’évolution des êtres et le garant de la sagesse, de l’acquis d’une civilisation et d’une évolution. Elle est le support des réalités vécues et non apprises, voire gobées sans que l’informateur puisse être mis en cause faute de détenir les clés du doute forgé par l’expérience. La jeunesse est malléable. La vieillesse est conservatrice. Les deux doivent fonctionner de pair. Mais nous sommes au siècle de la vitesse, donc de la jeunesse. Celle-ci interdit le recul par manque de temps et nous fait marcher à courte vue. La vieillesse, on est vieux très jeune désormais, est moins écoutée, par manque de temps et de considération pour l’expérience. La jeunesse court aussi vite vers le précipice que vers le bonheur. Courir est devenu le but, le crédo de notre temps.

Cet équilibre, entre l’expérience et la fougue créatrice, entre la réalité vécue et l’appétit du neuf, entre la lente maturation acquise au fil des ans et le besoin de bousculer les comportements issus du passé, entre l’apport de la réflexion et l’envie d’agir, a basculé dans le sens qui tue lentement une civilisation. Le matérialisme, l’individualisme est exacerbé à un point qui balaie toute modération. On change pour le plaisir de changer. La satisfaction de quelques-uns prime sur la satisfaction collective. Ce faisant on perd le sens de la critique, celui du doute, celui de la circonspection. On gobe par toutes les voies ouvertes sur nos sens sans discernement. Les médias nous enveloppent dans un flot d’informations incontrôlables mais d’autant plus fiables qu’elles sont assénées fortement et à répétition jusque par des voies subliminales.

Les exemples ne manquent pas. Les lois sociétales imposées, les chambardements incessants dans l’Éducation Nationale, les va et vient gauche-droite du gouvernement, en sont des témoins. Ce qu’il faut bien voir c’est que tout cela consomme de l’énergie du gouvernement et de tous les citoyens. Or la somme des énergies disponibles est représentée par un nombre fini à un instant donné. On peut la dépenser comme des Shadocks, c’est-à-dire en pure perte, ou pour le bien commun. De plus en plus nous fonctionnons malheureusement comme des Shadocks parce que nous fonçons sans prendre le temps de réfléchir, de se servir des leçons du passé, de l’expérience des anciens et de leur vécu. C’est ainsi que nous courrons comme des fous vers des lubies. 

Parmi celles-ci j’en citerai deux parmi tant d’autres. La première est le mythe de la croissance manipulable par l’argent de Monopoly. Le monde est drogué par la monnaie de singe qui enrichit les plus riches et laisse un mince filet d’argent sur la croissance. La croissance du monde ne se décrète pas à 1,5% pour éviter le chômage, elle est subie et son moteur est la recherche et l’innovation qui fait ce qu’elle peut à un moment donné. Le reste n’est qu’illusion et tout se paie un jour, celui où la confiance dans l’équilibre de cette pyramide reposant sur la pointe s’évanouit dans les faillites des banques et des États par un tsunami qui balaie tout.

Refroidissement inévitable
La seconde, qui est aussi l’œuvre d’un Nouvel Ordre Mondial, est le réchauffement climatique, manipulation géante de la réflexion des peuples. Peu de gens ont la capacité de pouvoir argumenter avec des scientifiques sur un sujet donné. Les domaines des scientifiques sont si nombreux que, même parmi ceux-ci, la contestation des certitudes est difficile. Heureusement il y a le bon sens et l’expérience qui fait que le matraquage des esprits peut être démontré et mis en question. Pour les anciens, je voudrais rappeler ce qui était dans les médias de l’époque des années 60-70 au sujet du climat. Un certain nombre de scientifiques reconnus et attentifs à l’évolution des températures avaient montré que depuis 1940, le globe se refroidissait. Ils prévoyaient l’arrivée d’un petit âge glaciaire. Les médias, toujours preneurs de l’annonce d’une catastrophe, avaient convaincus leurs lecteurs et cette psychose avait fait son chemin. En mars 1975 c’était toujours une certitude. Qu’en est-il aujourd’hui de cette certitude ? 

Nous revivons ce scénario dans le sens inverse mais cette fois les moyens d’enfumage sont d’une autre ampleur. Les puissances de l’argent y voient leur profit et la mise sous dépendance de la terre entière même si certaines nations commencent à comprendre et à s’éloigner. Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui, c’est que la certitude ne peut être acceptée dans l’état actuel des modèles mathématiques prévisionnels et leur confrontation à la réalité mesurée depuis plus de 17ans. Les mesures satellitaires nous indiquent que le réchauffement global n’est pas prouvé. Attendons donc. Mais le plus grave c'est la certitude, par un consensus à 97,1%, de la cause du réchauffement climatique, l’activité humaine. Or Lord Christopher Monckton, ancien conseiller scientifique de Margaret Thatcher, a montré que l’étude des publications recensées en 2013 ne montraient qu’un consensus scientifique de 0,3% sur ce point !

Nous sommes dans le cas typique d’une manipulation de la science. Cela se traduit par une perte d’énergie présente qui de plus engage gravement notre futur. Ce détournement voulu de l’attention du citoyen s’accompagne de mesures qui engagent notre avenir au nom de catastrophes annoncées comme certaines. Tous ces manipulateurs se gardent bien de citer leurs sources et de montrer les augmentations d’ouragans, tornades et autres phénomènes climatiques indésirables. Cela pour une bonne raison c’est que leur nombre a diminué en 2014 comme cela vient d'être publié.

Notre pays a besoin de mobiliser toute son énergie

Pour pouvoir rester à sa place dans un monde 

Où les dangers nous cernent de partout.

Ne la gaspillons pas dans des lubies ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon