vendredi 9 octobre 2015

COP21 et réchauffement climatique ou AMOC et hiver glacial ?

Ce titre pose la question fondamentale de la crédibilité de la science climatique officielle. Elle est répandue après la compilation d’articles scientifiques reposant sur des modèles mathématiques eux-mêmes basés sur des hypothèses des paramètres influents et sur leur niveau d’influence. Jusqu’à présent ces modèles n’ont jamais collé suffisamment avec la réalité pour qu’on puisse extrapoler sur l’avenir avec une certitude humainement acceptable. Néanmoins un collège de représentants politiques des Etats, en se servant du rapport des experts du Giec, publie un rapport succinct destiné aux Etats qui fait foi des orientations du climat dans les années à venir, à court et à moyen terme. Il s’ensuit des affirmations politiques et médiatiques sur le réchauffement inexorable de la température du globe et surtout sur le rôle décisif des activités humaines.

Les précautions et les incertitudes des experts du Giec ne sont évidemment pas transmises dans ce rapport remis aux politiques et ceux-ci, d’ailleurs influencés par des lobbies qui y voient leur intérêt, prennent pour argent comptant les affirmations contenues dans le rapport, par foi dans la science ou tout simplement parce que tout ceci est très vendable politiquement. Tout ce qui peut être avancé comme menace permet au gouvernement de montrer son efficacité dans la prévision et dans son rôle de garde-fou essentiel qui justifie son existence. On pourrait parler de la même façon des menaces sur la santé ou des accidents nucléaires. Souvenons-nous de la grippe aviaire ou des retombées radioactives de Tchernobyl dont l’importance sur la santé n’a jamais pu être démontrée sur la population française. C’était beaucoup de bruit pour rien mais l’Etat avait montré son importance, le but était atteint. Toutefois la théorie du réchauffement climatique a des conséquences économiques considérables et induit des politiques énergétiques fondamentalement différentes, surtout lorsqu’elle fait coïncider deux dangers, celui du carbone et celui du nucléaire. 

L’affirmation de François Hollande, selon laquelle les climato-sceptiques sont de moins en moins nombreux, est un mensonge politique de plus pour redonner de l’importance au sujet majeur de COP21 en décembre et montrer la nécessaire action des Etats devant une menace, donc montrer sa propre importance. Les climato-sceptiques et les climato-réalistes sont au contraire de plus en plus convaincus de la fragilité des conclusions climatiques faites actuellement et sur les prévisions qui en découlent. Trois questions fondamentales n’ont pas des réponses suffisamment sûres pour que l’on puisse en déduire le sens des actions à faire. La première est la cause du réchauffement. Sur ce point de plus en plus d’analyses du passé conduisent de nombreux scientifiques à montrer la corrélation des variations climatiques avec l’activité solaire et réfutent donc l’origine due au gaz carbonique. La seconde est l’influence des activités humaines sur le réchauffement. Sur ce point les climato-sceptiques nie l’influence prépondérante du gaz carbonique émis par les activités humaines dans les variations globales du taux. La troisième est le sens de la variation future de la température du globe, le réchauffement futur n’étant pas admis par tous.

Sur le premier point concernant la cause de l’influence des températures, je n’ai pas les connaissances nécessaires pour donner une opinion autre que celle d’un scientifique lambda, attentif, curieux et informé. Sous réserve de données nouvelles d’ici dix ans donnant des preuves irréfutables, il me paraît de plus en plus douteux que le taux de gaz carbonique soit la cause majeure des variations climatiques. Il paraît plutôt être une conséquence des variations de l’activité solaire plutôt que la cause des variations climatiques. Par contre la consultation des résultats de la centaine de modèles mathématiques montre une telle dispersion des prévisions et de telles marges d’incertitude, qu’elles me permettent d’émettre les plus grands doutes sur leur validité prévisionnelle et cela en tant qu’expert des modèles mathématiques en général. 

Il faut absolument que le public en soit informé et ne fonce pas tête baissée derrière l’enfumage médiatique qui peut se dissiper brutalement sur d’autres vérités diamétralement opposées. Les vérités dites scientifiques qui sont prônées conjointement par des lobbies et des politiques doivent toujours être mises sous surveillance et nous inciter au doute salutaire. J’en veux pour preuve le nouveau rapport glaçant du ministère de la Défense (MoD) qui circule au Kremlin et avertit aujourd’hui que le potentiel de chaos mondial a cru « au-delà de toute mesure » en raison des effets catastrophiques causés par AMOC. AMOC ? Beaucoup d’entre vous ne savent pas ce qu’est AMOC (Atlantic Meridional Overturning Circulation). Disons rapidement qu’il s’agit d’un courant marin chaud venant des tropiques et circulant vers l’Atlantique nord. Le courant marin El Nino est le plus connu et est encore celui dont les effets sont pris comme prépondérants dans les modèles mathématiques du Giec. Il y a une unanimité des scientifiques pour reconnaître l’influence majeure des océans sur le climat.

D’après ce rapport ministériel, AMOC subit un sévère affaiblissement de circulation qui a non seulement frappé l’Europe cette année où « l’hiver qui n’est jamais parti, mais menace maintenant de déverser sur le monde entier une nouvelle petite ère glaciaire (LIA) ». On remarque sur la carte, les températures plus froides des pôles et surtout celles de l’AMOC au nord. Selon ce rapport, cela se constate depuis l’Écosse, où les dernières neiges n’ont pas encore complètement fondu et ont commencé à tomber à nouveau,  jusqu’à la Suède où les villageois de Klimpfjäll ne se souviennent pas avoir eu autant de neige restant à cette époque de l’année en passant par l’Islande qui a connu son été le plus froid depuis 1992 ou encore l’accumulation massive de glace au Groenland pour n’en citer que quelques-uns. Tous ces événements, et plus encore, amènent à l’évidence que l’affaiblissement de l’AMOC est, en effet, sur le point de déclencher ce qui pourrait très bien être le pire hiver dans l’histoire moderne. Le plus grand danger auquel l’humanité doit faire face, en raison de l’hiver catastrophique à venir causé par l’affaiblissement de l’AMOC, est dû non seulement à un Occident ignorant le danger et ne protégeant pas ses citoyens, mais aussi par les ramifications historiques associées à ces périodes de mini-ère glaciaire qui ont été le témoin de renversements complets des sociétés et des gouvernements 

Il ne s’agit pas de la dernière découverte du savant Popof, ni de l’affirmation, malheureusement propagée, que les chaleurs de cet été sont la preuve du réchauffement ! Les conclusions de ce rapport ont été récemment appuyées par le Dr Willie Soon du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics qui, dans son dernier rapport de recherche  a confirmé le rôle du soleil dans le climat de notre planète.
« Si la reconstruction Hoyt & Schatten et nos nouvelles estimations de tendance de température de l’hémisphère Nord sont exactes, alors il apparaitrait que la plupart des tendances de température depuis au moins 1881 peuvent être expliquées en termes de variabilité solaire, où les concentrations de gaz à effet de serre atmosphériques fournissent au plus une contribution mineure.

Cela contredit l’affirmation du dernier panel d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indiquant que la plupart des variations de température depuis les années 1950 sont dues à des changements dans les concentrations de gaz à effet de serre atmosphérique (Bindoff et al., 2013). » 

Sans aller jusqu’à prendre ces affirmations comme des prédictions certaines, on peut néanmoins noter que le consensus scientifique est loin d’être acquis et que le doute est permis sauf chez nos politiques qui nous assènent des décisions politiques de limitation du carbone et d’arrêt partiel du nucléaire qui sont coûteuses et qui peuvent même s’avérer inutiles, contreproductives voire dangereuses.

Les gouvernances mondiale et européenne agissent sur la science. 

Elles permettent d’enfumer un peuple par la désinformation 

Et tuent sa démocratie et sa souveraineté ! 


Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon