jeudi 18 juin 2015

Refroidissement général en cours !

Croissance, Grexit, guerres, USA contre Russie, chaos en Syrie, immigration et même le réchauffement climatique, nous entrons dans une période de refroidissement général dans les relations humaines et la nature. Ceci se passe à l’heure où les esprits de nos députés s’échauffent sur le 49.3 de la loi « Micron ». La croissance, aussi bien la nôtre que celle des Etats-Unis, n’est pas en bonne forme. La légère embellie du premier trimestre avec un petit 0,6% de croissance avait suffi pour nous faire croire que la France était sortie de la stagnation et était sur le bon chemin. Les chiffres de la production industrielle du mois d’avril sont sans appel, en marquant un coup d’arrêt au léger mieux enregistré au cours des mois précédents. Le recul est en effet général dans tous les secteurs, automobile, chimie,  équipements électriques et même l’industrie agroalimentaire, qui ont fléchi globalement d’un pour cent. Les Etats-Unis viennent d’entrer en récession après deux mois de baisse de la croissance. Chacun sait que les taux de chômage aux USA sont bricolés par le gouvernement et leur baisse n’a plus de corrélation avec l’activité économique. La Fed vient d’ailleurs de reporter à plus tard la hausse des taux d’emprunt pour soutenir l’économie et surtout les marchés. 

La Grèce est en faillite, les capitaux sortis du pays se montent à 40 milliards d’euros, ce qui est bien au-dessus des réserves des banques. Si aucun accord n’est trouvé avec ses créanciers, la Grèce sera en défaut de paiement le 1er juillet. Pendant que l’on discute aujourd’hui de son sort, Tsipras est en Russie… ça sent le Grexit. La Russie s’arme et hausse le ton envers les USA qui s’installent à ses frontières avec des armes lourdes dans les pays Baltes, en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et en Ukraine, tout ceci sans l’aval de l’OTAN. Daech conforte son Etat à cheval sur l’Irak et la Syrie. Dans ce pays règne le chaos avec une armée syrienne libre aux mains d’Al Qaïda et de Daech, lesquels sont soutenus par la Turquie pour contenir les Kurdes et officieusement par les occidentaux pour affaiblir Bachar el Assad. Les yeux, les oreilles et les forces aéronavales américaines sont en Mer de Chine pendant que des manœuvres navales russo-chinoises vont se dérouler pour la première fois dans la Méditerranée. 

L’Europe se comporte frileusement envers les « migrants » dont on reconnaît implicitement qu’ils ont acquis un statut d’errance. Elle essaie d’en sauver certains de la mort pour les accueillir dans une mort identitaire, une non-existence qui permet de se les renvoyer comme on frappe une balle de tennis. L’Europe n’avait rien prévu, rien fait et se déchire maintenant entre les pays qui s’en lavent les mains, ceux qui y voient un intérêt, et ceux qui sont prêts à réactiver les frontières qu’ils avaient eux-mêmes effacées. Notre Ministre avoue  65.000 entrées de « migrants » dont la moitié n’ont pas de solution d’accueil, soit 32.000 et propose d’ajouter 10.000 logements d’accueil aux 4.000 existants. En gros il restera chaque année ¼ de « migrants » supplémentaires qui erreront à Calais, à Paris ou ailleurs. On continuera à les expulser sur plainte des riverains dans un autre endroit en attendant la plainte des nouveaux riverains. On continue à entretenir le chaos en particulier dans le Levant et à alimenter une haine contre notre pays qui alimente une guerre sainte au départ intra-islam mais qui va nous miner de l’intérieur. L’absurdité de la situation est que nous nourrissons le chaos par les 4 milliards supplémentaires du Budget de la Défense, répandus en interventions extérieures de déstabilisation et en interventions intérieures dues aux conséquences de ces opérations extérieures. On peut y ajouter l’effet sur le flux migratoire dont le coût pour la France s’ajoute aux dépenses. 

Même le réchauffement climatique se refroidit. Barak Obama avait déjà dû falsifier les chiffres sur la hausse de la température du globe pour sa Conférence sur le climat de 2014. La tâche risque d’être encore plus difficile pour Hollande en décembre. En effet depuis 2002 la température du globe baisse et les banquises aux deux pôles se reconstituent rapidement depuis 2013. Un travail publié par François Gervais, chercheur physicien au CNRS et professeur émérite à l’Université François Rabelais de Tours, le montre à partir des chiffres officiels. François Gervais est proche du Giec, l’organisme intergouvernemental d’étude du climat, puisqu’il est un relecteur technique des rapports du Giec avant publication. En deux ans les mesures faites en Octobre, période de faible superficie de la banquise au pôle Nord, montre qu’elle s’est accrue de la superficie de la France ! Le même constat d’agrandissement de la banquise au pôle Sud est publié. Ce constat, sur deux ans de discordance franche entre les modèles du Giec et la réalité, est pudiquement passé sous silence.


Devant la faillite des modèles mathématiques pour expliquer la baisse des températures du globe et l’augmentation récente des banquises, le Giec parle de hiatus. En clair ça ne colle pas et on ne sait pas pourquoi… pourtant le CO2 continue à augmenter. On tente une explication en invoquant la captation de la chaleur émise par le « réchauffement » dans la profondeur des océans. Il faudra alors expliquer pourquoi la superficie des banquises croît ! On peut tout-de-même avancer qu’à l’époque où l’homme émettait très peu de CO2 des variations importantes de la température ont été observées. A l’époque des bâtisseurs des cathédrales, la température était plus élevée qu’aujourd’hui. A contrario à l’époque de Louis XIV on se gelait à Versailles dans un petit âge glaciaire. Il est vrai que depuis cette époque la température augmente et le CO2 émis par l’homme n’y était pour rien. Terminons par la lettre envoyée à Obama récemment par une université américaine spécialisée dans les conséquences des changements climatiques. Le Space and Science Research Corporation (SSRC) est le premier organisme de recherche aux États-Unis sur le sujet des changements climatiques liés à une ère de refroidissement global de longue durée.Il prévoit tout simplement que nous entrons dans une période d’hibernation solaire qui entraînerait des séismes dévastateurs dans certaines régions des USA. En gros cela veut dire que le soleil nous enverrait moins de chaleur au m2… de quoi réfléchir à l’intérêt de se battre pour faire baisser le CO2 qui est sensé nous procurer de la chaleur ! 


Plus les évènements entrent en période froide et inquiétante 

Plus les politiques s’échauffent et moins ils réfléchissent,

Plus les opportunistes de l’économie en profitent, 

Et plus les serfs deviennent moutons,

Sans se douter qu’on les mène… 

A l’abattoir ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon