mercredi 3 juin 2015

A l’heure de l’austérité, le scandale des éoliennes ! (suite)



Le précédent article a mis en lumière trois inconvénients majeurs de l’utilisation des éoliennes pour la création d’énergie électrique : l’intermittence, le coût, la pollution indirecte. On peut ajouter à cela une voie de création d’énergie à contrario de l’un des objectifs primaires de ce choix : la non création de CO2 pour ne pas aggraver la cause du réchauffement climatique supposé. Ce point est primordial pour expliquer l’arrêt de centrales nucléaires elles-mêmes non génératrices de CO2  mais considérées comme dangereuses. Mais ces problèmes générés, déjà rédhibitoires, ne sont pas les seuls. Il convient de noter que la grande dispersion des parcs éoliens nécessite un maillage supplémentaire considérable en lignes de haute-tension. En dehors de l’impact sur l’environnement et des coûts supplémentaires d’entretien, leur construction est coûteuse. On parle de 40 milliards dans le nouveau plan énergétique. Il s’agit donc bien d’un inconvénient majeur qui engendre cette gabegie des finances publiques et l’augmentation inéluctable de notre facture électrique dans des proportions comparables à celles de l’Allemagne.

Les promoteurs qui installent les éoliennes n’ont pas toujours pris des distances par rapport aux habitations qui mettent celles-ci en dehors du bruit et des infrasons. Ces derniers ont la capacité de traverser les obstacles plus facilement que les hautes fréquences, qui elles, sont vulnérables aux réflexions. Ce qui se traduit souvent par une très longue portée de l'énergie acoustique pouvant aller à huit kilomètres ou plus pour des fortes puissances. Les infrasons peuvent être à la limite de la perception auditive et n’être perçus que sous forme de bourdonnement. La nocivité de ces infrasons est reconnue et à forte puissance ils peuvent être réellement dangereux. Ils peuvent créer des effets destructeurs, tant mécaniques que physiologiques. Des essais d'utilisation ont été faits pendant la seconde guerre mondiale par l'armée allemande. À plus faible puissance, ils constituent une gêne physiologique importante pour les animaux et les humains pouvant produire, lors d'une exposition prolongée, un inconfort, une fatigue, voire des troubles nerveux ou psychologiques. De nombreuses plaintes d’habitants vivant à proximité des éoliennes sont déjà recensées. Malheureusement en avril 2015 la distance minimale entre les éoliennes et les habitations a été abaissé de 1km à 500m, distance accordée au cas par cas par arrêté préfectoral, malgré l’opposition du Sénat. Il faut bien comprendre que la nocivité des infrasons n’est pas que sonore, nocivité sonore que certaines études ont considérée comme négligeable. 

Il faut noter là une atteinte à la santé des personnes pour des raisons économiques. A leurs yeux, « cette règle “aveugle” [de 1.000m] ne prend pas en compte les spécificités de chaque territoire et réduit considérablement le potentiel de développement de l'éolien en France », car elle ramènerait par exemple de 33 % à 3 % la surface pouvant accueillir un projet éolien en région Centre ! On voit combien cette politique des EnR balaie toutes les entraves sur son passage. Il faut mettre en comparaison la bataille pour les émetteurs desservant nos mobiles qui a un impact médiatique beaucoup plus grand et est pris plus au sérieux. Mais un autre effet de l’implantation des éoliennes un peu partout dans nos communes est la corruption. L’attribution de terrains pour leur implantation est l’objet de corruptions qui sont révélées par de nombreux passages en justice. Citons en particulier les terrains de maires et de conseillers municipaux, premiers servis par les autorisations municipales. Les éoliennes ont ouvert une large porte à la corruption. 

On ne peut quitter le sujet sans faire prendre conscience de ce que représente une éolienne pour l’environnement en dehors du fait de leur introduction dans le paysage. Sur ce point disons seulement qu’une ou deux éoliennes dans un champ de lavande peut nous évoquer l’aspect bucolique du moulin de Daudet, il n’en est pas de même des « fermes » de plusieurs centaines d’éoliennes. Le paysage devient rapidement kafkaïen comme en Allemagne. C’est pourtant ce vers quoi nous nous dirigeons pour réaliser les objectifs du nouveau plan énergétique. Les éoliennes les plus répandues pour l’instant sont des mâts de 70m de haut avec une hauteur totale en haut de pale de 100m. Mais on est déjà passé à des éoliennes plus puissantes de 2MW. Ces mâts surmontés d’une nacelle de 70 tonnes contenant l’alternateur, producteur d’électricité, doivent être arrimés à un socle enterré. Pour assurer la résistance au vent, ce socle est constitué de 400m3 de béton armé soit 1.000 tonnes, sur une emprise circulaire au sol de 14m de diamètre. Ces chiffres nous font nous souvenir du mur de l’Atlantique dont les vestiges sont toujours présents sur nos côtes de la Manche et de l’Atlantique. La durée de vie d’une éolienne est de 15 à 20 ans. Que deviendront ces énormes plots dans le sol ? Il est plus que probable qu’ils y resteront même si la destruction est prévue par explosif comme sur l'image les socles des éoliennes de Nogent-le-Roi ! 

Nous courrons au gigantisme avec des éoliennes de 200m de haut, culminants à 300m en haut de pale, soit la tour Eiffel. Tous les inconvénients dont je viens de parler ne feront qu’augmenter. Si certains deviennent insupportables, il sera beaucoup plus difficile d’y remédier que de déplacer un émetteur de téléphonie. La hauteur augmentera pour chercher à améliorer la compétitivité de cette énergie mais cela augmentera en même temps les nuisances. Après les mâts et les socles il nous reste à parler de la nacelle au sommet du mât et plus précisément de l’alternateur qu’elle contient. L’alternateur, dont la rotation du rotor produit de l’électricité, contient des aimants dans sa partie statique dite stator. Or ces aimants contiennent des terres rares à hauteur de plusieurs centaines de kilos. Ceci pose deux nouveaux types de nuisances. La première c’est une dépendance aux fournisseurs de terres rares en sachant que la Chine détient 90% de la production. La deuxième, liée à la première est que ce pays est par ailleurs producteur d’éoliennes d’où une dépendance encore plus forte.

Dans le prochain article nous aborderons cet aspect de dépendance sous l’angle constructeurs et emplois, ainsi que d’autres nuisances, et celui des éoliennes en mer dites offshore. Un bilan récapitulatif clôturera le sujet sur cette aventure mondiale ubuesque et scandaleuse de l’énergie éolienne qui atteint la France aidée par une secte écologique qui oublie l’écologie pour l’écologisme, son schisme. Ce beau coucher de soleil sur un parc éolien en Chine ne doit rien aux éoliennes. 

Le danger pour un peuple est l’abrutissement par la propagande.

Les intérêts financiers de puissants, la félonie des politiques, 

Le suivisme de toute la sphère médiatique aux ordres,

Tous contribuent à nous masquer la réalité 

De l’un des vrais scandales du siècle ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon