mardi 16 juin 2015

Le désastre est évitable, mais le temps presse (6ème partie : l’islam en France)



L’immigration totale de la France dure depuis longtemps. Mais durant les années 60, et particulièrement les années 70, nous avons accumulé un nombre important d’immigrés, pour atteindre aujourd’hui un total de probablement plus de 11 millions. Le premier impact actuel sur l’économie française se joue sur le chômage, ce qui n’était pas le cas quand Giscard d’Estaing a laissé entrer des immigrés pour occuper des emplois non pourvus. La construction, et de nombreux métiers de services de basse qualification, ont été ainsi alimentés. L’immigration a pris une autre tournure avec le regroupement familial. Les grands-parents des enfants d’aujourd’hui faisaient partie de cet afflux et se sont finalement intégrés pour la plupart. Les émigrés de l’Extrême-Orient ont été les plus prompts à s’intégrer et à bénéficier de l’enseignement, grâce à, entre autres, une capacité supérieure d’apprentissage des langues. Depuis la crise en particulier, le chômage augmente plus vite que la population. Ceci a deux conséquences, une désaffection des jeunes vis-à-vis du pays et un surcoût de l’aide sociale.

Plus les concentrations d’immigrés se sont développées en nombre, plus le travail a manqué et les rivalités entre ethnies se sont exacerbées. La religion musulmane a pris le contrôle de cette jeunesse par la pression parentale, les émissions arabes et les réseaux sociaux, les « centres culturels musulmans » et même les prisons. La récente influence du Qatar dans les banlieues nourrit le sunnisme mais aussi le salafisme. La réunion ministérielle d’hier, 15/06/15, sera surtout l’occasion pour cette religion de faire valoir ses revendications, plutôt que de créer un véritable organisme de coordination musulmane doté de pouvoirs plus étendus que le CFCM. Les clivages entre les obédiences, chiisme, sunnisme et salafisme intégriste, sont à un tel point d’hostilité guerrière dans le monde qu’il ne peut rien en sortir de concret. On a vu que toute l’intervention du CFCM, après les attentats de janvier, s’est bornée à crier qu’il s’agissait de brebis galeuses. 

Laïcité – Enseignement – Travail - Naturalisation 

L’Etat ne dispose que de quatre armes, la laïcité, l’enseignement, le travail et la naturalisation pour espérer, ce qui est finalement l’objectif, réussir une assimilation qui ne soit pas une perte d’identité de notre pays. Le risque est de créer une nouvelle nation multi-civilisationnelle où l’une de ces civilisations s’imposera par le nombre, comme ce fut le cas au Mali où les Berbères ne représentent plus l’identité du pays. La fécondité des femmes noires a eu raison d’eux. La laïcité est l’arme de base qui a permis de régler la séparation de l’Eglise et de l’Etat, du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. La laïcité est le bastion qui ne peut pas se laisser dévorer par la religion sans détruire l’unicité de la République. Le Roi du Maroc, autorité politique mais avant tout religieuse, a proclamé que la religion musulmane n’était pas compatible avec la laïcité. Donc cette dernière n’aura de cesse d’attaquer cette forteresse et d’en percer les murs. Nous l’observons avec les rites vestimentaires et alimentaires ainsi qu’avec les entorses à la loi 1901 pour la construction des mosquées. 

Il ne doit pas y avoir d’ « accommodements raisonnables » avec la laïcité comme en Belgique. Les reculs successifs du gouvernement sont autant d’encouragements à en demander d’autres pour les musulmans. D’accommodement en accommodement, la laïcité se dénature et s’englue dans une symbolique religieuse qui forme une nation différente. Son identité fondatrice est alors condamnée à disparaître. Manuel Valls parle de vérifier que les mosquées ne se construisent pas avec des capitaux étrangers. Est-ce que cela change quelque chose, hormis la vitesse de construction de celles-ci ? Non il faut rappeler que la France est de culture judéo-chrétienne et qu’elle n’entend pas voir se développer les mosquées. Le Coran n’a jamais dit que les prières devaient se faire dans les mosquées, la prière est un acte fondamentalement individuel. Il serait bon de le souligner. Nous avons commencé à reculer en admettant les prières dans les rues de Paris. La religion musulmane veut devenir la première religion de France mais cela n’implique pas que les municipalités lui cèdent des terrains pour une bouchée de pain. Cela n’implique pas que nous participions financièrement sous prétexte qu’il s’agit de centres culturels habilement intégrés dans les nouvelles mosquées. La loi de 1901 doit rester appliquée strictement.

La France se reconnaît par ses châteaux et ses églises. Elle ne se reconnaîtra plus avec ses mosquées et ses  établissements religieux, construits selon les concepts musulmans, dans nos communes. Pour l’instant les mosquées fleurissent dans des villes importantes mais ce n’est que le début et à l’échelle d’une génération ce seront des dizaines de milliers de constructions religieuses qui essaimeront la France des petites villes. Les Suisses ont voté contre les minarets parce qu’ils ont compris que c’était un symbole visible de partout qui caractérise l’emprise d’une religion comme le furent nos clochers. La position de Manuel Valls est d’un laxisme suicidaire quand il parle de l’Islam de France et d’une religion comme les autres à qui l’on doit donner tous les moyens de se développer. Cela rappelle la « discrimination positive » de Nicolas Sarkozy. 

Il nous faut aussi parler de l’Education Nationale, et des critères de naturalisation. La création d’emplois est aussi indispensable à l’assimilation mais cela fait partie de l’économie même si la formation professionnelle est un outil fondamental. Il faudra aussi dire un mot de la nécessité d’empêcher avec une double nationalité de briguer des postes électifs de la République, de quelque niveau qu’ils soient. La République française est une et indivisible, elle n’est pas à cheval sur deux Etats. De Gaulle disait : 

« Je ne veux pas que Colombey les deux églises, 

Devienne Colombey les Deux Mosquées ».

Alors la France de Philippe Auguste 

Qui a bouté hors d’elle les anglais

Aura fait entrer les Sarrasins 

Vaincus par Charles Martel

Grâce à la République ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon