lundi 20 avril 2015

Nos Présidents assassins face à leurs crimes !



L’actualité nous renvoie à la face un drame humanitaire que nous avons construit en acceptant d’aller jeter le chaos dans des populations fragiles. La vague migratoire s’amplifie autour de la Méditerranée et dans le Moyen-Orient jusqu’aux frontières de l’UE en Ukraine. Notre peuple serait coupable de réélire Nicolas Sarkozy qui a eu le sang de Kadhafi sur les mains,  a décimé des populations, a répandu un arsenal militaire de l’Afrique au Moyen-Orient, mis finalement ce pays dans le chaos aux mains des djihadistes, et en a fait une place tournante de l’action destructrice des soldats de l’Islam. Ce Président ne mérite pas de revenir sur la scène mais devrait être traduit d’avant la Cour de Justice de La Haye pour crimes contre l’humanité.

Son successeur François Hollande mérite le même sort. La Syrie garde une partie de son territoire sous le contrôle d’un Président démocratiquement élu mais le pays est toujours dans une guerre civile que nous alimentons en permanence. C’est seulement le maintien aux commandes de Bachar el Assad qui différencie le cas de la Syrie de celui de la Libye. Le chaos règne néanmoins dans les deux pays, les économies sont détruites. En Libye Kadhafi maintenait une paix sous un régime certes dictatorial mais cela faisait suite à des siècles de luttes tribales et confessionnelles. Le pays progressait à grand pas vers la modernité, se voulait devenir le pays phare de l’Afrique et attirait les travailleurs des pays voisins. Qu’en reste-t-il ? 

Le Président Hollande et son ombre Fabius n’ont pas eu de mots assez durs pour qualifier le Président syrien. Hollande voulait sa disparition mort ou vif. Une opération militaire avait été montée pour intervenir en Syrie, opération stoppée par le refus d’Obama de s’engager sur le terrain. Bachar el Assad est encore là parce que la Russie ne voulait pas d’une nouvelle Libye. On sait désormais qu’en dehors de forces spéciales dont l’action est soigneusement cachée et de raids aériens, le peuple américain ne souhaite plus engager des milliers de soldats sur le terrain. Notre intervention ne crée ou n’amplifie que le chaos dans une région Syrie-Irak, où se mêlent des intérêts divers successivement convergents ou divergents entre les syriens alaouites et sunnites, les kurdes, les ambitions d’hégémonie religieuse de la Turquie, de l’Egypte, de Etat islamique et de l’Arabie Saoudite au sein même du sunnisme, la lutte fratricide entre sunnites et chiites, les vues hégémoniques de l’Occident et la guerre du pétrole.

Le résultat c’est de l’Ukraine au Yémen, du Soudan à l’Egypte, de la Lybie au Nigéria et au Kenya, et jusqu’en Afghanistan, une flambée de réfugiés sur les routes ou entassés dans des camps insalubres, des naufragés en pagaille exploités par des mafias sans scrupule, des millions de déplacés, des centaines de milliers de morts, des exécutions sommaires, des prises d’otage, des attentats. C’est ainsi que le nom de la France est honni dans de plus en plus de pays du monde. Sommes-nous engagés dans une vassalité envers les USA qui nous prive de tout jugement des intérêts supérieurs de notre nation et même de l’humanité pour être acteurs et complices de tels génocides ? Sommes-nous tout simplement dirigés par des politiques complices en toute lucidité ? Qui sont réellement ceux qui dirigent et s’apitoient devant les médias sur le sort des uns et des autres et, dans le même temps, préparent d’autres actions de mort ? 

On a ajouté le Yémen à notre complicité et on vient d’y adjoindre le Liban. La guerre rôde partout dans cette région du monde. L’Iran est visé avec la Russie. L’élimination de Poutine et l’attaque de l’Iran est toujours dans les cartons des Etats-majors des USA et d’Israël. Nous sommes les plus ardents accusateurs de l’Iran sur l’uranium militaire, oubliant que nous avons décidé seuls de nous doter de l’arme nucléaire, comme l’ont fait plus tard Israël et le Pakistan. Nous sanctionnons la Russie par l’UE, et en plus personnellement avec la non-livraison du Mistral. Alors que l’on sait que nous avons été au côté du MI6 britannique, de la CIA et du Mossad israëlien pour accompagner voire fomenter le renversement du président ukrainien. Nous nous posons comme les gendarmes du monde dans l’ombre des Etats-Unis et nous brandissons le panache de la démocratie ou de la lutte anti-terroriste pour larguer des tapis de bombes sur des populations innocentes.

L’Afrique et le Moyen-Orient nous livrent,  à nos frontières maritimes et terrestres, une population prête à tout pour sortir des conditions de vie inhumaines dans leur pays. C’est environ un millier d’êtres humains, hommes, femmes et enfants, qui ont sombré ces jours-ci dans les eaux de la Méditerranée et nous en appelons à des actions d’urgence. Nous nous horrifions avec l’hypocrisie coupable de ceux qui ont laissé faire et nos politiques, coupables d’en être les auteurs, se rengorgent de bonnes intentions non pour empêcher la guerre de meurtrir un peu plus ces peuples mais pour punir les trafiquants qui profitent de la situation qu’ils ont créée. Nous allons continuer notre œuvre de mort sans aucun scrupule et par ailleurs en essayant de protéger notre vie paisible en punissant ces maffieux recruteurs et en éloignant les migrants. Lâche hypocrisie et peine perdue ! Quand on sauve sa peau, on est prêt à tout, rien ne résiste. 

La première action urgente est d’éliminer du pouvoir tous ces politiques va-t’en guerre qui n’en ont jamais souffert, et pour qui le monde n’est qu’un vaste champ de manœuvres dont on discute sur des cartes d’Etat-Major ou dans des réunions policées et diplomatiques de Ministres des Affaires étrangères. Ils ne sont pas sous les bombes, terrés dans des abris de fortune ou même dans les équipes chirurgicales qui font de leur mieux pour redonner de la vie aux milliers d’éclopés qui souffrent dans leur chair. Une fois ceci fait, il faut cesser d’être le tandem des Etats-Unis et redéfinir les intérêts d’une France d’Eurasie qui se veut aussi tournée de l’autre côté de l’Atlantique par suite de sa position géographique et de son histoire. Troisièmement il importe de rétablir le contrôle des hommes à nos frontières et de redéfinir une politique d’immigration contrôlée et optimisée à nos besoins propres. Quatrièmement, pays par pays, il nous faut amener, en particulier dans les pays migrateurs, la « pax pacifica » par une aide à la reconstruction des structures administratives, économiques, éducatives et sanitaires. Ceci implique de nous opposer de tout notre poids mondial à la stratégie du chaos à laquelle nous avons abondé. L’ingérence est une aide, pas une mise sous tutelle comme au Mali. Il nous faut comprendre que la faim, la peur, se moquent des barrières que nous voulons édifier, aucune ne peut y résister.

C’est un bâton de paix qu’il nous faut prendre. Faire en sorte que l’aide ne finisse pas dans les poches des politiciens véreux locaux mais serve à faire progresser le pays. C’est en éduquant leurs élites mais en les renvoyant dans leur pays, aidé par ailleurs, que grandira le désir de rester au pays pour tous les autres. C’est loin d’être un rêve utopique, c’est possible comme l’a fait modestement Philippe De Villiers avec les fonds du Conseil Général de Vendée et comme il continue à le faire avec ceux du Puy du Fou vers certains pays d’Afrique. Mais pour cela il faut affronter les Etats-Unis et son complexe militaro-industriel et bancaire pour qui le salut des Etats-Unis passe par la mise au pas de toute nation récalcitrante et pour lequel la théorie du chaos généralisé est le meilleur moyen pour y parvenir. Cette théorie prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que des nations puissantes, comme la Chine et la Russie, se réarment rapidement et rendent l’issue d’un conflit généralisé plus incertaine. Il faut que la France dise STOP ! 

Les chaos répandus sur l’Afrique et le Moyen-Orient

Génèrent des flux migratoires incoercibles. 

Tant que les causes subsisteront

L’Europe succombera sous… 

Le nombre ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon