mardi 3 février 2015

Quand l’idéologie bloque la réflexion



La France a un don, disent certains, celui de vivre dans des idéologies qui se lisent d’ailleurs dans ses valeurs exprimées « Liberté, Egalité, Fraternité ». Evidemment ceci détonne par rapport au pragmatisme anglo-saxon « Time is money », ou germanique et nationaliste de l’Allemagne d’abord. Nos trois valeurs nous ouvrent ainsi la porte de la laïcité et de l’assistance sociale mais aussi de l’immigration et du multiculturalisme. La France veut de plus étendre ses principes sur le monde entier, par la force s’il le faut, mais n’hésite pas à leur faire des entorses en permanence.

Personne ne peut nier que notre démocratie est de plus en plus imparfaite quand le pouvoir échappe au peuple pour intégrer celui des banquiers et des politiques. Personne ne peut nier que la lutte sur l’insécurité va se payer par une restriction des libertés. L’égalité n’existe réellement ni dans la santé, ni dans l’éducation, ni devant la justice, ni même dans notre ADN. On nous ressort pourtant ces deux valeurs dites républicaines à tout bout de champ, comme un exorcisme de valeurs qui ne peuvent assumer pleinement leur mythe. Ne parlons pas de la fraternité quand nous vivons de plain-pied dans le communautarisme et le corporatisme. Mais nous nous gargarisons de ces mots qui finissent par nous faire croire qu’ils remplissent notre existence d’actions bienfaisantes. 

La réalité est pourtant bien différente et beaucoup moins idéalisée. La République est devenue un mélange de fait d’une oligarchie, d’une ploutocratie et d’une technocratie qui donnent à la liberté, l’égalité, la fraternité, le sens qu’elles seules peuvent choisir et imposer. Elles manipulent une idéologie qu’elles tordent aux besoins du moment et au nom de laquelle la réflexion est orientée vers la satisfaction de ceux qui la manipule. On crée ainsi des idéologies secondaires, sensées dériver de l’idéologie démocratique dite de base. On peut ainsi prendre l’exemple de l’écologisme qui influence toute notre économie mais ne se remet jamais en cause, celui-ci étant un postulat de départ duquel tout doit découler.

La Terre se réchauffe, pourtant aucune variation de la moyenne de la température mondiale n’a pu être observée depuis 1997. Si, les neiges des glaciers reculent en France, donc la Terre se réchauffe. Imparable ! Pourtant l’épaisseur de la calotte glaciaire de l’Antarctique augmente. Oui mais on voit un ours dériver sur son glaçon au Pôle Nord, donc la Terre se réchauffe. Les documentaires le disent, donc la Terre se réchauffe. Imparable encore quand la communication orchestrée par l’oligarchie mondiale nous abreuve de ces vérités. 

Ceci étant acquis, la seconde vérité est que la cause de ce réchauffement, c’est le carbone. N’essayez pas de mettre en doute cette affirmation, vous n’êtes pas qualifié pour en débattre, la cause est entendue, n’y revenez plus. Pourtant certains scientifiques disent qu’on peut en douter… Silence vous dis-je, le Giec a tranché. Pourtant le Giec avait annoncé des valeurs qui ne se sont pas réalisées… Ils ont affiné leurs prévisions et nous rentrons dans une série de cataclysmes qui vont s’abattre sur notre terre si nous continuons à relâcher du carbone par nos voitures en passant près de nos vaches qui relâchent du méthane… Trop c’est trop !

Cette vérité démontrée, nos gouvernants sont dûment chapitrés sur cet écologisme, dit scientifique, et nous voilà partis pour les énergies renouvelables et la voiture électrique, indispensables à notre survie puisque le carbone est l’ennemi et la catastrophe nucléaire n’ayant pas eu lieu depuis cinquante ans en France, sa probabilité d’arriver s’en trouve renforcée… Si, si je vous le dis puisque l’on va devoir arrêter nos centrales pour diminuer la probabilité d’accident qui ne cesse d’augmenter par ailleurs avec les années sans accident. 

Toute implantation d’éolienne demande, de par son caractère aléatoire, de disposer de centrales thermiques polluantes en carbone et autres saloperies. C’est donc raison de plus pour faire des efforts par ailleurs pour diminuer encore plus les apports carbonés ! La voiture électrique est la solution. Il faut donc continuer d’une part à donner notre argent pour que les énergies renouvelables peuplent notre paysage, simple donation civique pour le bien de l’humanité, mais aussi donner notre argent pour les constructeurs automobiles qui ne sauraient vivre de cette production. A-t-on vraiment besoin de la voiture électrique ? Oui puisqu’il faut sauver la planète… enfin allez-vous comprendre ou dois-je encore répéter ?

Ce pamphlet n’est malheureusement que le reflet de la profondeur de réflexion à laquelle nous amène une idéologie qui ne se remet jamais en cause. Alors je me permets de vous proposer de réfléchir un peu. Et si la Terre ne se réchauffait pas ou même si ce n’était pas dû au carbone ? Toute cette belle mécanique s’effondrerait comme château de cartes tout simplement et nos sous avec, mais croyez-moi, au passage, certains en sortiraient plus riches qu’hier néanmoins, car eux ne sont pas dupes. 

Prenons un exemple de réflexion que l’on pourrait faire. La voiture électrique va coûter un maximum à l’Etat donc à nous, sauf si vous compensez en achetant ce véhicule. Entre les subventions aux constructeurs et l’équipement en stations d’alimentation sur tout le territoire, la note sera salée. Par ailleurs les derniers chiffres de la Sécurité routière sont mauvais. On reparle de limitation de vitesse puisque le nombre d’accidents est nul à vitesse zéro. L’étude de la décroissance du nombre d’accidents montre que l’introduction des radars n’a pourtant pas modifié la pente de la décroissance mais a augmenté les recettes de l’Etat. Une saine réflexion ne serait-elle pas de plutôt subventionner les constructeurs pour arriver le plus vite possible à la voiture très automatisée dont on peut déjà constater que les modèles récents assurent une sécurité plus grande ? Mais peut-être que le quintal de carbone a plus de prix qu’une vie humaine ! 

Il n’y a pas plus docile que les moutons de Panurge ! 

Les idéologies tracent des chemins fléchés.

Quand on pointe le doigt vers la Lune 

Les idiots regardent le doigt ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon