lundi 16 janvier 2017

Quid du revenu universel, de base, d’existence, de survie ? (1ère partie)



On peut légitimement penser que la primaire de la gauche n’a pas beaucoup d’intérêt et qu’elle donne une occasion médiatique à un parti socialiste en décomposition au détriment des autres candidats hors Système. On a eu sept candidats parlant très vite pour masquer le vide de leurs propos. La laïcité était au centre, comme si la gauche était la seule à pouvoir la défendre. Elle fait partie de notre patrimoine républicain et personne ne la remet en cause mais nombreux sont ceux qui la violent ou y trouve des « accommodements » en particulier à gauche justement. Les inaugurations de mosquées dont Cergy-Pontoise par Valls, la fête de fin du Ramadan à l’hôtel de ville de Paris ne sont que des exemples parmi d’autres de l’ingérence de l’État dans le domaine privé de la religion. L’hypocrisie du dialogue, jusqu’au foulard permis en faculté et pas avant, laisse pantois et me laisse penser que la gauche du Système est aussi mal à l’aise avec la laïcité que sa droite.

Un autre sujet va finir par tuer la gauche, c’est la politique écologique bâtie sur le réchauffement climatique. L’influence du courant marin El-Nino sur la température de 2016 a apporté un appui illusoire à la tendance lourde de réchauffement climatique. Mais l’année 2017 s’annonce comme devant se replacer dans la phase descendante du cycle de 60 ans, que nous observons depuis 1880 et qui n’a aucune corrélation avec les émissions anthropiques de CO2, oscillant autour d’une droite de tendance d’augmentation de la température de 0,006°C soit 0,6°C sur un siècle si la tendance perdure. Ceci n’est pas prouvé par les études sur les millénaires qui nous ont précédés. On est bien loin des chiffres catastrophiques annoncés. Toute la politique de lutte contre les émissions de carbone ne se justifie que par la pollution qui y est souvent liée, ce qui n’est pas le cas du nucléaire et apparemment des EnRi. J’ai dit que les énergies renouvelables intermittentes demandaient l’augmentation des heures de fonctionnement des centrales thermiques tant que nous ne saurons pas stocker économiquement l’énergie électrique. L’écologisme va rapidement nous polluer, nous ruiner ou manger son chapeau. 

Deux autres sujets montrent que dans les partis du Système la gauche et la droite sont une même et seule entité, la politique de l’offre et l’UE. Le socialisme a viré au social-libéralisme, appellation permettant de sombrer dans le mondialisme sous le masque des mots enjôleurs d’égalité alors que la pauvreté ne fait que s’accroître dans un chômage endémique qui stagne au mieux. L’UE n’a rien apporté à la France. Notre dette ne cesse de s’accroître et le PIB/habitant a décru de 4% (-3% dans la zone euro) entre 2004 et 2015. Mais la gauche du Système continue, tête baissée, une recette qui ne marche pas. Notons seulement qu’Arnaud Montebourg trouve que le corset de l’UE est trop serré, que le protectionnisme peut avoir du bon, mais nous berce d’illusions en affirmant pouvoir changer les choses sans casser l’UE.

Toutefois Benoît Hamon a apporté la seule idée prospective qui mérite que la Politique y réfléchisse, le revenu universel. L’idée n’est pas neuve mais ne semblait pas avoir eu un écho chez les politiques, sans doute parce que l’on sort de la politique à court terme. Celle-ci est sans intérêt quand on ne cherche que les voix pour se faire élire en distribuant des bonbons à tout le monde et qui donnent un petit plaisir rapide… juste le temps du vote. Benoît Hamon est vite allé aux solutions faciles qui se chiffrent en centaines de milliards en vrai socialiste ancienne mode qu’il est. La distribution d’un revenu minimum pour chaque citoyen soit 65 millions de français, sans compter tous ceux qui vivent illégalement sur notre territoire, est une mesure qui fait l’unanimité théorique pour tout citoyen qui a encore un brin d’humanisme en pensant aux pauvres. Le problème est que tout le monde n’est pas pauvre et que la facilité de distribuer d’une façon égale 800 fait tout-de-même penser qu’il faudrait mieux les concentrer sur les plus nécessiteux. 

Par ailleurs l’idée de prendre par les taxes et les impôts et de redistribuer par ailleurs est assez troublante. Néanmoins il y a derrière ce revenu une raison politique qui mérite un intérêt certain. Le pourcentage de population active nécessaire est en train de décroître au profit de l’automatisation et de la robotisation. Le parisien a pu le constater dans le métro, la ménagère aux caisses des hypermarchés. Mais l’industrie automobile n’est plus aux « temps modernes » de Charlie Chaplin. Le modernisme c’est l’assemblage automatique des véhicules. La frontière entre automatisation et robotisation d’ailleurs n’existe pas. Je suis bien placé pour le savoir ayant franchi le pas dans mon métier où le pilotage de l’installation industrielle était arrivée à un niveau d’ « intelligence » supérieur, à l’époque, à ce que savait faire la NASA selon la boîte américaine qui travaillait aussi pour eux. Dans l’industrie la réduction du personnel est un objectif constant, il l’est aussi dans le commerce de distribution avec les caissières, les magasiniers. Il l’est également dans les bibliothèques et les professions de santé, hôpitaux, laboratoires, à service égal.

Le robot va envahir notre vie publique et privée. Il n’y aura pas que le robot aspirant et la domotique que l’on déclenchera automatiquement ou par une simple pression du doigt sur une tablette mise au poignet. Bientôt les simples ondes de notre cerveau suffiront pour déclencher des processus robotisés. On s’émerveille, on achète tant et plus pour nous conduire vers un monde futur que l’on pense plus heureux à priori. Oui la vie sera facilitée mais, comme pour tout progrès, des dangers nous guettent. Le plus important de ceux-ci c’est notre survie elle-même et l’augmentation de la durée de vie ne fera qu’augmenter la gravité du problème : la diminution du nombre de personnes « utiles », c’est-à-dire celui qui permet de produire ce dont nous avons besoin pour continuer dans la voie du « progrès ». Ce nombre va inéluctablement diminuer !

Certains y ont pensé et trouvé la solution. La pollution est liée au nombre d’habitants sur terre, et selon Bill Gates il suffit de réduire le nombre d’habitants. La robotisation vient aider ce processus, sauf que le nombre d’inactifs et de bouches inutiles à nourrir ne va pas cesser de croître. Dans les pensées des Maîtres du monde, la solution est en marche par les guerres et les maladies. Ne riez pas, c’est ainsi et ne croyez pas que certaines épidémies sont dues au hasard ou que les vaccins sont inoffensifs. La maîtrise du nombre d’habitants fait partie d’une stratégie mondialiste où l’argent suit un flux qui va de bas en haut comme le droit d’exister. In fine le 1% de la population mondiale tirera son profit des robots… et se débarrassera du reste de l’humanité. En tous cas ils y pensent très fort, à tel point qu’ils commencent à agir dans ce sens. Ceux qui croient que l’humanité va disparaître en s’auto-polluant ou de famine, leur donneront en plus la main. Le revenu universel est un concept qui renvoie à une vision beaucoup plus large de la survie de l’humanité. Nous reparlerons de solutions possibles.

 
Le droit de ne pas mourir de faim, de froid ou de maladies 

Suppose que l’on croit à la survie possible de l’humanité.

Mais le monde est entre les mains d’une ploutocratie 

Pour laquelle seule leur propre survie… heureuse

Influe sur les grandes décisions géopolitiques.


Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon