jeudi 26 janvier 2017

Pollution par le trafic et froid polaire… vraiment ?



Les commentaires dithyrambiques des médias sur le froid qui s’est abattu sur la France me font sourire et je regrette ma jeunesse, celle où l’on n’a rien expérimenté de la vie et où l’on écoute les anciens sans vraiment les croire. J’ai même entendu qu’il faisait un froid « plus que polaire ». En dehors de vouloir se rendre intéressant, le journaliste n’avait évidemment aucune idée de ce qu’est un froid polaire. Il a fait -71,2°C au pôle du froid en Sibérie. Il a sans doute oublié que l’hiver 2012 fut froid pendant une dizaine de jours, du 2 au 12 février, avec des températures inférieures de 4° à 5°C à la normale. Il fait froid comme l’on peut s’y attendre en hiver, un point c’est tout.

Le catastrophisme, à base de SDF et de grippe dont le gouvernement se plait à parler pour montrer qu’il est à la tâche, n’est absolument pas de mise. C’est à ceux qui dirigent le pays à prendre les dispositions hivernales adéquates, ils ne font que leur travail et cela ne mérite aucun commentaire, ni aucun superlatif. Nous dire qu’il faut se couvrir, mettre un bonnet et des gants ainsi que des chaussures antidérapantes, relève d’une infantilisation du peuple ou pire du mépris. Que cela soit nécessaire dans les maisons de retraite où les vieux n’ont plus toujours toute leur tête, cela se comprend mais là encore les soignants savent leur métier. Nul n’est besoin d’une Ministre et de la télé pour que tout soit mis en œuvre, idem pour les urgences. Par contre le fait, que les moyens suffisants aient été préalablement accordés par les différentes administrations, est sous la responsabilité des ministères concernés. Que chacun s’occupe de ses affaires et les vaches seront bien gardées… et sur ce point il y a des progrès à faire.

Par contre les foyers sans chauffage mériteraient une aide solidaire et on pourrait demander à la Ministre, qui prône la vaccination pour la grippe en avertissant du pire les personnes âgées particulièrement, de nous dire quel est le pourcentage de morts et d’hospitalisations entre les deux populations des vaccinés et des non-vaccinés. J’ai bien peur que nous n’en soyons jamais informé. Pourtant une vaccination n’est jamais anodine et elle coûte beaucoup d’argent à la Sécu. Les labos sont-ils si sûrs du rapport efficacité/nuisance. L’unanimité n’est pas acquise dans les milieux scientifiques, l’Etat pourrait amener sa pierre statistique… à moins que cela gêne les labos pharmaceutiques qui le prendrait comme une insulte, va-t-on savoir ?

Revenons à l’hiver et aux hivers réellement rigoureux. Mon âge me permet d’avoir des souvenirs précis de plusieurs d’entre eux. L’hiver 1946/1947 fait partie des hivers rigoureux car une vague de froid exceptionnellement longue a concerné toute la France entre le 21 janvier et le 3 mars 1947. Le froid avait atteint son maximum d’intensité à la fin du mois de janvier avec des températures inférieures à –10° sur l’ensemble du pays et -14° à Brest, ce qui est exceptionnel. Le Rhin était totalement gelé par une épaisse couche de glace comme le port de Nantes et les brise-glaces étaient en action. Ensuite durant l’hiver 1955/1956, l'Europe et la France en particulier plongeaient brusquement dans une vague de froid intense et historique. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, après des mois de décembre 1955 et janvier 1956 très doux, un froid glacial s'abattait sur l'Hexagone, pour plusieurs semaines. Le mois de février 1956 était alors le mois le plus froid jamais enregistré sur la France depuis 1900. Il a fait -26° à Vichy et l’Allier était gelée. En s'engouffrant dans la vallée du Rhône pendant trois semaines, les rafales du Mistral atteignaient ainsi 180 km/h à Istres et 160 km/h à Orange.

Mais le summum fut l’hiver 1962-1963 en Europe, le plus long et le plus rigoureux enregistré depuis la fin du XIXe siècle. J’étais à l’Ecole militaire, le fuel avait gelé dans les canalisations de la caserne et la Loire était prise par les glaces qui menaçaient les ponts. J’avais baptisé ma fille aînée à Vichy par -23°. Le froid arriva dès la mi-novembre, et n'en repartira que le 7 mars après plusieurs vagues de froid, la première fin décembre (le jour de Noël 1962, toutes les stations hors des côtes enregistrent des températures inférieures à -10°C). C'est la deuxième vague de froid d'une intensité "exceptionnelle" selon météo France qui va être la plus redoutable. Elle s'étend de la mi-janvier à début février, et les températures descendent à plusieurs reprises en dessous de la barre des -20°C. Une troisième vague de froid d'une intensité plus modérée va affecter enfin le pays entre la fin février et le début mars. Au total en France, les trois mois d'hiver furent inférieures de 4,3°C par rapport aux normales, ce qui en fait l'hiver le plus froid depuis le début des mesures. La mortalité survenue à cause du froid a été estimée à 50 000 victimes pour la France, ce qui en fait l'évènement climatique le plus meurtrier du XXe siècle.

En 1970 les médias relayaient les déclarations des écologistes et de nombreux scientifiques sur l’imminence d’un petit âge glaciaire. D’ailleurs le 17 janvier 1985, il a fait -44,2° à Mouthe dans le Doubs. Les hivers 1990-1991 et 2005-2006 furent aussi froids mais moins avec des températures inférieures en moyenne de 1,6°. Mais notre mémoire climatique collective ne dépasse souvent pas quatre ans, car il semble que l’on ait oublié ces 10 jours du mois de février, du 2 au 12, où les températures ont été globalement inférieures 4 à 5°C à la normale. On remarquera que les hivers froids l’ont été de plus en plus de 1947 à 1963, puis beaucoup moins après. Pendant tout ce temps la pollution en CO2 n’a cessé de croître n’indiquant donc aucune relation de cause à effet. Pourtant la douceur de l’hiver 2015-2016 a permis de reparler du réchauffement climatique comme d’une vérité incontestable, alors qu’une étude britannique basée sur les cycles du soleil prévoit une situation en 2030 qui sera semblable à celle du minimum médiéval dit petite ère glaciaire.

En 2017 la pollution se répand sur notre pays sans que des explications climatiques soient clairement avancées. Le CO2 répandrait son carbone sous forme de gouttelettes, type neige fondue. On parle de pollution industrielle, tiens ! Force est de reconnaître que la pollution des diesels ne descend pas du ciel et qu’il n’y a aucune raison que le trafic ait brusquement augmenté. Pourtant l’automobiliste est le quidam qui paie pour les autres avec pastille verte, jours pairs et impairs, réduction de la vitesse. On s’aperçoit dans le même temps que la poussière, issue des disques de frein lors des freinages, est plus polluante que les pots d’échappement en particules fines. Peu importe, le diesel doit disparaître, c’est le coupable et particulièrement ceux des pauvres qui ont un véhicule ancien. Qui pollue ? En première ligne les industries puisque ceci vient d’être officialisé. Qui parmi elles ? Les centrales thermiques en premier lieu au gaz, au fioul, et pire au charbon. Pourquoi n’arrête-t-on pas les centrales thermiques françaises et ne demande-t-on pas à l’Allemagne d’en faire autant ?

C’est la question qui fâche et que l’on ne posera pas. On a besoin de la production thermique d’électricité pour encaisser les variations rapides de la demande. Au mieux les centrales nucléaires peuvent faire varier leur production dans la demi-heure mais c’est au détriment de leur efficacité et je pense même de leur durée de vie. Mais pire si l’on arrête les centrales thermiques en France et en Allemagne, l’Europe sera longtemps dans le noir et les énergies renouvelables deviendront sans intérêt car leur intermittence exige la flexibilité de compensation que permettent les centrales thermiques. Pour 1kWh d’EnRi, il faut associer 1kWh de thermique.

Le climat, la pollution, les énergies renouvelables,

Font partie de ce corpus de désinformation

Qui est mis à la disposition des politiques

Pour faire diversion et promouvoir

Des actions qui ne profitent pas

Au peuple mais à ceux qui…

Lui pompent son argent !
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon