jeudi 19 janvier 2017

Mirages, enjeux et menaces pour la France (1ère partie)



En cette période de campagne présidentielle il est salutaire de regarder la France dans les yeux pour savoir de quoi elle souffre et de quoi elle est capable. La première vision sur la France concerne les quatre mirages sur lesquelles elle fonde sa politique : le multiculturalisme, l’UE, les énergies renouvelables intermittentes boostées par le réchauffement climatique, la croissance à 2%. Les enjeux pour notre pays sont quadruples : la réduction de la pauvreté, le PIB/habitant, une défense crédible et une orientation économique vers l’Eurasie et l’Afrique. Les menaces sont triples : l’immigration de peuplement, la faillite du système bancaire, la disparition de la nation.
 
Les mirages

1.      1. Le multiculturalisme
Il y a une propension à croire ou nous faire croire que le multiculturalisme est, par définition, une bonne chose pour une nation. C’est un facteur d’enrichissement culturel qui a des répercussions sur le « vivre ensemble », le niveau intellectuel et civilisationnel de notre pays. C’est le meilleur antidote au racisme dont l’aspect condamnable ne cesse de progresser vers la restriction de la liberté d’expression. Ceci est vrai puisqu’il est enrichissant de voyager et de découvrir des cultures et des modes de vie différents du nôtre. Mais force est de reconnaître que la plupart des pays du monde sont sous l’influence actuelle ou ancienne de religions ou de croyances dans le domaine de la spiritualité. La plupart des pays européens sont de culture judéo-chrétienne et ceux qui ne le sont pas ont été l’objet de l’invasion musulmane sur l’Europe. Les mouvements internes de population à l’intérieur de l’Europe sont pour la plupart dans le cadre d’une même civilisation formée depuis des millénaires. Or l’Europe a beaucoup emprunté à l’époque gréco-romaine. 

En fait l’essentiel de l’apport multiculturel se fait par les arrivées provenant du monde musulman asiatique et africain où le Coran sert de socle à toute une civilisation plus encore qu’à une culture. Lorsqu’une civilisation vient en nombre suffisant s’implanter dans un pays, elle a tendance à faire rayonner, voire à imposer, sa propre civilisation. Donc le côté positif du multiculturalisme ne peut exister que dans une volonté d’assimilation. Force est de constater que nous n’avons pas su faire passer l’assimilation devant la cohabitation de deux civilisations qui ne peuvent alors que s’affronter. Le multiculturalisme est devenu un mirage et un mirage devient dangereux. Angela Merkel l’a claironné avant de succomber à la raison économique et démographique d’un appel à l’immigration massive.
 
2.      2. L’Union Européenne
Le beau slogan « l’union fait la force » s’est échoué sur une croissance inférieure à celle des autres continents et notre force s’est fondue dans l’OTAN qui nous a entraîné dans des aventures malsaines. « L’Europe sociale  et fraternelle » n’a pas réduit le chômage dans la plupart des pays et en particulier dans les pays du Club Med. Nous assistons à l’arrivée du « chacun pour soi » dès que des évènements graves se produisent. Le Brexit qui vient d’être confirmé se profile à court terme et l’Italie est en très mauvaise posture. Les faillites bancaires se profilent en Italie et en Allemagne. Mis à part les deux ou trois premières années de l’euro, le PIB/habitant n’a pas progressé en France. Selon Eurostat, le PIB/habitant en SPA (exprimé par rapport à la moyenne de l’UE à 28 notée 100) était de 110 en 2004 et de 106 en 2015. Des économistes sont de plus en plus nombreux à prophétiser la fin de l’UE dont un prix Nobel. L’Europe économique est une stratégie, fabriquée par les États-Unis, que Jean Monnet a initiée en nous vendant un mirage. Elle ne survivra pas à des situations économiques et sociales aussi disparates des pays qui la composent et où les écarts s’aggravent au lieu de se réduire.

3.     3. L’énergie électrique
La France a été un pays envié pour sa politique énergétique nucléaire jusqu’à Tchernobyl. La seconde catastrophe a porté un rude coup à l’économie japonaise et à l’opinion mondiale sur le nucléaire. La pression écologique sur le nucléaire se heurtait néanmoins en France à la qualité d’exploitation des centrales françaises. La première victoire fut remportée, avec l’aide des écologistes allemands, sous le gouvernement Jospin qui arrêta le réacteur Superphénix, mis en service et fleuron de la recherche française, sous prétexte d’incidents répétés. Ces incidents ne concernaient que la partie non nucléaire sur un réacteur prototype. La véritable raison était le cadeau politique à l’écologisme. Ce réacteur, dit désormais de quatrième génération, revient dans les projets de plusieurs pays dont la Russie et le Japon. On a perdu 20 ans. La mode du réchauffement climatique est arrivée à point nommé pour lancer une politique énergétique basée sur les énergies renouvelables intermittentes, supposées sans risque et non polluantes. En fait les éoliennes ont leurs propres nuisances, les EnRi couvrent de grandes surfaces, doivent être subventionnées et surtout nécessitent le fonctionnement des centrales thermiques. J’ai montré qu’entre 2014 et 2015, 1kWh d’EnRi a entraîné 1kWh de production thermique polluante. 

Le mirage des EnRi, mirage mondial va s’écrouler avec le double constat de la fragilité des prévisions de réchauffement sur le siècle et de la cause du CO2 anthropique. De toutes façons, la France prend une voie particulièrement coûteuse qui va voir exploser le coût du kWh pour les particuliers et les entreprises en augmentant finalement la pollution. Les cocoricos sur l’année 2016, année la plus chaude, ne l’est que de 0,02°C, la marge d’erreur étant de 0,1°C. Le graphique ci-dessus montre qu’entre 1998 et 2016, bien malin est celui qui peut affirmer qu’il y a eu un réchauffement climatique, or les modèles mathématiques qui tournent depuis cette date donnent en moyenne des élévations significatives beaucoup plus élevées, donc non validées par l’observation.

Les mirages obscurcissent le paysage politique, nous font prendre des vessies pour des lanternes et font prendre des décisions contraires à l’intérêt du peuple. Le regard sur les le mirage de la croissance, les enjeux et les menaces n’en sont pas moins absolument nécessaires pour construire une orientation politique tournée vers notre bien du plus pauvre au plus riche. Nous en parlerons dans l’article suivant.

Les mirages se vendent bien et sont la poudre magique 

Qui, jouant sur la montée des angoisses,

Apporte sa part de rêves au peuple 

Pour lui éviter d’apercevoir…

Les marionnettistes !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon