mardi 24 janvier 2017

L’UE au bord du gouffre !



Les trompettes socialistes n’ont pas cessé de chanter leur attachement primaire à l’Europe et à son élargissement. Valls fait état de son origine espagnole pour justifier son profond attachement à l’Europe, comme si les espagnols avaient des liens forts avec les suédois ou les moldaves que l’on invite ou encore avec la Turquie qui finit par nous bouder mais pour laquelle nous avons déjà dépensé beaucoup d’argent dans la phase préparatoire à son adhésion. Valls s’oppose désormais à l’entrée de cette dernière, que ne l’a-t-il pas fait avant ! Les socialistes pensent que cet attachement est un marqueur de leur mouvement, mais la droite du Système ne dit pas autre chose. C’est même le principal critère d’appartenance au Système. De Benoît Hamon à François Fillon l’idéologie européiste est le point de ralliement avec un point haut en la personne de Macron en prise directe avec les Maîtres du Monde qui ont la main sur l’UE.

Être européiste se décline sur un seul mode, appartenir pieds et mains liés à l’UE et laisser l’argent couler du sud au nord grâce à l’euromark. On n’est pas européen quand on pense seulement que, sur bien des sujets, les européens peuvent trouver des intérêts communs où l’union fait véritablement la force. On n’a pas plus l’esprit européen quand on prend plaisir à visiter l’Espagne et l’Italie et que belges et allemands le font à Paris, dans nos châteaux ou sur nos plages. On est des profiteurs, pas des européens, le Système nous condamne à profiter de l’Europe d’une façon égoïste et confidentielle et nous supporte… si l’on ne dit rien. Le salaire universel ne suffit pas à cliver la gauche de la droite car tous ces candidats seront liés dans l’euro, dans l’UE et dans l’OTAN qui leur imposera la marche à suivre. 

D’ailleurs Macron, l’envoyé des banquiers qui peut se permettre de louer des salles à plusieurs milliers de place quand Arnaud Montebourg met son pupitre et son micro dans la rue, a été un bon copieur de la directive européenne sur la loi travail. La pression de Bruxelles était telle que Valls a dû en arriver au 49.3 qu’il semble regretter amèrement. Entre temps Macron avait refilé son texte à une jeune alléchée par le poste ministériel et prête à en prendre le risque en toute naïveté et incompétence. Donc tous les candidats qui ont envahi les médias avec leurs primaires n’ont qu’une seule voix et des déclinaisons politiques qui ne peuvent que se plier aux diktats de Bruxelles. Parlez-en à Tsipras et aux retraités grecs qui voient leurs retraites fondre comme neige au soleil. Ils forment la cohorte du Système, celui des centaines de lobbies qui frappent en permanence à la porte des députés et des commissaires européens.

Tout ce tapage permet de masquer le délitement d’une Europe où désormais chacun joue pour son propre compte. La Tchéquie vient de dire que non seulement elle ne respectera pas les quotas mais ne prendra aucun migrant. Nous, nous sommons le Royaume-Uni de nous débarrasser de ceux que l’on a dispersés sur le territoire, qui se regroupent dans ou près de Paris, et reprennent progressivement leur marche vers Calais. Mais on ferme notre frontière à Vintimille et dans les hauteurs au nord devant les migrants qui viennent d’Italie. On pousse d’un côté et on retient de l’autre, mais le but reste le même, se débarrasser des migrants. Sur ce point précis le Royaume-Uni a pris la solution du large et compte bien ne pas céder sur l’invasion de peuplement, elle a déjà assez de problèmes avec sa politique laxiste précédente. Angela Merkel se démène pour ralentir le flux et convaincre les autres d’en prendre plus. L’UE n’est plus en mesure de rendre étanches ses frontières et la Turquie fait peu d’efforts pour empêcher les départs vers la Grèce, en se contentant de l’argent promis par Angela Merkel en notre nom aussi. 

Mais la mort par l’invasion de peuplement dans une UE, où le plein emploi ne peut être assuré par la croissance actuelle, est une mort lente par asphyxie progressive. Les faillites bancaires en cours de développement en Italie et en Allemagne ont un effet plus rapide. L’Italie ne peut pas seule endiguer ces faillites en formation et le risque systémique d’un système bancaire très interconnecté devient grand. Pour empêcher l’effondrement total du système européen, la Banque Centrale Européenne a été obligée de racheter 24,7 milliards d’euros en une semaine ! Il s’agit d’obligations d’État pourries, qui n’ont plus aucune valeur, et aussi des obligations d’entreprise, dont la valeur dépend de la soi-disant « croissance économique », qui ne cesse de baisser en Europe. Lancé en 2014, ce programme dit d’assouplissement quantitatif (QE, quantitative easing) est passé de 60 à 80 milliards d’euros par mois. Mais 24,7 milliards en une seule semaine, c’est un record jamais atteint qui en dit long sur l’état du système financier européen.

Malheureusement le QE, à 60 ou 80 milliards par mois, n’a eu aucun effet notable sur la croissance des pays, sauf peut-être l’Allemagne. Il a seulement nourri les marchés boursiers par la spéculation. Si la crise devient systémique, le Mécanisme Européen de stabilité (MES) qui peut lever des fonds jusqu’à 700 milliards d’euros, devra être mis en œuvre car les Etats sont déjà très endettés et incapables de sauver leurs banques. Ce tsunami risque même d’emporter la BCE et sa planche à billets. Le couperet se rapproche à grands pas devant cette intervention massive de la BCE malgré le flot continu d’argent de Monopoly en cours. 

Si l’UE a réussi à piétiner plusieurs votes populaires (notamment celui sur le TCE en France et aux Pays-Bas), celui du peuple britannique n’a pas été contourné et le Royaume-Uni nous donne une vraie leçon de démocratie. Il a gardé sa monnaie, la pire insulte pour tous ceux qui lui prévoyaient un avenir sans issue. La livre a cédé 15% mais le pays est toujours debout et son commerce extérieur a pris un joli coup de pouce. La catastrophe est pour plus tard disent certains déçus… peut-être mais alors beaucoup plus tard. Le Royaume-Uni relie tout le Commonwealth par des accords bi-nationaux et avec d’autres pays comme la Chine. Certains ont pu penser et agir pour qu’un deuxième vote ait lieu comme en Irlande selon la tradition européenne qui n’accepte le verdict populaire que s’il est conforme à ce qu’il veut. Non seulement ce vote n’aura pas lieu mais Theresa May n’a aucunement l’intention de négocier avec l’UE sur la base d’un Brexit mou. Sa visite prévue avec Trump, partisan du Brexit, ne laisse aucun doute sur la volonté du Royaume-Uni de ne rien céder à l’UE désormais en position de faiblesse.

L’Establishment judéo-américain a mis en selle une union économique européenne avec un but fédéraliste, une union sans défense voulue dans les traités mais sous couverture de l’OTAN. Le TAFTA devait parachever cette œuvre hégémonique de la stratégie américaine. On arrivait presqu’au bout de cette mise sous tutelle de l’Europe par les Maîtres du Monde qui sont présents à Wall Street et à la City. L’avant-dernier acte était réalisé, l’isolement du Royaume-Uni de la mise sous tutelle des nations dépouillées de leurs pouvoirs régaliens et régionalisées. La City devait être préservée et on a joué une pièce de théâtre où Cameron a fait semblant de défendre le non-Brexit, mais où la Reine Elisabeth, pour la première fois, a donné la marche à suivre à des anglais entichés de leur Royauté et de sa personne, le Brexit. L’issue ne faisait plus aucun doute et si la Reine est intervenue… c’est qu’elle fait partie des Maîtres du Monde. 

L’Europe est malade et se déchire. Trump ne veut que tisser des liens commerciaux. L’isolement du Royaume-Uni lui va bien, il va pouvoir retisser les liens privilégiés et historiques avec ce pays. La France qui croyait avoir joué la carte de l’Etat préféré d’Obama grâce à moult courbettes, voit non seulement le Royaume-Uni lui ravir la place mais Trump tourne son regard sur l’Europe en visant l’Allemagne. Notre stratégie de première ligne antirusse et anti-Trump a totalement échouée. Il va falloir ramer ferme pour même rester numéro 3 et ne pas tomber dans l’indifférence de la première nation du monde dans une Europe ou même la monnaie nous échappe au moment d’un krach financier en gestation rapide.
 
La France a choisi le sentier de la vassalité depuis dix ans 

L’Europe, le NOM et l’OTAN ont été ses Maîtres.

Elle sort en guenilles de sa politique étrangère. 

Le Système pollue les partis traditionnels

Qui l’ont guidé dans cette voie 

En enfumant leurs électeurs.

L’UE va mourir et la France 

Doit sortir du Système !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon