mercredi 25 janvier 2017

Benoît Hamon lutte naïvement (?) contre son camp !

Dans la nullité des propositions éculées que nous avons entendu dans les primaires gauches et droites, nullité dont les commentateurs vantent la diversité ( !), on ne voit qu’un vide ancré sur des aménagements à court terme. Il n’y a aucune envolée ouvrant des horizons sur le long terme. On s’épuise à chercher une véritable stratégie politique et à ingurgiter des listes de mesures à court terme sans effet réel sur le chômage, le pouvoir d’achat, la santé publique et la sécurité. Au fait si, il y a bien une stratégie que l’on peaufine, le mondialisme. Le mondialisme peaufine sa stratégie contre le populisme : celui-ci ayant révélé les souffrances des gens, il faut  les soigner par plus de « socialisme ». Mais il s’agit d’un socialisme au sens large, de socio libéralisme et de libéro socialisme dans un gauche-droite qui creuse la dette et augmente le chômage et les impôts. Qu’est-ce qui les rapproche ? Le statut de grooms de l’ascenseur de l’argent qui n’a qu’un sens de mouvement, vers le haut, vers ce sixième étage où trône la puissance de l’argent et du pouvoir qui en résulte.

Les peuples refusent le processus mondialiste : il faut l’accentuer et l’accélérer pour leur bien. Du beau judo dialectique. Ça phosphore au numéro 10 de la Downing Street, et au World Economic Forum, le site du forum de Davos. On se demande très sérieusement comment damer le pion à « la montée du populisme » en Europe et aux États-Unis, dans « les pays de l’OCDE » en attendant le reste du monde. Teresa May, le premier ministre britannique, déclare : David Cameron a « ignoré les soucis légitimes des gens ordinaires », et Donald Trump a tenu le même discours pour se faire élire. C’est son élection qui cause cet affolement affairé des élites du mondialisme. Le Brexit avait provoqué la mise en œuvre d’un plan B d’urgence, mais sans grande réflexion théorique préalable. Sa venue au pouvoir, contre le « socialisme » à l’intérieur des frontières des États-Unis, contre le libre-échange mondialiste, exige un effort politique bien plus important de la part de l’élite mondialiste. 

On va d’abord affubler Trump du terme dégradant de « populiste ». Selon Wikipédia : « Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du "peuple" (d’où son nom) et prône à son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de « l'élite », qu'il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique ». On comprend la ire de cette élite, et il faut vite trouver un synonyme péjoratif, la démagogie. Autrement dit vouloir que le peuple s’intéresse à ses intérêts est antinomique avec ceux des élites. En effet les élites ont une vue purement économiste des choses, ils ne s’intéressent qu’au chômage, au pouvoir d’achat, et postulent que le malaise des peuples qui provoque le populisme n’a pas d’autre cause. Ils ne peuvent imaginer un vote qui les dépasse, celui qui est motivé par l’invasion, la rupture sociétale due à la révolution morale imposée par les élites et la perte d’identité conséquente. Pourtant pour l’élection de Trump elles ont pesé beaucoup plus lourd qu’une simple perte de pouvoir d’achat.

La politique des élites a fait souffrir les peuples, et pour faire cesser cette souffrance, il faut envisager de maintenir les frontières  ouvertes plus que jamais et accentuer le caractère sociomondialiste de nos sociétés. Il faut rapprocher celui-ci des gens selon Dyane Coyle, professeur d’économie à l’université de Manchester : « Puisque ce qui sape la démocratie est en partie le fait que les gens se sentent déconnectés du pouvoir, une part de la solution sera de rapprocher les gens du pouvoir ». Comment ? En améliorant l’intercommunication, et en donnant plus de pouvoir aux niveaux locaux. Est-ce la fin des monstres globaux comme l’URSS, et l’URSSB enfin l’UE je voulais dire ? Non pas du tout il faut s’adresser désormais directement aux régions, qui pèsent moins lourd face aux grandes institutions internationales et seront parfaitement « libres », à condition de respecter la loi sociétale et le sociomondialisme que diffusent ces grandes institutions. C’est la disparition des nations selon le vieux principe « diviser pour régner ». 

Mais ne croyez-pas que les partis du Système vont agir sur le libre-échange, non ils vont nous parler de  « réduire les inégalités » et de « l’amélioration du revenu minimal » (cf Benoît Hamon) avec de grands investissements dans l’environnement, l’éducation, le numérique jusqu’à 2% du PIB. Payés comment ? Par l’impôt pardi. Chacun y va de sa variante, la TVA ou un coup de pouce sur la progressivité de l’impôt. Après on a le choix entre travailler plus pour gagner presque pas plus et faire des chômeurs parce qu’il n’y a pas de travail pour tous, ou travailler moins pour faire la place aux robots et aux migrants. C’est cela qui va différencier les candidats. Le public béat et naïf sera conquis, au plein sens du terme. Nul ne peut contester que la crise de 2008 a profité à l’hyper caste mondialiste, que les écarts de salaire croissent dans des proportions déraisonnables. Mais à quoi avons-nous assisté durant ce dernier quinquennat ? A des mesures sociétales clivantes qui ont permis de mettre de côté l’impératif du « vivre ensemble » et du « vivre mieux ».

On a discrédité la Manif pour tous ou la Marche pour la vie au nom du bonheur des femmes ou des droits des LGBT. Et il n’est pas question en effet de nier la détresse de certaines futures mères ni de jeter trans et homo au bûcher. Il faut leur garantir le droit à une existence décente. Cela n’engendre nullement le droit de tuer dans un cas, celui de promouvoir la vie contre nature en modèle dans l’autre. Ne soyons pas dupes, les Maîtres du monde veillent à réduire et soumettre l’humanité et ceux qui croient rétablir des droits se laissent piéger dans une manipulation destinée à créer l’homme nouveau c’est-à-dire inverser la notion du bien et du mal : la révolution imposée aux peuples est au fond philosophique et religieuse.


J’ai salué la proposition de Benoît Hamon sur la création du revenu universel, non pour la solution qu’il lui donne mais pour le problème de fond qu’il a soulevé devant un public attentif. C’était la première fois dans un combat pour la Présidence. Merci à lui, même si la solution donnée nous emmène dans un rêve irréalisable pour l’instant. C’est un véritable axe de politique à long terme et la seule idée politique digne de ce combat présidentiel dans l’affrontement des primaires. Ceci ne veut pas dire que j'approuve ce candidat du système quoiqu'il en dise. Y ayant consacré plusieurs articles, je ne reviendrai pas sur l’arrivée inexorable des robots, ni sur le risque de voir se multiplier l’envie du farniente, celle du Corse sous l’olivier qui attend que les olives tombent. Pour ce qui est du coût j’ai ouvert quelques pistes de réflexion, dont l’une ne ferait pas plaisir au NOM, c’est la réelle fin des paradis fiscaux (Luxembourg inclus) et de l’évasion fiscale. Non je veux simplement dire que Benoît Hamon, en défendant sa proposition, ne fait que le jeu des Maîtres du Monde. Ceux-ci ne souhaitent que des hommes dépendants, manipulables ou leur disparition progressive pour raison d’inutilité dans le mondialisme du profit. Le salaire universel à tous est un levier de choix pour ceux qui n’ont qu’un objectif : contrôler le monde. Le petit Benoît, tout Président qu’il pourrait être, ne leur échapperait pas, quand on se pose la question pour Trump lui-même.
 
Il faut bien comprendre que le Système est une glue 

De laquelle seule une volonté populaire tenace,

Bousculant les interdits en s’opposant 

Au pouvoir des Maîtres du Monde,

Peut espérer les désarçonner !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon