lundi 1 août 2016

Climat et EnR : c’est du vent ! (2ème partie)



Dans la première partie de cette chronique, j’ai montré que les scientifiques les plus sérieux, y compris ceux du Giec auxquels on prétend faire référence, font passer le message qu’aucune prévision fondée sur les modèles mathématiques concernant l’évolution des températures ne peut être crédible dans l’état actuel de la science climatologique. On ne sait même pas avec certitude si le CO2 est la cause de l’évolution des températures ou l’inverse. De plus les teneurs en CO2 et les températures ont connu des variations bien plus importantes dans le passé. L’impact anthropologique n’est donc pas confirmé et depuis vingt ans la température moyenne du globe mesurée par satellites marque une pause. Pourtant les politiques, l’écologisme et les médias ne cessent de nous inculquer que l’homme doit sauver la planète en danger en ignorant toutes les publications scientifiques qui jettent  le doute sur le dogme du réchauffement, même celles émanant des plus hautes compétences en la matière.

Pour ce faire ils s’appuient sur le rapport du Giec, écrit par des représentants d’États et des ONG, à tendance écologique et biaisé, et non par les scientifiques eux-mêmes, et sur des informations fausses, tronquées, partielles prises dans des publications dont les résultats n’ont pas été soumises à un collège de spécialistes ou tout simplement prises sur les données météorologiques du moment et du lieu. Toutes ces informations largement médiatisées ont toutes pour objet d’induire un sentiment de peur par rapport à l’œuvre catastrophique de l’homme. Il doit donc redevenir « raisonnable », ce qui veut dire qu’il doit faire ce qu’on lui dit sans sourciller, s’il ne veut pas s’autodétruire. On publie des images ou des vidéos choc pour frapper l’opinion qui à partir d’une image réelle ou même truquée, comme celle de l’ours blanc sur son glaçon, généralise et prend peur. En un mot nous vivons les débuts de l'apocalypse. "La maison brûle" comme disait le Président Chirac, "et nous regardons dehors" (attribué à N. Hulot). C'est ainsi, nous répète-t-on, qu'à l'heure actuelle :

- les typhons/cyclones/ouragans sont plus nombreux et plus puissants que jamais "dans l'histoire". Ils
dévastent la planète comme jamais auparavant.

- Les sécheresses dévastatrices se multiplient sur le globe et sont de plus en sévères.

-Les régions sèches le seront plus encore.

-Les inondations, "à répétition" que nous connaissons sont inédites.

-Les tornades sont plus dévastatrices et mortifères que jamais.

-Etc. 

Pour sa part, le Président de la COP21, Laurent Fabius, a déclaré récemment, lors d'une émission sur Eur1 (le 5/10) : « ...Mais le fait que l'on ait des pluies, des typhons, des événements de plus en plus lourds et de plus en plus nombreux, ça, c'est en lien avec le dérèglement climatique ».Faux comme le montre le graphique ci-dessous.


Tout récemment, le 5/10/2015, après avoir affublé, en bloc, tous les "climato-sceptiques », y compris quelques Académiciens des Sciences, d'un nom d'oiseau que je ne répéterai pas, Nathalie Kosciusko-Morizet nous a doctement assuré que : « Mais ça n'est pas ça que ça fait, le changement climatique. Ça multiplie ce qu'on appelle “les événements climatiques extrêmes”, c'est-à-dire que là où il y a du désert ça va être toujours plus sec, et là où il y a des problèmes d'ouragan, il va y en avoir toujours plus... On ne peut pas lier un  événement climatique extrême au changement climatique, mais on sait que la multiplication lui est liée. » Faux, les sécheresses sont en diminution, comme le montre le graphique depuis 1989 comme le montre le graphique ci-dessous donnant l'étendue des sécheresses et la terre reverdit.

Sur quelles informations se base cette docte personne ? Pas sur les publications des centres scientifiques chargés de ce suivi, car malheureusement pour elle, les faits sont là, il n’y a pas de multiplication des ouragans, ni de l’ensemble des évènements catastrophiques sur un siècle et plus récemment depuis 2010 le nombre est en diminution et 2014 était en-dessous de la moyenne.

Mais même le Pape, très attaché aux discours mondialistes, s’en mêle quoique plus prudemment (Galilée lui rapperait-il quelque chose ?) : .. « il est en outre difficile de ne pas le [NdT : le réchauffement] mettre en relation avec l’augmentation d’événements météorologiques extrêmes, indépendamment du fait qu’on ne peut pas attribuer une cause scientifiquement déterminable à chaque phénomène particulier. » Que ce guide de l’humanité se rassure : « L'année 2014 a vu un déclin des pertes humaines résultant de calamités naturelles par rapport à celles qui ont été enregistrées en 2013. Cette année 2014 a été substantiellement, 89%, moins meurtrière que la moyenne des années 2004-2013 qui est d'environ 76000. Durant les dix dernières années, des événements singuliers majeurs (tels le tremblement de terre à Haïti 2010); en Chine (2008) et en Indonésie (2004) ainsi que le cyclone Nangis au Myanmar (2008) ont biaisé la moyenne annuelle. »

Il suffit de consulter les relevés disponibles pour constater qu’il n'y a pas de tendance haussière ou baissière de la fréquence des tempêtes tropicales et des ouragans pour le globe depuis 1971. Tout cela est remarquablement stable depuis des décennies dans les deux hémisphères comme on le constate sur le graphique ci-dessus. On peut étendre cela aux tremblements de terre dont la fréquence et l’amplitude sont remarquablement stables de 2004 à 2014.

Pourtant dès le 18 décembre 2009, Nathalie Kosciusko-Morizet déclarait dans les Echos que : « Les effets ravageurs des excès de CO2 dans l’atmosphère sont déjà là : pas moins de 250 millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont frappés chaque année par des tsunamis, des cyclones ou d’autres formes moins soudaines de catastrophes climatiques, notamment la montée des eaux ou la désertification de certaines régions. ». D'où sort-elle ces chiffres ? Lors de son discours à Manille le 26 février 2015, François Hollande maniait la peur : « Le GIEC est allé plus loin, en indiquant que si nous ne faisions rien, dans les prochaines années, ce n’est pas un réchauffement de la planète de 2 degrés que nous allons connaître d’ici la fin du siècle, mais de 3, 4, voire 5 degrés. Et avec des conséquences que l’on n’a pas besoin de forcer pour les décrire, nous les connaissons déjà ; tsunamis, tremblements de terre, élévation du niveau de l’eau, atteinte inexorable à la biodiversité … »

Des chiffres donnés sans historique permettant de comparer, tirés d’un chapeau ou de modèles mathématiques prévisionnistes sans aucune base de vérification depuis 20 ans, forment l’arsenal de la peur sur une population relayé par des médias aux ordres. Peu de journalistes relaient des informations différentes, si c’est le cas, on les expulse. La plupart d’entre eux se contentent de répéter ce que les politiques et les ONG,  soutenues par l’ONU, font savoir. Le journalisme d’investigation est quasiment absent dans ce domaine comme dans tant d’autres. 

En réalité, les chercheurs du domaine s'opposent encore sur des questions aussi fondamentales que le rôle exact de la variabilité naturelle, de la sensibilité climatique à l'augmentation du CO2, de l'importance des oscillations océaniques ou des fluctuations de l'astre solaire. Deux peurs sont principalement utilisées, la montée des mers et la fonte des glaces. Il me faut en parler plus en profondeur, si j’ose dire, pour en dénoncer la manipulation avant de mettre en lumière les conséquences désastreuses entraînées sur l’esprit critique des peuples et les conséquences financières. Mais le plus grave, c’est l’histoire du russe Popof qui se perpétue, la soumission de scientifiques à un pouvoir. Eisenhower nous avertissait, dès 1961, que : 

"La possibilité d'une domination des scientifiques de la nation via l'emploi fédéral,

Les attributions de crédits et la puissance de l'argent est toujours présente,

Et doit être envisagée avec gravité". 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon