lundi 29 août 2016

Islamisation et immigration : Burkini et Calais

Camp de La Lande à Calais
L’affaire « burkini » sature la vie politique de notre pays alors que le nombre de musulmanes qui arborent cette tenue est ridiculement faible. Par contre c’est probablement de l’ordre de 12.000 migrants qui polluent la vie du département du Nord entre Calais et Dunkerque. Les violences se multiplient à l’intérieur des zones de « parcage », car nous traitons ces gens-là comme des bêtes laissant principalement aux autochtones le soin de gestes humanitaires. Mais les actes de délinquance, d’agressions se multiplient à l’extérieur dont les habitants et les chauffeurs de camions sont l’objet. Il y a donc une focalisation sur le burkini qui fait oublier un problème beaucoup plus difficile à résoudre. Un gouvernement incapable de mettre un terme à une polémique vestimentaire qui ne prend de l’ampleur que parce qu’il ne sait pas, ou ne veut pas la résoudre, ne risque pas de régler un problème qui demande de remettre en cause les traités européens et les décisions de Bruxelles en matière migratoire.

L’affaire « burkini » est l’exemple type de la couardise de notre gouvernement qui finit par se diviser sur les solutions à prendre. Pourtant sa démarche devrait être des plus simples. Nous disposons d’une législation qui interdit l’exposition publique de signes religieux ostentatoires. La seule question est donc : « s’agit-il de signes religieux ostentatoires ? ». C’est le nœud du problème. Si oui ils doivent être interdits, sinon ils font partie de la liberté de port de vêtements autorisés qui ne tombent pas sous le coup de la loi. Alors oui ou non ? Pour le savoir il faut se tourner vers les représentants de la religion musulmane et c’est le rôle du Ministre des Cultes, Bernard Cazeneuve qu’on a peu entendu dans cette affaire laissant Valls et Najat Belkacem en découdre. 

Il y en a trois organisations musulmanes qui ont leur mot à dire sur les problèmes religieux : le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) créé sous Sarkozy, l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France, liée aux Frères musulmans et ayant la vice-présidence du CFCM) et  le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France très actif sur l’affaire burkini). Le Ministre des Cultes doit les réunir et leur poser la simple question suivante : « Considérez-vous ou non le burkini comme un signe accepté comme religieux par le Coran et ses préceptes ? » Si la réponse est oui, notre législation nous impose d’en interdire le port ailleurs qu’en privé. Si la réponse est non, le port sera autorisé mais ceci pouvant porter confusion dans l’esprit des « infidèles », nous vous demandons non seulement de le dire expressément par une lettre au gouvernement signé des trois organisations, mais aussi de demander par voie médiatique et religieuse de renoncer à cette tenue pour éviter ce qui pourrait apparaître comme de la provocation. C’est en effet ce point qui a incité les maires à prendre des arrêtés d’interdiction. Voilà c’est tout.

Que les organisations musulmanes louvoient en pratiquant la taqiya est probable ou tout au moins possible mais c’est au Ministre qu’il revient de les pousser à se découvrir. Si ce n’est pas déjà fait, c’est que nous sommes dirigés par des ânes, mais je pense plutôt que nous avons des couards ou des larbins de Bruxelles et du NOM qui n’osent plus bouger le petit doigt de peur de se voir désavoués. C’est d’ailleurs les mêmes raisons qui laissent s’aggraver le problème migratoire à Calais et ailleurs. Alors que les rixes se succèdent, la situation dans les camps de la région devient intenable, selon la police, et d’intenable elle passe au stade explosif. Selon les propres estimations des forces de l'ordre, le nombre de migrants au camp de la Lande, baptisée la «jungle»  à Calais, est passé de 4.500 en juin à 10.000. Selon le syndicat de policiers Alliance, si l'on compte le camp de Grande-Synthe, près de Dunkerque, et les multiples implantations sauvages dans plusieurs agglomérations côtières, ce sont au moins 12000 déracinés qui se concentrent dans la région, dans l'espoir de rejoindre la Grande-Bretagne : « Il y aura bientôt tellement de gens dans la “jungle” que chaque jour qui passe rend plus périlleuse une évacuation en masse ».

Qu’a fait le gouvernement ? Pour faire face aux assauts répétés des migrants qui tentent de monter dans les camions sur les axes routiers comme l'A16, la Place Beauvau a fait passer à Calais le nombre de compagnies de CRS de 8,5 à 10,5, soit environ 150 hommes de plus. Ceci n’est qu’une mesure conservatoire qui ne règle en rien le problème. Le gouvernement a annoncé cet été vouloir faire passer le nombre de places dans des « centres d'orientation » ailleurs en province de 2000 à 5000. Mais les 3000 places supplémentaires promises n'existent, pour l'heure, que sur le papier. Le camp de Calais est devenu une zone de non-droit où le contrôle de nuit n’est pas assuré même dans la zone de « 1500 cages à poules », pardon de containers, créée par le gouvernement. Ainsi, « dans la nuit du 22 au 23 août, une rixe a éclaté entre 400 Afghans et 400 Soudanais, faisant un mort et six blessés graves. » Conclusion: « Le ras-le-bol des Calaisiens et des commerçants est palpable. L'économie, le tourisme s'en ressentent, les policiers ont l'impression de ne servir à rien. »

Par ailleurs l’accord du Touquet avec le Royaume-Uni s’avère un marché de dupes forçant la France à jouer les gardes-frontières, moyennant quelques compensations financières qui ne tiennent pas compte de l’arrivée de plus en plus massive de migrants. Or seulement une vingtaine d’entre eux auraient réussi à passer de l’autre côté du Channel. Un tri réel des migrants économiques n’est pas effectué pour des reconduites hors du territoire. Entre le 1er janvier et le début du mois d'août, à peine plus de 1100 illégaux ont été expulsés, soit une baisse de 4% par rapport à la même période de l'année précédente. Dans le même temps, dans le Nord, pour un total de 450 expulsions environ, il n'y a que sept éloignements de plus… en sept mois. Cet abcès devient une honte pour la France, alors en effet il faut mieux saturer les médias de discussions épidermiques plutôt que de montrer la plaie ouverte purulente de Calais-Dunkerque qui risque de distiller la violence, les viols, les exactions de tout nature sur l’ensemble du territoire… comme en Allemagne. 

Les batailles idéologiques ne règlent rien.

Elles masquent la réalité de notre pays, 

Un pays en déclin où le chômage

N’a pas plus de solution 

Que l’immigration…

Et l’islamisation ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon