jeudi 4 août 2016

Climat et EnR : c’est du vent ! (4ème partie)

Revenons à des choses beaucoup plus sérieuses avec les conséquences de la double arnaque du climat et des EnR. Les prévisions climatiques ne reposent sur rien de crédible pour l’instant mais on continue à balancer des informations alarmistes soi-disant sorties d’une étude récente signée par 450 scientifiques, sauf que l’on se garde bien d’attendre que les sommités de la discipline émettent un avis sur ces résultats. La presse, trop heureuse voire payée pour diffuser, surfe sur la peur qui fait vendre : « Les changements climatiques aggraveront de manière significative les conditions de vie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord », explique le professeur Jos Lelieveld, l’un des principaux auteurs de l’étude.« À l’avenir, le climat d’une grande partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord pourrait changer d’une manière telle que l’existence même de ses habitants soit menacée. » « Si l’humanité continue à libérer le dioxyde de carbone au même rythme qu’aujourd’hui, les gens qui vivent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devront s’attendre à environ 200 jours inhabituellement chauds [par an] selon les projections des modèles ». Les modèles mathématiques n’ont pas été capables de prédire l’évolution du climat depuis 20 ans mais on est capable de prévoir le climat en 2050. Pour que l’on puisse continuer ainsi la manipulation de la peur, c’est qu’il y a beaucoup d’argent à gagner.

L’industrie du climat, celle des multinationales a trouvé sa façade de publicité avec la COP21 en exposant toutes leurs activités dans le domaine des EnR, en omettant de dire que ce n’est pas sur elles qu’elles tirent leurs bénéfices mais une large publicité sur leur engagement pour la santé du monde. Elles sont très friandes du trafic sur la taxe carbone. Leur bon comportement affiché pour la planète leur permet d’obtenir des quotas carbone gratuits, grâce à un intense lobbying auprès des pouvoirs publics,  qu’elles peuvent monnayer dans un grand marché mondial. Dans cet univers kafkaïen dans lequel nous sommes entraînés, il y a pourtant des lueurs d’espoir et la première vient de l’Australie, pourtant considéré comme le pays écologique de référence. Des millions de dollars ont été dépensés en campagnes de promotion de la législation anti-carbone, et les sondages exprimaient le soutien d’une nette majorité d’Australiens à une « action » en la matière. Pourtant le 17 juillet, le Sénat australien a adopté la législation sur l’énergie propre (abrogation de la taxe carbone), loi 2013, faisant de l’Australie le premier pays à abroger une importante initiative sur le changement climatique. La modélisation de la taxe par le Trésor, généralement considérée comme plus conservatrice, a montré que le ménage moyen serait frappé d’une augmentation du coût de la vie de plus de 550 $ par an, directement attribuée à la taxe, alors que les factures d’électricité ont augmenté de plus de 10%. L’Australie ne produisant que 1,2% des émissions mondiales, la douloureuse taxe a été estimée ne diminuer le réchauffement que d’un minuscule 0,004 degrés au cours des 100 prochaines années. On peut se demander pourquoi la France qui est l'un des pays émettant le moins de CO2 par habitant veut laver plus blanc que blanc ?



Le principe de base du « pollueur-payeur » a vite eu l’assentiment de l’opinion publique, bien préparée par le battage politico-médiatique sur le réchauffement climatique d’origine anthropique. En réalité on peut douter de son efficacité vu que les variations naturelles observées depuis des siècles sont d’une ampleur beaucoup plus grande et même que l’origine du réchauffement climatique est encore mal connue. Malheureusement le principe même a été dévoyé donnant lieu à un trafic organisé entre les entreprises pouvant disposer d’un surplus de droits à polluer et ceux qui en manquent parce qu’ils dépassent les normes carbone autorisées et doivent payer chaque tonne de dépassement. Et on est passé au principe du "pollueur payé". Tout ce trafic doit être alimenté par une taxe payée par la population. Alors que le carburant carboné est déjà taxé à 150%, on demande donc à chacun d’entre nous de participer à l’enrichissement des multinationales. La création de la contribution climat énergie (CCE) était mise néanmoins en place suivant ce calendrier prévu :

  • au 1er avril 2015, augmentations de 2 centimes par litre de la taxe pour l’essence et de 2,4 centimes par litre pour le gazole (TVA incluse) ;
  • en 2016, la TICPE sur l'essence de nouveau relevée de 2 centimes et celle sur le gazole de 2,4 centimes ;
  • la taxe sur le gaz naturel augmentée de 0,35 centime par kilowattheure en 2015;
  • la taxe sur le fioul domestique augmentée de 2,73 centimes d’euro par litre en 2015.

La taxe carbone doit rapporter 2,4 milliards d’euros en 2015 et 4 milliards en 2016 (dont 1,5 milliard sur le diesel). Voilà une conséquence sonnante et trébuchante de l’arnaque du climat dont les bénéficiaires sont les multinationales.



Quand Engie, Total et Lafarge lavent plus vert, ça peut leur rapporter gros et polluer toujours autant. Ces entreprises se présentent comme "écolo-responsables" alors qu’elles émettent des quantités massives de CO2. Derrière les grandes déclarations de principes, c’est à qui trouvera les meilleurs moyens pour continuer à faire du business sans se soucier de la planète. Et chacun a sa spécialité. À moins de 200 kilomètres de Melbourne, en Australie, Engie (ex-GDF Suez) exploite la centrale à charbon la plus polluante du monde. En février 2014, un incendie s’est déclaré dans la mine à ciel ouvert qui l’alimente. Il a asphyxié toute une région pendant des semaines. Coût pour la collectivité australienne : 18 millions de dollars, tandis que des intérimaires chargés de "liquider" la catastrophe, sans masques, ont été atteints par des maladies de mineurs. Engie émet 131 millions de tonnes de CO2 par an.



Dans le marché des quotas de carbone le cimentier Lafarge – 93 millions de tonnes de CO2 émises par an – est passé maître à ce petit jeu. Entre 2008 et 2014, il aurait engrangé 485 millions d’euros en revendant ses quotas en trop. Une fortune obtenue grâce à la générosité du système mis en place par l’Union européenne. Mais dans le domaine des pollueurs Total tient une bonne place en extrayant au Canada le pétrole le plus sale du monde, les sables bitumineux. Pour produire un seul baril de brut, il faut deux tonnes de sable, brûler énormément d’énergie et émettre des quantités astronomiques de CO2. Pourtant Total – 44 millions de tonnes de CO2 par an – vient d’investir pas moins de 12 milliards de dollars à Fort McMurray, en Alberta, une région boréale et glacée, pour extraire ce sable gris et poisseux. Il finance un gigantesque oléoduc passant sous le fleuve Saint-Laurent, au Québec, pour alimenter les supertankers de l’Atlantique.



Engie, Lafarge et Total, trois fleurons industriels français, devant les caméras, encensent la COP21 et s’engagent à respecter ses objectifs, alors que, hors champ, ils polluent à tous les étages. Mais leurs publicités sont enchanteresses. Chez Engie c’est hydraulique, éolien, solaire, biomasse, géothermie mais nulle référence aux énergies fossiles et au nucléaire qui forment l’essentiel de leur activité. Les pollueurs ont même réussi à se faire payer. N’oublions pas que tout cela est la conséquence de la peur du réchauffement climatique, de son origine soutenue mordicus du CO2, peur utilisée pour une ponction de l’argent des ménages au profit des multinationales. On comprend que ces multinationales  puissent dépenser sans compter pour continuer à subventionner les politiques, les médias et les scientifiques qui leur fournissent des arguments et à priver de crédits les autres ou même à les empêcher de poursuivre leurs travaux. Mais avec les EnR dont nous allons parler prochainement, l’argent coule aussi à flot vers les mêmes. 

Ce n’est pas la nature que l’on doit protéger

La nature est le pire ennemi de l’homme. 

Il faut empêcher l’homme d’en rajouter

En rendant la nature plus agressive. 

On nous fait croire au carbone

Sans aucune raison sauf 

Celle d’enrichir

Les riches !
Claude Trouvé

Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon