samedi 18 juillet 2015

Quand l'Islam enjambe le "channel"



L'Islam se répand en France aussi vite que la population de souche se déchristianise. Nous voyons fleurir les mosquées un peu partout et, si elles ne sont pas encore aussi nombreuses que les églises, c'est que la population musulmane est encore minoritaire. Le déficit en nombre de fidèles  par établissement religieux est en train de se réduire rapidement par rapport aux églises et aux temples. La grandeur et la beauté de certaines mosquées va rivaliser avec nos cathédrales. Les projets grandioses commencent à fleurir, c'est à la grande ville qui aura la plus belle mosquée. Celle d'Aulnay-Sous-Bois est immense et son minaret s'élève au-dessus de la ville comme on le voit sur la photo ci-contre (minaret que les Suisses ont refusé par votation).

Mais le Royaume-Uni a ouvert avant nous un espace d'accueil à cette civilisation et les manifestations de sa force est plus visible. L'affirmation des droits de l'Islam y sont plus visibles. Ainsi les tribunaux d'arbitrage musulmans, familièrement appelés tribunaux de la charia, ont existé dans le Royaume-Uni depuis 1996, lorsque la Loi sur l'arbitrage a commencé à permettre différentes lois religieuses pour être appliquées dans des cas tels que le divorce. Ces tribunaux n'appliquent pas les lois du Royaume-Uni mais les leurs qu'elles soient ou non compatibles. 

C'est ainsi qu'Aina Khan, la première femme juge de la charia, la loi de la Grande-Bretagne, a émis un avertissement inviolable qui va à l'encontre du droit du Royaume-Uni, en précisant que "le gouvernement ne peut pas demander aux musulmans de ne pas avoir plus d'une femme". Alors que les tribunaux sont censés travailler dans le droit du Royaume-Uni, de récents rapports suggèrent que les jeunes musulmans ne font pas enregistrer leurs mariages auprès du gouvernement au regard du droit civil britannique, mais le font simplement en utilisant les cérémonies du Nikah. Ceci qui peut conduire à des hommes ayant un certain nombre de femmes, et aucunes des responsabilités juridiques à leur égard habituellement exigées selon la Loi sur le mariage de 1949.

Selon le Times au moins 100 000 couples vivraient dans de tels mariages, qui ne sont pas valides au regard du droit du Royaume-Uni, selon les experts. Les ministres craignent que les femmes puissent être laissées sans le droit à une part équitable du patrimoine si la relation se termine, tandis que d'autres sont obligées de se soumettre à d'autres "maris." Un avocat d'une famille islamique leader avertit que l'augmentation dans les cérémonies de la charia, parmi les 2,7 millions de forte population musulmane en Grande-Bretagne, avait pour raison la croissance d'une «polygamie secrète." "Probablement un quart de tous les couples que je vois porter sur des questions de polygamie". Aina Khan a déclaré au Times. "Il ya eu une énorme augmentation au cours des dernières années parce que les gens peuvent avoir un nikah secret [de mariage islamique] et personne ne va le savoir." 

L'exercice des tribunaux islamiques est "admis" et connu au Royaume-Uni et ils se développent en France mais d'une façon discrète et non reconnu officiellement. Ce remplacement du mariage civil par ce mariage musulman ouvre la porte à des pratiques issues de la charia concernant tous les actes de la vie civile dont le mariage et le divorce. Autrement dit un mariage musulman échappe aux lois françaises. Une civilisation cohabite avec ses propres règles de vie et ses lois. On constate qu'une évolution se dessine de plus en plus dans ce sens avec un durcissement notable chez les jeunes pour une application stricte de la charia qui par essence ne peut se soumettre aux lois de la République, pas plus qu'à celles du Royaume-Uni. 

Djihadisme et retour aux valeurs ancestrales de la charia 

Ne sont que les deux facettes d'une civilisation

Qui rejette l'assimilation et nos valeurs. 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon