jeudi 16 octobre 2014

Une autre route pour la France ! (9ème partie : l’indispensable assimilation)



Deux constats fondamentaux doivent guider la fin du processus de réflexion sur l’immigration. Celle-ci doit correspondre aux possibilités d’intégration du pays, c’est-à-dire aux possibilités de travail rémunéré. Ceci est valable pour toutes les immigrations quelque en soit la provenance. Tous les immigrés des anciennes vagues d’immigration, qui sont devenus français ou qui résident en France, ont eu pour premiers objectifs de trouver du travail et d’apprendre la langue. Dans leur esprit l’atteinte de ces deux buts leur ouvrait les portes de l’assimilation, celles où un climat de chaleur humaine s’établissait avec leur nouveau pays et leurs enfants prenaient un prénom français. Souvent il restait ce petit parfum de l’accent du pays d’origine qui finissait le tableau de l’immigré assimilé.

Toutes les provenances de l’immigration ne sont pas égales dans le processus d’immigration. Les immigrés d’Asie ont une facilité naturelle à l’intégration et à l’assimilation, et ne présentent pas, hormis dans certaines grandes villes, de phénomènes de concentration communautaire qui les isoleraient de la population d’accueil. Il en est de même pour les immigrés de l’Est de culture chrétienne. L’assimilation de l’immigration musulmane ne se présente pas aussi bien. Il s’agit de la partie la plus importante en nombre de l’immigration, depuis au moins quarante ans. Le niveau social assez bas dès les premières arrivées a conduit à des habitats d’accueil très concentrés, baraquements et HLM. Ceci se perpétue avec l’apparition de ghettos dont bon nombre sont des espaces de non-droit. 

Cette évolution vers une communauté musulmane qui a de plus en plus de mal à s’assimiler tient désormais au facteur culturel qui est la devanture d’une civilisation qui ne s’était approché de la nôtre que par le commerce et par les armes. Nier ce facteur culturel ne peut conduire qu’à l’échec de l’assimilation, qui est le constat actuel avec un chômage et une délinquance plus élevés dans cette population, ainsi qu’à des manifestations visibles de leurs origines familiales étrangères et des revendications de droits culturels spécifiques dont le voile et le halal sont les parties les plus visibles aujourd’hui. Si rien ne change, le durcissement de la situation dans les quartiers, dits pudiquement « sensibles », augure de ce qui nous attend. 

La première évolution à faire dans notre pays est de revenir vers une cohésion nationale qui s’est réduite à la dimension d’une cohésion sociale. Notre modèle de l’Etat-providence est remis en question par une population qui en voit arriver une autre par trop dissemblable remettant en cause leurs principes et leurs valeurs. L’assimilation ne peut se faire dans le sens de l’assimilation de la culture française dans la culture musulmane. Le sentiment de rejet ne peut que s’amplifier si une assimilation en sens inverse n’est pas politiquement affirmée et mise en œuvre. Une solidarité durable ne peut se construire que sur la base d’affinités partagées. 

L’identité nationale est le creuset dans lequel doit se fondre l’assimilation. Elle doit être promue non seulement auprès des immigrés musulmans mais aussi auprès de notre propre population qui ne semble plus en prendre conscience que dans les manifestations sportives internationales. Le drapeau français ne peut être bafoué et il devient urgent de repenser à un service civil ou militaire pour tous les jeunes français. C’est dans ce court moment de la vie que la jeunesse prend conscience de l’idée de nation et que pour défendre un pays chacun est égal devant la mort. Sans doute cette information ferait voir le djihadisme sous un autre angle à certains jeunes musulmans.
 
La deuxième action sur la population musulmane, en particulier auprès des jeunes, se situe dans le respect des lois, des principes et des normes collectives. On ne peut se servir du prétexte de la précarité sociale ou de conflits de classes pour admettre que ceux-ci soient violés. Ces prétextes ne peuvent plus être retenus pour excuser l’attaque des pompiers, les voitures brûlées, les magasins, les écoles, les gymnases, les bus incendiés. Tous ces évènements relèvent plus d’un phénomène de déstructuration identitaire que de la pauvreté et de la misère que l’on a pu connaître dans le passé. Les moyens policiers et juridiques doivent être à la hauteur du respect nécessaire de l’Etat-providence et du vivre-ensemble.

La deuxième action est le respect sans faille de la laïcité, valeur fondatrice de notre pacte moral et social qui place les lois au-dessus des commandements religieux. La laïcité n’a aucune concession à faire et ne doit en aucune manière s’adapter à une nouvelle culture. Son action doit être centrée sur la propagation de notre propre culture et de nos valeurs morales. L’histoire française n’a aucune raison d’occulter la victoire à Toulouse et à Poitiers sur les musulmans, puisque elle a toujours relaté la Saint-Barthélemy. Par ailleurs l’école n’a pas à faire apprendre l’arabe tant qu’une autre langue que française ou anglaise (langues internationales dans l’UE), n’est pas proposée aux élèves.

Pour renforcer l’idée nationale et de l’égalité de tous devant la République, le port d’un uniforme, blouse ou autre, va dans ce sens. Il serait urgent qu’une « Charte du vivre-ensemble » soit élaborée, enseignée et mise en application. Le non-respect de l’autorité des maîtres et l’absentéisme à l’école doivent faire l’objet de sanctions de l’Etat-providence, donc de suspension automatique des allocations familiales. Le lieu où l’Islam est bien représenté est le milieu carcéral. Si l’on y admet les prêtres, il est normal d’y voir des imams mais il serait bon d’y introduire des cours d’éducation morale et civique dans le cadre d’une assistance au vivre-ensemble dans la République française laïque.

D’une façon générale, il faut tordre le cou aux « accommodements raisonnables », tels que les négocient les Belges, qui ne sont que le reflet de la peur des décideurs. En cédant, ils envoient  un signal que tout est possible et à pousser plus loin les exigences. De même il faut revenir sur la Charte des droits fondamentaux du traité de Lisbonne qui stipule dans son article 10 le droit « de manifester collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ». Cette Charte est en complète contradiction avec la loi française du 9 décembre 1905 et travaille à la libanisation de l’Europe.

Ce n’est pas faire du racisme que de demander que la loi s’applique à tous sans reculade. Ce n’est pas aimer l’émigré que de ne pas vouloir qu’il change comme le souhaite le multiculturalisme. Ce n’est pas le renier que de sauver nos valeurs qui sont devenues très fragiles. Il ne faut pas confondre l’approche touristique du multiculturalisme avec l’adoption de valeurs qui ne sont pas les nôtres. Nous sommes très capables de faire évoluer notre civilisation sans que notre nation ait besoin qu’une autre civilisation vienne sur son sol pour la modifier selon ses vœux.

Nous vivons avec l’immigration musulmane une aventure inédite et complexe où l’assimilation devient une urgence vitale parce que :

« L’Islam est une organisation complète

Qui englobe tous les aspects de la vie.

L’Islam est en même temps une culture et une religion,

Une science et une magistrature… »

Eric Zemmour

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon