mercredi 15 octobre 2014

Une autre route pour la France ! (8ème partie : le constat de non-intégration)

Il reste une évidence à laquelle il faut faire face. L’immigration de la civilisation musulmane est la plus importante et procrée plus que les autres sources d’immigration, en particulier pour les immigrés venus de l’Afrique sub-saharienne. Son implantation est aussi majoritaire car elle est de longue date. C’est pour cela que l’on parle d’immigration de peuplement. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de notre pays qu’une immigration importante la touche mais pas à ce point avec un flux qui ne se tarit pas. Mais ce qui rend cette immigration très particulière c’est qu’elle implante une nouvelle civilisation, qui va bien au-delà de la religion, même si celle-ci est sa raison d’être.

Comme l’a dit le roi du Maroc, elle est inconciliable avec la civilisation judéo-chrétienne et bien sûr avec la laïcité. Ceci ne veut pas dire qu’un musulman ne peut pas être assimilé mais cela implique qu’il abandonne la supériorité des préceptes de sa religion sur les lois de la République. La radicalisation de la jeunesse musulmane éloigne donc les perspectives d’une assimilation. Or c’est la population qui va devoir affronter le marché du travail, marché dans lequel l’assimilation est un facteur de réussite important. Il convient d’ailleurs de différencier l’intégration de l’assimilation. On peut dire que les immigrés ayant acquis la nationalité française sont intégrés mais ils ne sont pas pour autant assimilés. Les français qui manifestent derrière le drapeau algérien, sénégalais ou turc ne sont pas assimilés. Ils ne se sont pas approprié notre histoire, ni notre culture, ni nôtre mode de vie, ni même notre conception de la République. 

La France se divise alors en deux, ceux qui se sentent français d’abord et ceux qui se sentent étrangers d’abord mais qui ont accepté une « double nationalité » de fait, voire même qui rejettent la société dans laquelle ils sont nés et se tournent vers l’est en écoutant leur pays d’origine avec leurs paraboles. Les travaux de Michèle Tribalat, démographe, montrent que depuis les années 1958-1970, les jeunes se tournent de plus en plus vers leur culture dominée par l’Islam et se radicalisent. La proportion de ces jeunes dans la jeunesse française ne cessant d’augmenter, nous nous dirigeons vers des affrontements entre deux populations. Il ne faut pas chercher plus loin les raisons profondes de la montée du djihadisme chez les jeunes musulmans. 

L’attrait de leur culture, le manque d’identification à la population française, le sentiment de ne pas recevoir ce qu’il pense être leur dû, nourrit un besoin de reconnaissance qu’ils pensent trouver dans un combat pour l’Islam. N’oublions pas que la France a la minorité musulmane la plus importante de l’UE. Rater l’assimilation, ce que nous faisons, a donc un impact plus grand qu’ailleurs en Europe. La fracture ne peut que s’étendre puisque les musulmans se marient entre musulmans pour la majeure partie d’entre eux. Eric Kaufmann écrit : « L’exogamie des musulmans, l’épreuve de vérité de l’assimilation ». L’attention particulière que doit avoir tout bon musulman dans le respect de ce qui est licite ou illicite, de la séparation du pur et de l’impur, montre le désir de vivre selon les règles du droit musulman qui peut se substituer au droit public comme si cela donnait un droit particulier dérogatoire du droit commun. Le voile, le niqab, le halal n’en sont que les manifestations les plus visibles et emblématiques, donc défendues avec ferveur et constance. 

Le halal va même plus loin que les interdits alimentaires. Le mariage, dit halal, est conclu à la mosquée, sans passer par l’état civil. Ce qui fait que l’épouse tombe obligatoirement sous la loi de la charia et ceci permet d’ailleurs certains cas de polygamie. L’enquête Teo de l'INSEE montre que les jeunes se conforment de plus en plus à la pratique halal. Ils acceptent la restriction de la liberté d’expression dès qu’elle touche à leur religion. Même nos politiques se contorsionnent pour éviter de heurter. Ainsi François Hollande a parlé de guerre contre les « terroristes » du Mali en évitant soigneusement de parler de terroristes musulmans sous peine de se voir condamné par le Conseil Français du Culte Musulman. L’Islam se veut de plus en plus visible et admet de moins en moins toute allusion critique ou assimilée comme telle. 

L’affaiblissement de la notion de nation, que l’on n’ose même plus appeler patrie de peur d’être traité de fasciste, le désenchantement des peuples européens quant à l’émergence d’un nouveau bonheur du vivre ensemble, le repli sur un régionalisme exacerbé, l’incapacité de nos politiques à redonner des nouvelles perspectives à sa jeunesse et à redonner un souffle à la croissance, amplifie un repli dans le communautarisme, un affaissement de la solidarité nationale et une perte de confiance. Le manque de transparence donne le champ libre à une perte de cohésion et à un effritement de l’identité nationale. 

Si les français ne croient plus dans la dynamique de leur pays, ils ne doivent pas s’étonner que ce sentiment se transforme dans la jeunesse immigrée par une envie de retrouver des valeurs, des lois, un cadre de vie qui les rassurent et que leur offre l’Islam et les récits de leurs parents sur la terre qu’ils ont quitté. Comme l’exprime très bien Malika Sorel, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration, : « Une culture ne meurt que de ses propres faiblesses ». 

Il est donc illusoire de croire que l’argent versé dans toutes les mesures prises envers cette communauté d’immigrés changera la progression d’un mal vivre qui est le refus de plus en plus net de l’assimilation par une population jeune, qui n’a pas vécu hors de France dans les conditions difficiles de leurs parents ou grands-parents et qui ne peut comprendre que la France ne leur offre pas les mêmes perspectives que la jeunesse de souche. Comme ce sont eux qui peupleront de plus en plus la France et qu’ils représentent les 2/3 du problème migratoire, il est primordial de s’y intéresser et de faire une véritable politique d’intégration-assimilation qui n’existe pas dans les pensées et les actions des élites déculturées et serviles. C’est sur les mesures à prendre que se penchera le prochain article avant que l’opinion exprime un rejet tel qu'il ne puisse aboutir qu’à des affrontements sanglants.
  
« Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse des crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la « Nique » qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit ! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring… et de boxer à la française ! » 

« Il faut  bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : 

Je suis fier d’être français !

 Max Gallo 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon