dimanche 5 octobre 2014

Le Mariage pour tous, le peuple tousse !



Dimanche une nouvelle manifestation pour le « Mariage pour tous » va réunir des centaines de milliers de personnes à Paris et à Bordeaux. Les derniers sondages accréditent l’idée qu’un référendum sur ce sujet aujourd’hui ne recueillerait pas la majorité des voix. En dehors du fait de la crédibilité des chiffres, la société n’en est pas apaisée pour autant et la majorité ne peut arguer de ce fait pour éluder le problème d’autant plus que celui n’est pas tranché sur la PMA et la GPA par la Cour de Justice européenne. Seule la filiation a été reconnue pour l’enfant né d’un couple homosexuel, si je puis m’exprimer ainsi dans ce cas particulier. 

Malgré l’importance que revêt ce sujet pour l’évolution d’une société, je pense que l’urgence et l’importance des sujets, auxquels notre pays est confronté, est ailleurs. Notre économie s’effondre, notre indépendance est mise sous tutelle et nous subissons une immigration de masse, en majorité musulmane, qui procrée plus que le pays hôte et qui renie de plus en plus nos valeurs. Là sont les véritables problèmes que nous subissons sans chercher à les affronter. La dérive initiale sur le mariage pour tous est d’en avoir fait un sujet d’affrontement, pour des raisons sordides de camouflage politique d’une incapacité à faire basculer la courbe du chômage. Les couples homosexuels avaient une seule véritable raison de réclamer une évolution, elle tenait aux droits de succession pour les unions pacsées. 

Sur ce point le PACS pouvait être aménagé pour eux et l’affaire était dite puisque on nous l’avait vendu pour officialiser l’union homosexuelle, PACS qui a été d'ailleurs beaucoup plus utilisé par les couples hétérosexuels. Ces derniers ont ainsi réaffirmé l’évolution de la fragilité des mariages dans la société actuelle. La revendication de la reconnaissance de la filiation des enfants de couples lesbiens fait grand bruit pour entrer dans la loi. De fait ces couples, dont je connais l’une des histoires dans mon entourage, n’ont pas de mal à trouver des solutions pour faire reconnaître l’enfant comme français et lui permettre de bénéficier de tous les droits qui y sont attachés dont l’entrée à l’école, lorsqu’ils ont utilisé la PMA à l’étranger et accouché en France, par le simple jeu du droit du sol.

Deux problèmes se posent donc. Est-il utile de faire évoluer la loi pour la reconnaissance de ces enfants puisqu’elle existe déjà ? Les enfants de couples lesbiens vivent-ils aussi bien que les autres dans leur vie scolaire d’abord, moment le plus important de leur existence ? Dans les deux cas, je réponds personnellement non. Les couples homosexuels sont, pour l’instant car je ne préjuge pas de l’avenir, très minoritaires. La loi ne peut qu’inciter et faciliter cette création d’enfants et il se trouve que ces enfants ne peuvent vivre bien leur situation de par justement leur situation marginale. A titre d’exemple l’évocation de la Manifestation pour tous de dimanche a suscité l’occasion de commentaires blessants des autres enfants de l’école… et l’enfant est rentré en pleurant. 

De plus dans ce cas, les deux lesbiennes se sont séparées et la mère biologique a gardé l’enfant et a trouvé une nouvelle compagne. Cet enfant se trouve donc dans un environnement féminin de trois femmes, toutes ayant une raison de se faire considérer comme une « maman ». Donc si l’on peut admettre que chacun a le droit de diriger sa vie comme il l’entend et que les couples lesbiens doivent le respect du reste de la population, on ne peut affirmer qu’un enfant ne subit pas le fait de n’avoir pas de papa biologique connu. C’est pourquoi je réponds non aux deux questions qui n’en font qu’une. 

Une troisième question est à l’ordre du jour et peut avoir la même réponse. Elle est plus complexe, c’est la légalisation de la pratique de la PMA en France. Tant que la PMA est pratiquée à l’étranger et que les lois existantes permettent la reconnaissance des droits de filiation sans qu’une nouvelle loi en précise explicitement la légalité on est dans un flou qui peut s’interpréter comme un geste humanitaire envers celles qui contournent la loi mais doivent être d’autant plus demandeuses que les difficultés qui les attendent sont importantes. Si une loi spécifique est votée, on facilite cette option dont on sait par ailleurs qu’elle ne peut être la meilleure pour l’enfant. Ne confondons pas le plaisir des mères avec celui de l’enfant. 

C’est un vrai problème de société qui est posé et qui peut nous entraîner loin, vers la GPA qui n’est que la reconnaissance de l’égalité des droits entre hommes et femmes. On nous dira que puisqu’une femme peut se prostituer pourquoi ne louerait-elle pas son utérus ? Nous sommes entraînés vers une évolution tellement rapide qu’elle devient incontrôlable. A titre d'exemple sur la photo ci-contre nous pensons assister à une cérémonie de mariage où la mariée est entourée de ses demoiselles d’honneur. Nenni, il s’agit d’un trio de lesbiennes qui se marient fictivement dans le Massachusetts lequel ne reconnaît pas encore ce genre d’union. Mais c’est une façon de faire évoluer les idées et chacun sait que ce qui vient des USA arrive tôt ou tard en France. 

Mais sur la photo suivante on voit qu’il ne s’agit pas que d’un coup médiatique. Un enfant va naître et il aura trois mères… et peut-être par la suite beaucoup plus. Certes toute société doit évoluer, nous ne vivons plus sous la férule de l’Église et nous ne sommes plus obligés de faire l’amour dans la position du missionnaire. Cependant les brusques évolutions sont toujours destructrices car elles ne permettent pas d’en voir tous les inconvénients ni de mettre en place tous les garde-fous. Dans une entreprise l’évolution très rapide des instruments se heurte surtout à la lenteur de l’évolution des esprits, de même l’évolution trop brutale des lois d’une société peut la faire basculer dans l’inconnu et la dénaturer jusqu’à un point de non-retour. 

Notre société française va d’ailleurs se heurter dans un proche avenir à l’éclosion de la civilisation musulmane dans notre législation par simple effet du nombre. Sur ce point on va assister au rejet de l’homosexualité et à la demande de légalisation de la polygamie ! Ce n’est pas pour plus tard, cela se dit déjà. On voit que nous n’avons pas fini de remettre en cause les fondements de notre société dont on vante encore le multiculturalisme ! 

Le pays se meurt mais aspire à modifier ce qui l’unit encore.

Démembrement et renoncement sont à l’œuvre 

Dans une gouvernance déboussolée ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon