samedi 25 octobre 2014

Le capitalisme, une drogue qui peut tuer ! (4ème partie : la fin justifie les moyens)



A l’heure du social-libéralisme on constate que la part belle faite au capitalisme financier, sous couvert d’aide à un capitalisme soi-disant productif et à un interventionnisme de l’État plus prégnant, ne nous conduit pas vers les résultats sociaux que prônent les interventionnistes de gauche et de droite. Le chômage augmente ainsi que le nombre de pauvres, et les prestations sociales sont rabotées par le nombre de médicaments remboursés et le pourcentage du montant de remboursement, par la diminution des allocations familiales et du quotient familial. Le tout est couronné par une pression fiscale principalement sur les classes moyennes. Le social-libéralisme s’écartèle entre l’interventionnisme de l’État à relent totalitaire et une soumission à un diktat du capitalisme financier où la justice sociale est un paravent derrière lequel l’État renforce son pouvoir de ponction au profit et à destination principalement des banques et des multinationales.

L’État qui symbolise le capitalisme, que l’on soit républicain ou social-démocrate, c’est les États-Unis. A côté, mais tout contre, opère le complexe militaro-industriel et financier qui a imposé le dollar comme monnaie d’échange pour le pétrole, puis progressivement comme monnaie de référence et de réserve sur l’ensemble des transactions. Les USA ont ainsi gagné une hégémonie mondiale qui s’appuie sur sa puissance monétaire et militaire depuis la disparition de l’URSS et la période de destruction interne de la Russie dans les années 90. 

Depuis le redressement de la Russie avec l’arrivée de Poutine au pouvoir et la montée de la puissance économique de la Chine, qui vient récemment de prendre la première place mondiale, le capitalisme américain déclenche une guerre tous azimuts pour retarder sa chute, lente mais continue. Tous les moyens sont bons pour ce qui touche à ces deux pays, à la monnaie et aux réserves minières et surtout énergétiques. On peut en donner des exemples constatés et en supputer d’autres. 

Saddam Hussein a affirmé une attitude de non-coopération qui menaçait les intérêts pétroliers américains, il a été éliminé. Kadhafi a contraint les pétroliers à des redevances très intéressantes pour la Libye en agitant l’épouvantail de la nationalisation, il a été assassiné. Bachar el-Assad n’a dû son salut pour l’instant qu’à l’intervention de la marine russe qui a mis une couverture radar sur le pays depuis la Méditerranée et au poids russe au Conseil de Sécurité. C’est pourquoi notre va-t’en guerre de Président, s’est vu lâché par les américains alors qu’il voulait en découdre en Syrie. L’affaire n’est pas terminée mais le pétrole syrien est toujours l’objet des préoccupations américaines avec la déstabilisation et la dislocation du pays.

L’Ukraine n’attire pas par son pétrole mais par tous les gazoducs qui la traversent et par sa frontière avec la Russie. Gaz, pétrole et provocation de la Russie sont au centre des actions en cours. Le moindre faux-pas de la Russie, qui est sur le gril, peut permettre une intervention militaire américaine dont on ne peut anticiper le développement vers une guerre chaude. Notons néanmoins plusieurs évènements troublants quand on sait que la disparition de Poutine à la tête de la Russie est un objectif comme celui des dirigeants précédemment éliminés. Tout doit être mis en œuvre, la déstabilisation intérieure, l’étouffement économique et financier et la destitution ou la mort de l’intéressé. 

Alors on se pose la question de la raison pour laquelle les rapports sur le crash du MH-17 malaisien en Ukraine n’ont pas été communiqués à l’ONU et publiés, et les enregistrements de la tour de contrôle ne Kiev n’ont pas été fournis, malgré la demande insistante de la Russie. On peut aussi constater que l’avion de Poutine passait une demi-heure avant dans la zone du crash. En lançant une accusation sur l’ennemi russe, ceci a permis aux USA de lancer des sanctions contre la Russie. L’annonce de l’entrée de l’armée régulière russe en territoire ukrainien, qui s’est bornée à des photos d’une colonne de véhicules de type russe (comment aurait-il pu en être autrement entre les belligérants ukrainiens) dans un endroit non identifiable, a permis de rajouter une autre couche de sanctions malgré les démentis de la Russie.

On constate que le pétrole et le gaz sont au centre de toutes ces interventions américaines. On peut donc, dans ce contexte de guerre se poser la question de la mort accidentelle du patron de Total. Cet accident d’un patron d’une grande société pétrolière, qui était défavorable aux sanctions prises contre la Russie, vu les intérêts de sa compagnie là-bas et qui en avait vraisemblablement discuté avec le numéro 2 russe, peut n’être qu’une coïncidence. Néanmoins certains détails comme le peu de dégâts sur le camion de déneigement, les informations contradictoires données à propos du chauffeur qui de mort est passé blessé puis ivre et finalement assez lucide, les démissions immédiates de deux responsables de l’aéroport, laissent à penser que la vérité ne sera probablement jamais réellement connue. 

Ce n’est de toutes façons pas l’intérêt des russes, si l’accident a été commandité, de le révéler sans déclencher une escalade dangereuse dans la guerre encore froide. Ce ne semble pas être pour l’instant dans l’intention de ses responsables mais cela pourrait le devenir sous la pression qui s’exerce sur lui pour raidir la position russe jugée beaucoup trop laxiste par certains. Malheureusement, comme dans toutes les actions de la guerre secrète, la vérité ne sort que bien plus tard… et encore. On ne peut donc en rester qu’aux suppositions et aux coïncidences étranges. 

Le capitalisme est une drogue, si le communisme est une idéologie. 

Pour l’un c’est l’argent, pour l’autre la propriété partagée. 

Si les deux peuvent donc tuer au nom de leur dieu, 

Si les deux enrichissent des privilégiés, 

Le premier garde un avantage, 

La liberté d’en vivre ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon