mardi 14 octobre 2014

Une autre route pour la France ! (7ème partie : l’aide au reflux de l’émigration)

Lorsque la rivière déborde il y a des raisons liées à la quantité d’eau et à la conformation du terrain. On peut néanmoins agir sur les deux. On peut réduire l’apport d’eau non pas celle venant du ciel, encore que l’on puisse imaginer agir sur les nuages comme on prévient la grêle, mais on peut dériver le trop plein vers des déversements moins dangereux pour l’homme et l’environnement. Toutes les catastrophes sont évitables… après ! Notre immigration de peuplement est comme un flot inondant l’Europe, un flot ininterrompu qui s’infiltre par le moindre interstice. On peut le ralentir, on ne peut l’arrêter complètement. Plus l’attractivité d’un pays sera faible et plus la fermeture des frontières sera efficace, plus le flot d’entrée sera donc faible, un point c’est tout. 
 
 Nous avons vu dans le précédent article qu’il y a de nombreux moyens de diminuer l’attractivité de notre pays pour les candidats à l’émigration des pays d’Afrique et d’Asie. Notre attractivité demande à être mise au moins au niveau moyen des autres pays européens. Par contre la fermeture des frontières est d’une étanchéité très faible puisque nos frontières sont celles de l’Europe, dont pour la plupart nous ne sommes pas maîtres. Il nous faut bien sûr reprendre le contrôle des entrées dans notre pays mais il est tout aussi important de diminuer autant que possible le désir d’émigration, en particulier des peuples africains. 

C’est donc une politique de concertation et même de connivence que nous devons avoir avec les pays qui fournissent cette émigration. Les pays qui nous concernent le plus sont les pays francophones où les candidats à l’émigration sont attirés par la langue que nous pratiquons en commun. Contrairement à ce qui se passe actuellement, ce n’est pas des conventions assurant un quota d’émigrés à chacun de ceux-ci mais à l’inverse des accords d’autant plus intéressants pour le pays qu’il retient son flux d’émigration. Cette position a déjà été comprise par certains chefs d’Etat comme le Bénin avec lequel Philippe De Villiers avait conclu un accord d’aide de la Vendée quand il était Président du Conseil Général. 

Ce n’est donc pas mission impossible et les aides sont très diverses. En particulier il n’est pas de l’intérêt d’un pays du tiers monde de voir ses élites se former en France et ne pas revenir dans son pays d’origine. Ce n’est pas notre intérêt non plus si cela vient prendre des emplois qui peuvent être pourvus par des français. L’obtention de bourses françaises pour étudier chez nous doit être liée à l’obligation de retourner au pays d’origine pour une durée définie longue. Cet argent est alors doublement bien placé parce que cela diminue le flot d’entrée et cela redonne des cadres et des gouvernants qui dynamiseront l’activité en rentrant chez eux. De plus ils auront lié des contacts avec des français qui favoriseront les échanges économiques et culturels. 

Cette politique de reflux de l’émigration est non seulement complémentaire de celle du contrôle du flux migratoire mais elle pourrait même finir par être le meilleur moyen grâce à l’accession des pays, qui émigrent chez nous, à un meilleur niveau de vie qui diminuerait d’autant le désir d’émigrer. Pour s’en persuader il n’y a qu’à voir à l’inverse le sentiment grandissant chez nos élites et nos entrepreneurs de quitter la France parce que son attraction est moins grande que d’autres pays outre-Atlantique par exemple. 

Force est de constater que nous menons une politique à l’inverse de ces deux dispositions, ce qui se traduit par des queues dans les préfectures pour les permis de séjour et les demandes de naturalisation, des communautés qui se regroupent dans des ghettos où la délinquance est plus importante (40% des détenus dans les prisons sont des musulmans d’où la demande d’augmenter le nombre d’imams qui les visitent), des jeunesses qui se détournent vite de l’école pour devenir des guetteurs rémunérés assurant la sécurité des trafics de drogues et ensuite des dealers, voire des trafiquants mafieux. 

Si nous contrôlons un peu les naturalisations, un peu car les filons pour se faire naturaliser sont publiés en terre africaine, les permis de séjour fleurissent pour éviter les sans-papiers qui ne sont que des « clandestins ». Les différentes aides que nous distribuons aux immigrés les font même parfois choisir de rester dans la clandestinité en profitant de celles-ci par personnes interposées. L’État ferme plus ou moins les yeux sur une situation ubuesque où les âmes charitables œuvrent en permanence pour que des solutions soient trouvées pour des personnes qui ont violé les lois de notre République et qui vivent la plupart du temps mieux que dans leur pays d’origine. Si tel n’était pas le cas, le téléphone « arabe » aurait vite donné l’indication que la France est à éviter. Évidemment ils attirent la pitié par rapport à notre niveau de vie et nous rentrons dans un humanisme qui nous ferait accueillir toute la misère du monde pour finir aussi pauvres qu’eux. 

Les mesures humanitaires immédiates sont un encouragement à venir chez nous, elles ne doivent donc être considérées que comme des palliatifs à une situation de laxisme de notre pays vis-à-vis de l’immigration. La véritable solution est de faire en sorte qu’ils soient suffisamment bien chez eux pour que notre attractivité ne les encourage pas à partir et que les risques de la clandestinité chez nous soient suffisamment dissuasifs.

Il n’est point de porte qui résiste à ceux qui veulent entrer. 
Mais comme les délices de Capoue ont endormi
L’envie de guerroyer de l’armée d’Hannibal 
                                                 
L’aide au reflux de l’émigration 

Fait renaître l’envie de… 

Rester au pays !


Claude Trouvé

Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon