lundi 13 octobre 2014

Une autre route pour la France ! (6ème partie : la gestion du flux migratoire)

L’article précédent a montré qu’une autre civilisation se substitue progressivement à la nôtre, civilisation soutenue par une religion qui remplit entièrement la vie de ses adeptes et s’impose comme ne pouvant être contestée par aucune autorité humaine autre que celle contenue dans les paroles du prophète. Ce point est très important et différencie ce type d’immigration de tous les autres. Il caractérise les difficultés d’assimilation pour ceux qui tentent de s’intégrer. Elle concourt à un regroupement dans une communauté qui identifie ces difficultés. L’immigration de travail sous contrat qui a présidé aux premières arrivées était d’abord relativement peu nombreuse et prête à tout accepter tant le salaire était attractif. Avec le regroupement familial et notre droit du sol tout a changé. 

Nous avons ouvert les portes à une immigration continue et importante avec une naturalisation de familles entières. Avant que l’Europe s’ouvre à l’Est, cette immigration était quasi exclusivement issue du Maghreb. Désormais elle représente environ 50% du flux migratoire et s’est beaucoup étendue au sub-saharien avec une forte population noire et en Turquie. A titre d’illustration, on peut projeter que de 2013 à 2014 la civilisation musulmane se sera augmentée d’environ 195.0000 habitants dont 130.000 grâce à la procréation, dit solde naturel, et de 65.000 par le solde migratoire tandis que la population dite « de souche » aura régressé de 200.000, le reste de l’augmentation de population étant apporté par les autres immigrations et leur procréation, d’ailleurs plus faible. C’est probablement 5,1 millions de musulmans qui habitent notre sol, en tous cas connus de nos services et ils seront près de 6 millions en 2017. C’est 1,3 millions de plus qu’en 2012. Ceci pèsera encore plus dans les élections futures.  

Nous devons donc résoudre les difficultés entrainées par un flux migratoire qui ne trouve pas suffisamment de travail et qui augmente le chômage plus que le font les français de souche et assimilés. La première solution est de stopper le flux migratoire ou le réduire à une immigration choisie très restrictive. La contrainte démographique veut que nous ne fassions progresser notre population que pour autant que nous puissions lui donner du travail. En dix ans notre taux d’emploi n’a pas varié en se situant à 69,5% mais nous avons un taux de chômage de catégorie A qui augmente, ce qui veut dire que les emplois à temps partiel augmentent. 

Puisque notre chômage est surtout dans les emplois non qualifiés, il est inutile et dangereux d’importer ces travailleurs de l’extérieur. Il faut donc réduire l’entrée du flux migratoire, ce qui ne changera pas le taux d’emploi mais fera diminuer le chômage qui a un coût plus élevé que les ressources affectées. Ce serait déjà plus intelligent que réduire la durée ou le montant des indemnités comme le propose notre Ministre de l’Économie. Cette mesure passe par la remise à plat des contrats d’immigration passés avec certains pays comme l’Algérie et le Sénégal. L’aide à leur apporter serait plutôt de les former à des emplois qualifiés et de cadres ainsi que de soutenir leur économie par des importations, des investissements et des missions de conseil. 

Le malheur est qu’un certain nombre d’employeurs français poussent à l’immigration pour faire baisser les  salaires selon la loi bien connue de l’offre et de la demande qui influe les prix, donc ici les coûts salariaux. Pour les métiers très qualifiés dans le domaine de la santé, entre autres, il est anormal que les infirmières, les médecins et les chirurgiens étrangers se substituent à nos ressortissants par manque de personnel. Si les médecins quittent les campagnes pour rejoindre l’hôpital ou la concurrence va devenir plus vive avec l’apport étranger, c’est que nous vivons une situation anormale. Il y a là aussi un lien étroit avec la politique de rémunération des professions libérales ou salariées face aux contraintes du métier qui s’ajoute au problème du numérus clausus. Il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir satisfaire la demande dans ce domaine. Les médecins libéraux par exemple deviennent des salariés mal payés de la Sécu pour les années d’étude, les heures travaillées et les contraintes du métier et les urgences des hôpitaux accueillent bien au-delà des réelles urgences. 

La gestion du flux migratoire passe donc en interne par la satisfaction des demandes d’emploi grâce à la formation qualifiante adaptée (600.000 emplois non pourvus) et l’adaptation du numerus clausus aux besoins. En externe l’immigration doit être jugulée drastiquement pour un temps et ouverte pour des contrats de travail à durée limitée n’engageant en rien le pays à la naturalisation ou à la prolongation du permis de séjour en dehors du contrat. Elle ne doit s’adresser qu’à des individus qualifiés ayant trouvé un contrat en France et sur demande de l’employeur. 

Le mariage des couples mixtes à l’étranger hors UE ne doit plus donner droit à vivre en France, ni à la naturalisation, sauf en cas de CDI ou de contrat longue durée avec permis de séjour. Il faut revoir les droits au regroupement familial. De même le droit du sol doit être modifié dans son application pour éviter, par exemple, que les Comoriennes viennent accoucher à Mayotte pour avoir un enfant français et musulman. Par ailleurs les allocations familiales ne doivent être dues qu’à ceux qui cotisent par leur travail en France. Une période probatoire d’acquisition de la nationalité française doit être instaurée pendant laquelle un certain nombre de délits entraîneraient la déchéance de nationalité et le renvoi dans le pays d’origine. 

Par ailleurs une action doit être entreprise pour que l’arrivée clandestine en Europe n’entraîne pas l’acquisition d’un droit de circulation dans toute l’Europe comme le font ceux qui arrivent par Lampedusa et par les Canaries entre autres. Il est évident que les accords de Schengen doivent être revus pour permettre un contrôle aux frontières. Le droit à la santé ne doit pas pouvoir être acquis par n’importe quel étranger souhaitant se faire soigner gratuitement en France et repartant dans son pays après. Les conditions d’accès à la CMU et à l’AME doivent être plus restrictives et mieux contrôlées.

En résumé l’immigration doit être contrôlée au strict nécessaire et choisie. L’accueil des réfugiés politiques ne doit pas devenir une porte ouverte à tout ce qui se passe dans le monde mais à ceux que notre civilisation doit protéger. Il doit s’agir d’une solidarité internationale répartie en fonction des histoires, des religions et des cultures de chacun des pays. Tout ceci n’est qu’un inventaire non exhaustif des mesures à prendre avec une ligne directrice claire de gestion du flux migratoire mais nous avons vu que nous ne résoudrions ainsi qu’un tiers des conséquences d’une immigration de peuplement. Ajoutons à cela que ce n’est pas pour autant que va se tarir le flux des candidats à l’émigration de leur pays qui, au pire, les poussent à la clandestinité comme l’a très justement dit Philippe De Villiers. C’est ce sujet et celui des 2/3 restants du flux migratoire que nous aborderons dans un prochain article. 

L’apathie de nos politiques et leur appétence à l’argent et au pouvoir

Nous conduit à des acceptations de fait qui nous nuisent. 

Les décisions dites humanitaires d’aujourd’hui

Peuvent s’avérer plus tard comme 

Humainement destructrices ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon