samedi 11 juin 2016

L’UE ? Une dictature qui ne dit pas son nom !



Savez-vous que votre pays fait partie de l’UE sans droit de participation donné au peuple ? Savez-vous que si telle est la situation, c’est que les dirigeants de tous ces pays le veulent ainsi ? Jugez plutôt. Le 5 avril 2016 les électeurs néerlandais ont rejeté la poursuite de l’intégration de l’Ukraine à l’UE avec une nette majorité de 61,1%. Jusqu’à présent, les Pays-Bas sont le seul pays de l’UE qui permette à ses électeurs de participer à la décision sur cette question. Tous les 27 autres Etats membres de l’UE ont déjà ratifié l’intégration de l’Ukraine sans impliquer leurs citoyens. Comme cela s’est déjà passé pour l’introduction de l’euro, pour le traité de Lisbonne, pour le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) et actuellement pour le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement, accord économique et commercial global établi entre le Canada et l'UE) et le TTIP (ou TAFTA, traité de libre-échange transatlantique), les citoyens de l’UE n’ont pas pu et ne peuvent pas participer à la décision. De toute évidence, la direction de l’UE à Bruxelles craint que beaucoup de pays de l’UE veuillent voter NON à cette question de principe.

Si malgré tout, les électeurs d’un pays de l’UE ont pu voter et si le résultat escompté n’a pas été obtenu, alors on fait tout simplement voter à nouveau. C’est ce qui s’est passé en Irlande en 2008-2009 à propos du traité de Lisbonne. La commission de l’UE à Bruxelles peut édicter des dispositions légales sans avoir l’accord des Etats membres de l’UE. Par contre pour écarter une décision de Bruxelles ou pour l’annuler, il faut le vote à l’unanimité de tous les 28 Etats membres ! La commission de l’UE reçoit ainsi le pouvoir quasiment absolu. Le veto des Etats membres va être supprimé et cela revient à une dictature sous une apparence de démocratie. Voici une citation bien pensée d’un homme politique, Klaus Kinkel : « L’Europe ne grandit pas de ses traités. Elle grandit dans les cœurs de ses citoyens ou elle ne grandit pas. » Lorsque le référendum est passé aux oubliettes parce que les peuples ne votent pas ce qu’on leur dit, quand les chefs d’Etat sont complices pour ne laisser la possibilité d’aucun amendement sur les lois proposées au Parlement européen, et pour éviter même le recours aux Parlements nationaux, dans quel régime politique sommes-nous ? Dans la dictature d’une oligarchie ploutocrate. Le Système n’est que la résultante du 1% de la population qui détient la moitié de la richesse mondiale. Dans le monde occidental, ils ont pris le pouvoir politique, économique et financier que leur donne l’argent. Ils ont pris le pouvoir sur 500 millions de cons… ommateurs. 

En France nous vivons un Euro 2016 pour lequel le Président de la République et le gouvernement nous assènent des évidences en appelant à la mobilisation générale. « Ce sera une grande fête du football, une chance donnée à la nation » clame François Hollande (11 septembre 2014). Relayé mécaniquement par la presse, l’argument d’autorité qui transforme chaque événement sportif en « fête populaire qui donne du bonheur aux gens » anéantit tout dialogue avec qui voient là une fête défouloir. Mais alors que nous sommes « en guerre », que l’austérité est inscrite dans la politique économique, et que le chômage est au plus haut, est-ce le moment de dépenser pour la fête ? Le Figaro écrit « l’Euro 2016 va coûter 1,7 milliard d’euros aux contribuables pour trois semaines de match » et le magazine Capital cite par exemple le cas des villes de Marseille et Nice qui « ont signé un partenariat public privé de vingt-sept ans, respectivement avec Bouygues et Eiffage, qui coûtera au final plus de 400 millions d’euros à Marseille comme à Lille ». En réalité du fait du partenariat public-privé de certains stades, comme Nice, nous paierons 700 millions d’euros, que nous aimions ou pas le football. Quant aux stades dit « privés » comme le nouveau stade de l’OL à Lyon, par exemple, il aura quand même couté plus de 300 millions d’infrastructures publiques au contribuable pour desservir et aménager les accès et la zone proche du stade. On peut par exemple se pencher sur le cas de Bordeaux. Déjà, dans le contrat de base public-privé, la municipalité dirigée par Alain Juppé s’est engagée à verser 4 millions d’euros annuels à la société SBA pour l’exploitation et la maintenance du stade, et ce pour trente années…

Pendant que les citoyens apprennent que les grandes fortunes françaises échappent à l’ISF, les « Échos » révèlent cette incroyable information : les sociétés qui organisent l’Euro 2016 en France seront exonérées d’impôts, une sorte de cadeau concédé par la France aux chantres du « foot business ». Et tant pis si les contribuables français ont mis, eux, très généreusement la main à la poche pour accueillir la compétition alors que la TVA est réduite pour la vente de billets. Toute cette énorme machine du business mondial manipule des milliards et on peut même être inquiet sur la régularité de la compétition lorsque Goldman Sachs pense que la victoire de l’équipe de France ferait du bien au gouvernement et servirait de soupape de sécurité pour pouvoir continuer les réformes structurelles du marché du travail en France … l’avenir nous le dira ! 

C’est bien pour cela qu’il faut en finir avec ce Système sclérosé. La France s'est enfin réveillée, poussée à bout par le mépris de classe et la bassesse d'une élite dévoyée. Politiciens, médias et intellectuels sont désormais conspués dans un même crachat anti système. Jamais dans l'histoire de la Vème République, ni même avant, une élite politique, intellectuelle et médiatique n'aura suscité autant le mépris et le rejet du peuple. Il faut dire que rarement une caste dirigeante n'était tombée si bas dans l'Hexagone. La Loi Travail ne fait que stigmatiser pour l'instant toutes les rancœurs accumulées, toutes les vexations, toutes les rages contenues suite aux promesses non tenues, aux insultes, aux montages, aux mensonges, aux soumissions et aux trahisons. Même si nous sommes loin de partager ses idées en particulier sur l’immigration, je ne peux qu’approuver Mélenchon lorsqu’il espère, que face à un tel rejet du Parti Unique à deux têtes (et un épouvantail), les scénarios les plus improbables deviennent possibles, sinon plausibles. A n'en pas douter, la Présidentielle française de 2017 s'annonce explosive elle aussi ! La pression monte. 

Au niveau européen. C'est le même constat. L'Europe des banksters qui a émergé du Traité faussaire de Lisbonne n'est plus qu'un cadavre politique nourrissant une multitude d'insectes dont le job, grassement payé par des contribuables exsangues, se résume à faire croire qu'elle est toujours vivante. Mais il n'en est rien. L'Europe est un échec politique dont la structure littéralement soviétique n'est plus réformable et sombre dans une dictature qui méprise les peuples. Et cela aussi, les peuples l'ont bien compris. Alors que ses élites non élues mènent des trains de vie somptuaires, le petit peuple crève et se voit roué de coups dès lors qu'il s'insurge contre le racket organisé, comme en Grèce. Le nombre de personnes nécessiteuses augmente aux Etats-Unis et en France, et jamais à l'époque de la Lire et de la souveraineté de l'Italie, une telle misère n'avait ravagé la péninsule. Pendant ce temps TF1 révèle les revenus de certains gérants de fonds de pension. Dans deux cas au moins : ces revenus culminaient à 1,5 milliard d'euros, soit 4 millions d'euros par jour, ou 170.000 euros de l'heure. Les disparités ne cessent d’augmenter mais les excès ne montent jamais jusqu’au ciel. Le Système va et doit exploser. 

L'obscénité manifeste de cette disproportion des revenus, issu d’un néo-libéralisme devenu fou de mondialisme, devient un crime contre l'humanité à force d'injustice, et dont l'Europe de Lisbonne se fait aujourd'hui le promoteur zélé. On ne cessera plus désormais de parler de Grexit, de Brexit, de Frexit. On ne cessera plus de voir des pays mettre en avant leur souveraineté et de voir des peuples faire appel au suffrage direct comme les néerlandais sur le traité avec l’Ukraine. La Suisse devient un modèle de démocratie et les peuples ne veulent pas payer le sauvetage de l’économie américaine par une guerre nucléaire ayant l’Europe comme théâtre d’opération. Elle n’est plus un simple thème d’exercice théorique d’État-major. Sont là pour en témoigner : le long travail de formatage des opinions publiques à la russophobie depuis 5 ans ; le déploiement de forces US d'une ampleur inédite depuis 1944 en Europe ; le cinglant refus d'Obama de discuter avec Poutine de la question de plus en plus sensible du bouclier anti-missile et, enfin, l'inquiétante inauguration en Roumanie, en mai dernier, d'un système US de missiles « Aegis Ashore », qui doit mettre en œuvre le missile SM-3 Block IIA parfaitement profilé pour le lancement d'une attaque nucléaire de première frappe contre la Russie. 

Lorsque le pouvoir fait monter la peur de l’insécurité, 

Lorsqu’il fait la promotion des jeux du cirque,

C’est pour cacher les pires manœuvres ! 

Il est temps de dire NON à l’UE,

OUI à l’Europe des peuples ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MF du Languedoc-Roussillon