mardi 28 juin 2016

Le Brexit pour un nouvel axe Londres-Berlin-Pékin



Le Brexit marque la fin de la domination militaro-économique US ; l’Otan et l’UE n’étant que les deux faces d’une seule et unique pièce, même si la construction de la Politique étrangère et de sécurité commune a été plus longue à mettre en œuvre que celle du libre-échange. C’est cela qui se cache derrière le mouvement souverainiste britannique qui retient l’attention des politiques et des médias français. C’est encore une grave erreur de notre politique étrangère qui n’a pas su saisir l’occasion de faire un axe Paris-Berlin-Moscou quand il en était encore temps. Désormais la City et la couronne d’Angleterre ont repris la main et nous coupe l’herbe sous le pied pour une possibilité de création de cet axe Paris-Moscou du continent européen qui les marginaliserait. Il y a un signe important que les tabloïds ont passé sous un silence amusé, c’est la prise de position pour le Brexit de la reine d’Angleterre, position exprimée mezza voce compte tenu de la réserve constitutionnelle de la royauté. Cela n’aurait pas dû passer inaperçu. Il y a dans le monde deux personnages dont l’importance sur l’économie mondiale est ignorée car elle est cachée, la Reine d’Angleterre et le Pape. Tout est discret dans leurs actions dans ce domaine, comme le baiser du Pape François sur les mains de David Rockefeller, Henry Kissinger et le Baron de Rothschild. Baisers de Dieu à Mammon ? 

Quand ces deux personnages font des gestes symboliques, le monde se prépare à de grands changements et la visite du Pape à Cuba pour un geste de réconciliation ne se limitait pas à cela, c’était la face immergée de l’iceberg… les grandes manœuvres étaient commencées. Cuba devait rentrer dans le giron des États-Unis alors que l’affrontement avec la Russie était en cours. L’époque Nicolas Khrouchtchev devait prendre fin. Alors que l’OTAN se rapproche au plus près des frontières russes, il n’était pas possible que la Russie puisse en faire autant. Trois puissances régissent le monde au moins occidental, la puissance juive des grands banquiers dont le point central se trouve à la City, fief du pouvoir royal, la Franc-maçonnerie et le représentant jésuite de l’Église catholique. Ce dernier a les meilleurs liens avec Israël et le judaïsme, comme il l’a prouvé lors de sa visite au Mur des Lamentations en 2014 où il a même caché sa croix. 

Le Brexit révèle un tournant majeur dans la stratégie des puissants. Le Royaume-Uni a régné sur le monde durant le XIXème et le début du XXème siècle, puis a passé la main aux Etats-Unis tout en gardant la maîtrise financière par la City et le lien avec les banquiers juifs américains. L’heure est venue pour le Royaume-Uni de retrouver sa puissance jugulée par l’UE pourtant voulue par les USA. Devant l’échec de plus en plus évident de l’UE, et devant la perte de poids du dollar dans les transactions, en particulier pétrolières, le Royaume-Uni change de stratégie et on peut même penser que le Brexit n’était qu’une mascarade avec un mélange d’acteurs jouant vrai et d’autres jouant faux. Pour que le Brexit réussisse, il fallait qu’un minimum de gens ignore qu’il était programmé. Nul doute, entre autres, que Georges Soros savait et que sa ruée préalable sur l’or lui a encore permis d’engranger d’énormes bénéfices alors que d’autres gros investisseurs ont bu un gros bouillon de 150 Mds$. Cameron a joué le rôle qui lui était assigné et on s’est servi des leaders du « out » pour tourner une page historique du monde.

Tout laisse à penser que la France n’a rien vu venir et la colère de Hollande vient de sa déconvenue. Le Royaume-Uni revient vers la finance et l’autonomie dans ce domaine. Il veut tenter de reprendre la main aux États-Unis et va jouer sur une monnaie qui s’appuie de plus en plus sur l’or, le yuan. Il est probable que les discussions avec l’Allemagne vont être longues et difficiles, d’autant plus que Berlin est soutenu par Washington. Mais le bon sens des affaires fera que les nouveaux leaders Royaume-Uni-Chine joueront finalement l’axe Londres-Berlin-Chine et que les relations avec la Russie reviendront au beau fixe. Ce tournant est une bonne nouvelle pour le monde. L’hégémonie américaine va s’affaiblir et le monde multipolaire devrait nous éviter le conflit que les USA préparent pour sauver le dollar et s’emparer des richesses de la Sibérie. 

Mais en dehors de cet aspect vital, l’UE est livrée au démantèlement. La France se retrouve sans le poids du Royaume-Uni face à l’Allemagne avec une Italie en perte de vitesse et menacée de sortie par son peuple. Le poids de l’Allemagne est renforcé et celle-ci va imposer sa vision du continent européen, le fédéralisme à l’Allemande. En incluant la France dans une Europe réduite centrée sur elle, elle fait oublier le décalage des pays du nord et du sud, et nous réduit quasiment au silence. L’Allemagne se réarme et va vouloir inclure notre puissance nucléaire dans une défense européenne pour nous pousser à accepter que notre siège au Conseil de Sécurité de l’ONU soit un siège européen. Aurons-nous la force de résister ? Le peuple français ne se mobilisera pas pour cela. C’est pourtant crucial pour notre avenir.

Pour n’avoir pas eu une vision prospective de notre avenir dans un monde où les pays émergents vont devenir des puissances incontournables, pour n’avoir pas compris que l’alliance avec la Russie était vitale et que l’arrivée de la Turquie dans l‘UE n’était pas souhaitable, pour n’avoir pas compris que seul l’axe Paris-Berlin-Moscou était de nature à nous préserver de l’hégémonie américaine, de l’Ostpolitik et d’un retour du Royaume-Uni avec la finance anglo-saxonne et juive, La France passe à côté de l’histoire. Elle a raté le coche et va devoir se battre contre l’Allemagne ou accepter le joug de la machine allemande qui va nous traîner comme un tandem. C’est au peuple français d’en prendre conscience et de comprendre que désormais Bruxelles et Berlin ne feront qu’un. Lui seul peut dire non et crier, comme le peuple anglais, FREXIT. Même si le peuple britannique a été trompé sur les véritables enjeux, il a finalement agi pour le bien de son pays. 

Pas d’avenir pour les peuples qui ne croient pas en eux !

Car les puissances de l’argent ne craignent personne 

Hormis le soulèvement des peuples sur le thème

De la défense de la démocratie et de la liberté ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon