lundi 6 juin 2016

L’Europe ? Cacophonie antidémocratique, antisociale et meurtrière (15ème partie)



Quand le ridicule ne tue plus
2014 s’est avérée riche en évènements mais elle ne fait qu’être soumise à des évènements qui résultent de ce qui s’est passé en 2013, l’année qui nous a fait entrer dans la vassalité à un monde unipolaire où guerre et austérité pour les peuples sont les maîtres-mots. Le 1er janvier voit l’entrée de la Lettonie dans la zone euro et la prise de la présidence du G8 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Russie, Royaume-Uni, Italie, Canada, Russie) par la Russie, exclue en mars 2014 suite à l'annexion de la Crimée à la Fédération de Russie. Ces évènements sont importants à plus d’un titre et auraient du suffire à mobiliser notre attention. Mais le 10 janvier, le magazine Closer lâche une bombe en kiosque. En Une du numéro de la semaine, la révélation d'une liaison entre le Président François Hollande et l'actrice Julie Gayet, photos à l'appui. Et le scandale se poursuivra avec la rupture entre Valérie Trierweiler et son compagnon 15 jours plus tard. La France devient la risée du monde entier. Certains commentateurs osent affirmer que cela n’aura pas d’impact et que la vie privée est sans influence sur la vie publique. 

Mais c’est bien les évènements de Crimée qui marquent un tournant de la géopolitique. Tout a commencé par les manifestations de la place Maïdan après le rejet, le 29 novembre 2013, par le président ukrainien d'un accord d'association avec l'Union européenne. Quand on sait que ce sont les États-Unis, Israël et les néo-nazis qui étaient à la manœuvre auprès des manifestants, le motif du rejet n’est pas innocent. Croyez-vous vraiment qu’un peuple puisse se révolter pour une telle raison initiale? Pacifiques, les manifestations s'émaillent de violences à partir du 18 février 2014. Des snipers tirent à balles réelles sur les manifestants et sur les forces de sécurité pour faire croire que ces dernières sont les auteurs des coups de feu. Il fallait qu’il y ait des morts pour justifier la destitution anticonstitutionnelle du président Viktor Ianoukovytch par le Parlement dans la nuit du 21 au 22 février, suite à l’intervention « diplomatique » de l’UE avec Merkel et Hollande préparée le 19 février à Paris. Le 7 mars le candidat de l’Occident, Petro Porochenko est reçu à l’Élysée avec Bernard-Henri Lévy ( ! ) pour préparer son élection présidentielle anticipée du 25 mai 2014. L’UE et l’OTAN avaient alors les mains libres. 

C’est l’illustration de la politique américaine de manipulation de ses alliés pour agir à sa place, car désormais ce sont les Etats-Unis qui tiennent les rênes du pouvoir ukrainien et qui y introduisent l’OTAN. Si Poutine s’est fait arracher le 7 février un accord sur le renversement de Viktor Ianoukovytch, il a vite tiré les leçons du coup d’Etat fomenté par l’Occident en constatant les premières actions du nouveau président envers la Crimée. A partir de ce coup d’Etat, Poutine va accélérer le processus de rapprochement avec la Chine et de resserrement des BRICS. Il va, déclarer illégal le nouveau gouvernement ukrainien et insérer des troupes russes en Crimée sans qu’il y ait une opposition franche des militaires ukrainiens. Le 11 mars, le parlement de Crimée déclare l'indépendance de la République de Crimée (réunissant la République autonome de Crimée et Sébastopol). La Russie attend le résultat du référendum du 16 mars en Crimée pour entériner l’annexion le 18. Il va aussi s’appuyer du 7 au 16 mars sur la réussite des Jeux paralympiques d'hiver à Sotchi en Russie qui donnent une bonne image mondiale de la Russie que l’Occident essaie d’écorner avec l’annexion de la Crimée, historiquement russe. 

Au niveau international, les États-Unis, l'Union européenne et d'autres pays s'opposent à la Russie, l'accusent de violer le droit international et la souveraineté de l'Ukraine. Au Conseil de Sécurité de l’ONU, la Chine s’abstient et la Russie met son véto, la guerre des blocs entre dans une nouvelle phase. La résolution A/RES/68/262 de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée le 27 mars 2014 lors de sa 80e séance plénière rejette le référendum de la Crimée. Mais deux autres faits alimentent le scénario de guerre froide qui se met en place. En Février 2014 le virus d'Ebola refait son apparition au Sud de la Guinée et se propage rapidement dans les pays voisins, notamment en Sierra Leone et au Liberia, tout comme la panique qui gagne tout le continent et plus encore. Ceci n’a aucun rapport à priori, sauf que le virus a été mis en évidence d’abord au Sierra Leone. Un laboratoire secret US de recherche sur la guerre biologique y est installé pour la simple et bonne raison que ce pays n’a pas signé le traité d’interdiction des armes nucléaire, biologiques et chimiques. 

L’autre fait alimentant la suspicion est celui du 8 mars. Vers 1h38 du matin (heure locale), alors que 239 personnes se trouvent à son bord, le Boeing 777-200ER de la compagnie Malaysia Airlines assurant la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin disparaît soudainement des écrans radar pour ne jamais réapparaître. Aucune explication étayée n’a été publiée. Premier opérateur de Boeing 777 au monde, avec 127 exemplaires en exploitation, Tim Clark juge « extrêmement suspicieux qu'un avion de cette taille puisse disparaître sans laisser de traces ». Pour Tim Clark, non seulement  l’hypothèse d’un avion à bout de carburant ne tient pas, mais « à l'évidence, certaines personnes savent ce qu'il s'est passé ». « L'histoire montre que pour tous les avions qui ont coulé, il y a toujours des éléments qui ont réapparu... ». Un évènement nous a été caché… des manœuvres militaires US et de ses alliés asiatiques en Mer de Chine, ce qui expliquerait l’embarras et les réticences à coopérer de la Malaisie. 

En avril Porochenko lance ses troupes sur le Donbass qui réclame un statut de territoire autonome et le maintien du russe comme langue officielle. Le conflit dure toujours et la Russie continue de soutenir diplomatiquement les républiques de Donetsk et de Lougansk et envoie des convois humanitaires et des conseillers. Depuis, l’OTAN s’implante en Ukraine, ce qui était le but. L’Ukraine devient un lieu d’affrontement de l’Occident contre la Russie. Le 2 mai a eu lieu l’incendie criminel de la Maison des syndicats d'Odessa (Ukraine). Des protestataires pacifiques pro-russes, descendus dans la rue pour réclamer leur droit à la fédéralisation de l’Ukraine, se sont vus dirigés comme du bétail dans la Maison des syndicats par les fascistes ouest-ukrainiens armés de couteaux et des pistolets automatiques. Poussés à l’intérieur, tétanisés ils ont observé les bourreaux verrouiller les portes et condamner les fenêtres avec des morceaux de tôle et des sacs en plastique. Ensuite des cocktails Molotov ont éclaté à la hauteur du deuxième étage. Le bâtiment a pris feu. Intoxiqués par la fumée, les gens se sont mis à hurler, puis l’odeur nauséabonde de la chair brûlée s’est propagée sur la place. Ceux qui essayaient de se réfugier sur les toits étaient tués à coups de pistolet. Les néo-nazis riaient et dès qu’ils ont pu ils sont entrés à l’intérieur pour dépouiller les cadavres. C’est même pire que notre Oradour s/Glane de sinistre mémoire. 

L’horreur de cette scène et le mutisme de la presse occidentale rejette la honte sur nous alors 
que notre Président continue à parlementer avec Porochenko qui devrait être traduit devant la cour de Justice Internationale pour crime contre l’humanité. Elle montre notre duplicité entre les messages pour la démocratie et le respect des Droits de l’Homme et notre action guerrière couvrant les exactions les plus horribles dans un pays européen que l’UE veut intégrer. Où est l’Europe de la paix que l’on nous a tant vantée après les massacres dans les Balkans, la guerre et les horreurs en Ukraine ?


2014 confirme l’évolution d’une guerre froide, 

Guerre que les USA et l’Occident à sa botte

Ne cessent d’alimenter aujourd’hui 

En nous transformant en tueurs

Désormais sans foi ni loi ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon