mardi 5 mai 2015

Les grands dangers qui nous guettent ! 2ème danger : l’immigration de peuplement



C’est le danger qui nous guette de voir notre enseignement rater son but de manière de plus en plus évidente. Depuis au moins les années 70, celui-ci se voit entravé de plus en plus par l’arrivée d’une jeunesse issue de l’immigration. Une partie de cette jeunesse ne pose pas de problèmes nouveaux pour l’enseignement et l’intégration, car l’arrivée de jeunes asiatiques, d’ukrainiens ou de russes, ne posent pas de difficultés différentes de celles rencontrées pour l’immigration européenne du XXème siècle des polonais, italiens, espagnols, portugais, etc. Il n’en est pas de même avec ceux qui parlent une langue rivée à une autre civilisation, et même dans une moindre mesure aux francophones africains noirs qui ont adopté la culture et la religion musulmane.

Il y a un lien très étroit entre l’immigration et l’enseignement, base de l’assimilation de la jeunesse. Or c’est celle qui est la plus facilement assimilable. Notre premier devoir est de mieux leur apprendre le français que ne peuvent le faire leurs parents. On se heurte cependant à l’affrontement de deux civilisations. Cet affrontement étant très visible par le peu de parents musulmans qui donnent des prénoms ayant une résonnance non musulmane. C’est ainsi que Robert Menard, maire de Béziers, a pu connaître la répartition entre musulmans et autres élèves par la simple consultation des prénoms sur les listes de présence en classe. Le procès qui lui est fait est d’un ridicule achevé sur le fond même si la forme d’expression du « fichage » est  contestable. Le but n’est pas de les parquer ensuite au Vel d’Hiv comme on l’a fait pour les juifs, mais bien au contraire de prendre en compte la difficulté supplémentaire de ces élèves musulmans pour leur donner de meilleures chances de réussir comme les autres. Le pourcentage de chômeurs chez les immigrés est de 80% supérieur aux autres même plus de 100% pour les immigrés hors UE. La langue arabe, étant la plupart du temps parlée en famille et entre jeunes, l’acquisition du français, entre autres, leur est plus difficile. Si la mairie peut donner des moyens supplémentaires pour ceux-là en maternelle et en primaire, c’est un acte d’aide à l’assimilation. Le prénom est un moyen de dénombrement facile et non un flicage. 

Si ce maire veut s’appuyer sur des statistiques pour répartir ses moyens financiers, il est regrettable que notre pays continue dans l’hypocrisie du non dénombrement officiel des différentes religions. Les démographes doivent utiliser des moyens détournés forcément moins fiables comme le comptage par pays d’émigration sachant que 98% des algériens sont musulmans par exemple et parlent arabe. J’ai fait en 2012 une étude sur les données officielles disponibles en 2005 et 2010 et, moyennant des hypothèses plausibles sur le taux de fécondité des femmes et du nombre de nouveaux émigrés accueillis chaque année (solde migratoire, bilan des entrées-sorties, de 100.000), j’ai publié des estimations qui correspondent aux chiffres que l’on trouve chez des spécialistes des questions d’immigration et chez les représentants français du culte musulman. Sur ces bases, lors des élections de 2017, il y aurait une population de plus de 18% d’immigrés dont plus de 11% de civilisation musulmane soit plus de 7,6 millions. Aux élections de 2024, ces chiffres passeraient à plus de 25% d’immigrés dont plus de 15% de musulmans soit 11 millions.

On voit que la progression est très rapide et est probablement sous-estimée si le flux de noirs musulmans de la région sub-saharienne continue à augmenter, leur taux de fécondité étant plus élevé que celui du Maghreb. Je réaffirme, ce qui malheureusement est non-dit, à savoir que la principale source d’augmentation de la population immigrée est la fécondité supérieure de celle-ci. Comment expliquerait-on que l’ensemble de la population immigrée passe de 7,1 millions en 2011 à une prévision de 11,1 millions en 2015 et un solde migratoire admis officiellement de 0,7 millions en 5 ans ? Ce constat est d’une importance capitale pour l’action à mener quand certains s’effraient de l’augmentation du flux migratoire. En dehors des problèmes humains posés par cette transhumance, on pourrait admettre dans nos pays européens un flux migratoire beaucoup plus important. Si l’on avait eu en France un solde migratoire triple de celui actuel, la prévision serait 12,5 millions d’émigrés au total avec 1,4 millions de plus dû à l’émigration sur 4 millions d’évolution totale en 5 ans. 

On touche là au vrai danger qui menace notre pays, la non-assimilation d’une immigration de peuplement d’une civilisation qui ne s’intègre pas naturellement. Il s’agit précisément de la civilisation musulmane, civilisation respectable mais qui entend garder ce qui en fait son identité. Le roi Mohammed V a lui-même dit que cette civilisation était non intégrable en France, donc en Europe. La difficulté posée à notre pays est grande et nous ne faisons rien qui aille dans le sens d’un effort gigantesque d’intégration et mieux d’assimilation. Petit à petit nous acceptons une juxtaposition dans une république laïque, corset qui un jour ou l’autre cédera si nous acceptons que les préceptes et les demandes de mœurs et de pratiques religieuses, se substituent progressivement aux lois, décrets d’essence laïque. Plus que la fermeture des frontières qui pose essentiellement un problème d’accueil immédiat, c’est l’assimilation d’une nouvelle civilisation qui est le point essentiel non pris en compte. 

L’afflux actuel, demandant des réponses immédiates, occulte le problème de fond qui joue sur le moyen terme d’une dizaine d’années au plus. Il faut cesser de reculer et il faut que le message simpliste mais efficace « Où tu t’assimiles ou tu ne deviendras pas français et tu devras nous quitter » soit une ligne générale de conduite comme a eu le courage de l’affirmer le Premier Ministre Australien. L’apprentissage de la langue est un vecteur indispensable et celui de la langue arabe doit être exclu des écoles et des collèges. Les symboles vestimentaires autorisés, symboles d’une volonté d’exprimer une identité différente souvent provocatrice, doivent être strictement définis dans tous les lieux et activités publiques. Les règles d’abattage des bêtes doivent respecter celles qui prévalaient pour l’hygiène et le respect des animaux.

Ceci étant le contrôle de ses frontières est indispensable à l’exercice régalien du pouvoir. Tout état doit pouvoir contrôler l’intensité et la qualité d’un flux migratoire. Il en va de son autorité, dont on s’aperçoit qu’elle est bafouée en Italie. Enfin l’Europe doit enfin prendre en compte les problèmes de son niveau. Le développement économique, sanitaire, éducatif de l’Afrique la concerne au plus haut niveau. C’est en Afrique que nait le problème de l’immigration et il ne s’éteindra pas si une volonté de consacrer une part importante de nos ressources et de notre énergie ne lui est pas consacrée. Il faut mieux consacrer nos aides actuelles, pour accueillir chez nous la misère du monde, à faire en sorte que celle-ci diminue en Afrique. 

Se contenter de ne régler que les difficultés du court terme

Traiter l’immigration comme une lutte contre le racisme 

Prendre les problèmes par le petit bout de la lorgnette

N’ont jamais fait que reporter le problème 

Jusqu’à ce que celui-ci nous submerge ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon