jeudi 28 mai 2015

L’Afrique, un problème pour le monde, et surtout pour l’Europe



L’Afrique est devenue une grande terre d’émigration. Un article de Christian Lambert, ancien ambassadeur de France, dresse un tableau très édifiant de la situation de ce continent. En particulier il rappelle que 50% des africains du nord, soit 61 millions, vivent en dessous du seuil de pauvreté et que dans l’Afrique entière  c’est 850 millions sur 1,1 milliard. J’ai parlé de la nécessité pour la diplomatie française de cesser de se tourner exclusivement vers les Etats-Unis et de considérer qu’entre l’Europe et les Etats-Unis, un grand océan nous sépare. Entre l’Europe et l’Asie, il y a une continuité de terres et entre l’Europe et l’Afrique, il y a une mer quasiment fermée par le détroit de Gibraltar, siège d’échanges incessants entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique. De même que la Turquie a une petite enclave en Europe, l’Egypte, présente sur les deux côtés du Nil, fait le pont entre l’Asie et l’Afrique. On n’échappe pas à la géographie et les flux migratoires venant de l’Orient et de l’Afrique sont là pour en rappeler l’importance.

Si l’Asie a aussi des pays de grande pauvreté, le continent a de grandes nations qui comptent dans l’économie mondiale et qui sont stables. On estime à 2 millions le nombre d’asiatiques vivants en France dont une importante population philippine et chinoise qui truste d’ailleurs les commerces, les épiceries à Paris. Par contre en Afrique, la corruption, l’enrichissement éhonté des dirigeants, et ce d’autant que leur « règne » est long, les coups d’Etat devenus la règle font de ce continent une proie aux interventions étrangères et aux émigrations. Nous sommes présents au Mali, mais là-bas la règle pour les jeunes c’est l’émigration sans quoi ils sont marginalisés par leurs aînés. Nous « pacifions » mais en réalité nous protégeons nos intérêts, avec la proximité du Niger avec nos mines d’uranium en particulier, de l’agression des djihadistes de tout poil. Après l’émigration des Syriens, dont les médias minimisent l’importance, il y a les Érythréens dont 20% de la population musulmane a fui vers l’Italie et la Grèce. Le flux migratoire que nous subissons aujourd’hui n’est pas près de s’éteindre parce que, si la pauvreté a un peu diminué dans le monde, elle est passée de 370 à 670 millions d’êtres humains en 15 ans en Afrique. 

L’Afrique n’a aucun plan de régulation des naissances, et les conditions d’hygiène souvent précaires entraînent une mortalité importante chez les enfants, ce qui incite à la procréation plus qu’ailleurs. C’est le continent dont la population augmente le plus vite. La France, qui se complait dans la repentance, oublie qu’elle n’a pas tiré de la richesse pendant une colonisation de près d’un siècle. Mon oncle fut pendant plusieurs années le Trésorier Payeur Général de l’Afrique Equatoriale et me l’a assuré. Malgré tout, mis à part l’Afrique du Nord et en particulier la Tunisie, nous avons pas eu le temps de pérenniser des structures fondamentales des Etats. De nombreux pays sont instables, les démocraties mal assurées et sujettes aux coups d’Etat. A ces difficultés graves s’ajoute un déficit de cerveaux, dont la plupart font leurs études, au moins supérieures, en Europe et y restent. Ceux qui reviennent au pays raflent les postes gouvernementaux mais n’alimentent pas l’économie. L’un des camarades de mon fils à Normale Sup disait tout de go qu’il rentrait au pays pour être ministre. Il y avait 278.000 étudiants en France en 2011, dont 40% venaient d’Afrique, dont un quart du Maghreb.

Les conditions sont donc toutes réunies pour faire de l’Europe une terre d’immigration et il ne faut pas s’étonner de voir une majorité d’enfants issus de l’immigration dans les maternités de nos hôpitaux, ce qui trace bien l’avenir de ce continent qui se dirige vers les 50 millions de musulmans, alors que de l’Asie et de l’Afrique, le pourcentage de musulmans immigrés est en constante progression. La politique européenne, et en particulier française, est particulièrement inopérante et n’a rien fait pour prendre le problème aux sources mêmes. L’Afrique est notre continent d’influence, nous sommes donc responsables de n’avoir rien anticipé et rien fait. Notre présence au Mali ou en Côte d’Ivoire aggrave plus le problème de l’immigration qu’il ne le résout. Ce n’est pourtant pas faute d’aides économiques écrit Christian Lambert : « En 40 ans et en dollars constants, l’aide à l’Afrique a plus que quintuplé. Le continent africain a reçu près de 20 fois plus que l’Europe avec le plan Marshall ». Tout cet argent va prioritairement dans les poches des dirigeants africains avec celui des richesses minières, forestières et hydrocarbures. Sachez que la France paye l’uranium du Niger nettement au-dessus du cours par des royalties au gouvernement nigérien. 

On attendrait que nous aidions ces pays à garder leurs élites, à développer l’électricité, à lancer des mesures de régulation des naissances. Nos aides doivent être données sous notre contrôle de réalisation des objectifs conclus afin de limiter la fuite d’argent dans un tonneau des Danaïdes dont le fond est la poche des dirigeants. Nous devons lier les aides à des accords imposant des mesures de limitation de l’immigration, etc. Le fait d’accueillir des quotas répartis entre les pays et de couler les rafiots des trafiquants n’est qu’un geste humanitaire sans espoir de voir diminuer l’immigration de peuplement de l’Europe. C’est aussi livrer l’Europe aux guerres ethniques, au pillage et à l’abandon d’une civilisation européenne à une civilisation islamique qui s’est donné le but de conquérir l’Europe. Ses hommes armés se confondent dans notre population et, même s’ils ne sont que 1% selon certains, ce serait bientôt 500.000 soldats islamiques qui seraient présents en Europe, une centaine de divisions. Même avec une dizaine nous ne pourrons plus faire face. N’oublions pas que cette masse musulmane issue de l’immigration est beaucoup plus malléable par la religion. Ses élites le savent et en usent comme nous le constatons. Leurs discours portent d’autant plus que notre civilisation se délite à force de perdre ses valeurs. 

L’Afrique est un problème posé à l’Europe que ne résout pas l’UE. 

On y voit d’ailleurs la disparité d’intérêt entre sud et nord.

L’UE s’avère impuissante et notre pays sans vision. 

Nous subissons, nous reculons sans arrêt,

Manipulant des guerres qui ne servent 

Qu’à aggraver notre submersion. 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon