jeudi 22 janvier 2015

L’apartheid de Valls, un mot révélateur !



Manuel Valls a, selon son habitude, voulu montrer par la force de son discours celle de ses actions à venir ainsi que l’importance du sujet auquel il va, lui, trouver une solution. En somme il a fait de la communication pure et dure dans le style bombage de torse. Il est clair que le mot n’est pas adapté à la situation actuelle en France puisque dans ce cas le statut social dépendrait du statut racial de l'individu comme en Afrique du Sud. Les individus, ghettoïsés selon les propos du Premier Ministre, ont les mêmes droits et on peut même affirmer qu’ils tirent parti, plus que les autres, des lois sociales. Il n’en reste pas moins que les ghettos existent et les zones de non-droit aussi. Dans ces dernières la loi de la République s’efface devant celle que cette population subit volontairement ou non sous le joug de caïds et de liens avec la mafia et les trafiquants en général qui sont les pourvoyeurs de fonds. Le ghetto a ses tours de guet, matérialisées par des jeunes qui en remplissent la tâche. La police, les pompiers, les médecins, les infirmières, les femmes non-voilées, n’y sont pas les bienvenus.

Mais le mot apartheid, utilisé par Manuel Valls, est révélateur de son anxiété sans doute naissante devant un problème que l’on ne sait pas résoudre mais que l’on veut exorciser par une attitude combative, comme le chat qui hérisse le poil devant le danger. En effet revenons à l‘origine de l’apartheid. La politique d'apartheid fut le « résultat de l'anxiété historique des Afrikaners obsédés par leur peur d'être engloutis par la masse des peuples noirs environnants. » Or c’est bien le danger démographique auquel la France est exposée par cette invasion de peuplement que nous soutenons au nom du multiculturalisme selon une bien-pensance qui n’a besoin d’aucune vérification autre que celle de l’affirmation. D’après les différentes études démographiques sur l’apport migratoire musulman, on peut raisonnablement penser que la population musulmane représente 10% de la population française en 2015 et que, vu la vitesse d’évolution, elle sera probablement de 20% en 2020. 

En réalité le mot apartheid, inadapté et outrancier mais utilisé par Manuel Valls à des fins de communication politique, n’est sans doute que l’expression inconsciente d’un danger réel de voir naître une politique dite de « développement séparé » affectant la population française selon des critères non plus seulement raciaux ou ethniques mais religieux. Nul doute que l’introduction progressive de la charia en France conduirait à ce type de séparation entre les musulmans et les infidèles relégués au rang de dhimmis. La prolifération des candidats au djihadisme n’est que la première manifestation de l’évolution vers laquelle nous nous dirigeons… volontairement !

Mais revenons au phénomène de ghettoïsation. Elle a en fait un moteur de développement assez simple à constater. Je vais prendre un exemple simple dans la ville de Marseille avec l’avenue de la Porte d’Aix, avenue que j’ai emprunté très souvent avant l’année 2000, ce n’est donc pas nouveau. J’ai vu y naître les premiers commerces arabes, petites enclaves dans un commerce « bien de chez-nous » comme certains le disent. Petit à petit ces enclaves se sont élargies pour devenir un lieu exclusivement dédié au commerce des produits que cette population consomme. Comment ceci a-t’il pu se produire ? Il y a deux raisons. La première est que le nombre de consommateurs de ces produits augmente. La seconde est que la clientèle des anciens consommateurs ne trouve plus ce qu’elle cherche et qu’en dehors de l’aspect touristique elle ne se reconnait plus dans ce monde différent du sien. Les anciens commerçants, sans clientèle, ont vendu à bas prix et ont été remplacés par les nouveaux arrivants. Cette avancée de proche en proche a rempli l’avenue qui ressemble plus à un souk qu’à autre chose. 

Dans le domaine de l’immobilier le phénomène est exactement le même. L’avenue Clémenceau de Béziers, l’une des avenues principales de la ville a vu quelques musulmans arriver dans des logements anciens dans les rues adjacentes d’un seul côté de l’avenue. Le prix des logements voisins a immédiatement baissé et de nouveaux musulmans s’y sont installés. Ainsi de proche en proche ils ont ghettoïsé ces rues. Désormais le phénomène a sauté dans les rues adjacentes de l’autre côté de l’avenue et la même évolution se reproduit. On voit donc que la ghettoïsation se développe d’elle-même par la fuite des non-musulmans. D’ailleurs des études montrent que les logements, dont certains nous disent que l’on y a « parqué » les immigrés, sont abandonnés par leurs occupants pour un meilleur logement et sont aussitôt occupés par les nouveaux immigrants.

La ghettoïsation n’est que le résultat d’une politique d’immigration qui n‘a plus aucun fondement économique et qui est une catastrophe démographique. On ne peut s’enorgueillir d’une évolution démographique positive si elle est obtenue par l’immigration et par la fécondité supérieure des arrivants alors que la population, disons ancienne, ne procrée plus assez et diminue lentement mais sûrement. Cela aggrave de plus le rapport de nombre entre les deux populations différentes, religieusement, culturellement et pour tout dire de civilisation différente au moins pour ce qui concerne les non-assimilés. 

La ghettoïsation est un résultat disons naturel de l’immigration et le refus d’intégration est lié à la discordance entre l’évolution démographique de cette population, issue de l’immigration, avec la croissance économique du pays, donc l’inadéquation du nombre d’emplois offerts. Le nombre de policiers, la qualité et la quantité de leur armement, ne changeront rien devant la montée inexorable de cette discordance, d’autant plus grave qu’elle va opposer deux civilisations si nous nous limitons à cela.

L'Afghanistan, l'Irak, la Libye, la Syrie, développaient une certaine forme de laïcité avant les interventions occidentales avec les USA. Les guerres y ont amené la prise de pouvoir de l'Islam, le chaos, le terrorisme et chez nous le djihadisme. Cessons de guerroyer contre l'Islam derrière les USA, vu les résultats obtenus. Traitons diplomatiquement et sans concession avec ces pays pour la protection des minorités non musulmanes et le retour à la paix intra-musulmane. Comme l'a depuis longtemps préconisé Philippe De Villiers, d'une part limitons l'immigration et reprenons le contrôle de nos frontières, et d'autre part aidons les pays migrateurs à garder leurs ressortissants et leur élite. Une fois limité le flux d’entrée sur notre territoire, nous devons assimiler cette population issue de l’immigration par une politique volontariste et rejeter les non-assimilables sous ce slogan simple « Ou tu aimes la France et tu respectes son identité ou tu la quittes ». Sinon nous céderons notre identité nationale pour une autre ou le mot « apartheid » aura tout son sens cette fois ! 

« Peu importe les mots, ce sont les actions qui comptent » dit Manuel Valls, 

Non les mots ont un sens et on ne peut les utiliser à tort et à travers.

L’apartheid n’existe pas en France comme en Afrique du Sud. 

Nous y allons pourtant, mais pas dans le sens stigmatisé,

Dans le sens que veulent les puissants et l’Islam 

La discrimination par la « dhimmitude » !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon