jeudi 5 juin 2014

L’énergie verte entre luxe et fausse route



J’ai plusieurs fois attiré l’attention sur le miroir aux alouettes des énergies renouvelables. Son développement a pris racine dans les stratégies des Etats en surfant sur deux raisons, les rejets humains de gaz carbonique soi-disant responsables du réchauffement de la planète et la peur du nucléaire. Derrière tout cela il y a des lobbies puissants qui trouvaient là une industrie où ils pouvaient s’installer en leaders.

Parmi eux Al Gore, le leader politique qui a promu cette énergie auprès des chefs d’Etat et auprès du public par un film catastrophe qui faisait pleurer dans les chaumières. L’ours blanc dérivant sur un glaçon lui a permis d’augmenter sensiblement sa fortune. En 2007, 2008 et 2009, Gore prévenait publiquement, très hystériquement, qu’« il n’y aurait plus de glace » au pôle Nord d’ici 2013 environ en raison du présumé « réchauffement climatique d’origine humaine ». En se référant aux experts du « climat », la BBC titrait « Des étés arctiques sans glace ‘avant 2013′. » On peut noter pour le moins qu’il y a un sacré décalage dans le temps. 

L’énergie verte est donc encore dans tous les discours politiques et Bruxelles vient récemment d’encourager la France dans ce sens pour le budget 2015. Si la plupart des politiques ont très peu de culture économique, ils l’ont encore moins en matière scientifique. Le GIEC de l’ONU n’a donc aucun mal à les convaincre du bien-fondé des résultats de ses études. Il faut néanmoins noter que les conclusions scientifiques du groupe d’experts, pas toujours concordantes entre eux, sont interprétées par un groupe de rédacteurs dans un communiqué succinct adressé aux États. Ceci prête le flanc à toutes les influences de ceux qui ont poussé à la création de ce groupe et qui sont issus des lobbies intéressés.

Il faut donc se faire une idée sur la fiabilité des résultats en faisant appel au bon sens qui doit toujours être présent dans l’esprit des scientifiques. Ceux-ci doivent toujours douter de leurs travaux et chercher sans cesse car les certitudes d’aujourd’hui pouvant être battues en brèche demain. Les conclusions du GIEC font-elle l’unanimité du monde scientifique ? Non, mais les voix des contestataires sont systématiquement étouffées. Alors restons dans les constatations simples. La planète se réchauffe-t-elle ? L’augmentation du gaz carbonique est-elle la cause du réchauffement de la planète ? Voilà deux interrogations légitimes auxquelles les scientifiques doivent répondre. 

La première ne trouve pas bizarrement une réponse positive dans le passé récent. De 1996 à 2013 la température moyenne du globe n’a pas augmenté. On peut penser que l’éloignement du soleil du centre de gravité du système solaire devrait même nous faire rentrer dans une période froide du cycle de soixante ans. On note aussi que la fonte des glaces du pôle nord est compensée exactement par l’épaississement de la couche de glace de l’Antarctique, ce qui d’ailleurs serait conforme à la constance de la température moyenne globale. Ces constats sont soigneusement cachés pour ne pas éveiller des doutes dans les populations. À l’heure actuelle, bien sûr, quasiment tous ceux qui ont suivi les informations au sujet du « réchauffement climatique » – aujourd’hui plus communément appelé « changement climatique » eu égard aux relations avec le public – savent aussi que les températures du globe n’ont pas augmenté depuis environ 17 ans. 

De même de nombreux scientifiques prônent que le gaz carbonique ne serait pas la cause mais l’effet d’un réchauffement climatique comme semble le prouver l’ère carbonifère sur la planète. De nombreuses autres indications scientifiques viennent montrer que les prévisions du GIEC sont de plus en plus sujettes à caution. Au point où nous en sommes on peut se demander si les Etats ne tiennent pas à cette théorie dans le but de la collecte de la taxe carbone et celui d’une politique « climatique » mondiale avec des pouvoirs sans précédent sur l’humanité. Fait significatif, les autorités australiennes qui connurent une victoire électorale écrasante un peu plus tôt cette année, en promettant de libérer la nation de la « taxe carbone », tout en supprimant une grande partie de la force de la théorie du « réchauffement climatique » subventionné par le contribuable. 

La motivation principale de l’énergie verte est en train de disparaître même si l’écran de fumée continue encore sur la nécessité de diminuer les émissions humaines de carbone. De même la peur du nucléaire ne se nourrit pas de catastrophes en France ou en Europe et la catastrophe de Fukushima est loin d’avoir l’impact de Tchernobyl sur les populations et même du tsunami lui-même. Le désastre est surtout économique. Le Japon va remettre en service un certain nombre de centrales. Par ailleurs nous continuons à vendre des centrales nucléaires simplement parce que cette énergie reste la moins chère des énergies fossiles et des énergies vertes. 

C’est cet aspect économique de l’énergie verte subventionnée qui pose désormais problème en Allemagne comme la fait savoir son Ministre de l’Energie, qui parle de fausse route. Même encore récemment, l’Espagne a été largement saluée comme le champion de l’énergie éolienne en Europe. Qui plus est, dans tout le pays, de nouveaux parcs solaires ont été construits et les énergies renouvelables sont devenues la principale source d’approvisionnement en énergie de la péninsule ibérique. Mais les subventions qui sont en cours d’injection dans des projets d’énergie verte sur la péninsule ibérique sont époustouflantes à 200 milliards d’euros. Environ 56 milliards d’euros ont déjà été versés. C’est peut-être la fin du développement de l’énergie verte car le ministère de l’industrie de l’Espagne a l’intention de réduire drastiquement les subventions pour « l’énergie propre. » Le pays tout entier doit se serrer la ceinture comme l’affirme sèchement le ministère de l’Industrie, et les producteurs d’énergie également. 

Il faut bien se rendre compte que si Bruxelles encourage encore la France après de tels constats en Allemagne et en Espagne c’est qu’il y a des gens, des lobbies qui continuent à œuvrer dans ce sens car de grandes sociétés sont en difficulté dans ce secteur. Energie verte et taxe carbone sont liées et les gouvernements ne veulent pas lâcher la taxe carbone. Il serait temps que la mascarade cesse. On ne peut continuer le développement des énergies vertes en les subventionnant par la taxe carbone et les deniers du contribuable si le réchauffement climatique dû aux actions humaines est remis en cause. L’énergie verte devient un luxe dans la plupart des cas tant qu’elle n’aura pas prouvé sa rentabilité. 

Les scientifiques sont honnêtes comme les journalistes

Quand ils ne sont pas payés pour travestir la réalité ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon