jeudi 6 juillet 2017

De l’écologie Royal à l’écologie mondiale ave c Ulot !



Notre Ségolène avait rongé son frein durant la COP21 contrainte à laisser le devant de la scène à Fabius et Hollande. Son écologie restait dans le Royaume de France. Un vrai froid s’est abattu deuis sur Ségolène reléguée aux Pôles où elle risque de perdre le Nord. Avec Hulot, la stature internationale, que lui ont donné ses reportages et les actions de ses produits Ushuaïa vendus dans le monde entier par l’Oréal, lui permet de devenir le chantre de l’écologisme mondial. Ce n’est plus seulement aux économies d’énergie qu’il s’attaque mais à la plaie mondiale du CO2 anthropique. Je pense d’ailleurs que, comme l’a montré Bill Gates dans sa fameuse équation sur les causes du carbone anthropique, il va nous demander de moins respirer pour éviter que la solution soit la diminution programmée de l’humanité, enfin des inutiles qui vont être de plus en plus nombreux. Lesquels ? Les gens de rien de Macron.

J’allais dire restons sérieux mais à vrai dire mes dernières phrases sont sans aucun doute les plus sérieuses et les plus inquiétantes de cet article. Je voudrais de prime abord énoncer clairement mon attachement à l’écologie, celle de nos professeurs d’Histoire Naturelle qui ne se gaussaient pas des Sciences de la Terre. Je soutiens même une association écologique du Finistère pour le projet d’énergies renouvelables sur l’île de Sein, sa lutte contre les algues vertes sur les plages et la centrale à gaz prévue à Landivisiau. Il s’agit là d’écologie raisonnable, et non d’écologisme. On peut comprendre que les éoliennes soient intéressantes pour une île éloignée du continent, que l’agriculture ne doit pas polluer les plages et que l’on n’a pas besoin de centrale à gaz polluante. Ce dernier point me permet de mettre le doigt sur le mensonge des énergies renouvelables EnRi qui ne polluraient pas. Elles ne le font pas directement mais indirectement par leur lien indissociable avec les énergies fossiles pour pallier à leur intermittence et seulement partiellement contrôlable. Je redis pour que ce message passe dans les esprits de mes lecteurs : 1kWh d’EnRi oblige à produire 1kWh d’énergie thermique. 

Dans le plan quinquennal de Hulot, tout n’est pas à rejeter, en particulier le domaine des économies d’énergie à condition que les coûts soient inférieurs aux gains espérés. En toute logique on devrait laisser les professions concernées démontrer à leurs clients l’intérêt des opérations de gain d’énergie proposé. Le fait de donner des subventions laisse à penser que la rentabilité n’est pas assurée. C’est criant dans le cas de l’énergie solaire. Vu du côté contribuable, on nous demande de payer pour les autres sans nous demander notre avis. Vu du côté Etat, nous sommes exportateurs d’électricité, il n’y a donc pas nécessité d’économiser l’énergie électrique et ce d’autant moins que l’on se targue (à tort évidemment) de finir par la rendre non polluante. On pourrait plutôt imaginer que les subventions pour l’énergie solaire soient seulement attribuées aux particuliers pauvres, on aurait là une mesure sociale et non une orientation directive générale qui n’a pas d’urgence et relève de la doxa écologique. Il s’agit en fait de l’écologisme doctrinal dont les buts ne sont pas que purs ! Je connais à Béziers une entreprise qui a fait son beurre de ces subventions au solaire… aux frais du contribuable.

Je vais laisser Hulot prendre à bras le corps la reforestation de la forêt amazonienne, en notant que grâce à la légère augmentation du taux de CO2 la planète a reverdi comme le montre les images satellitaires. Il serait utile de revenir sur terre avec les projets énergétiques pharaoniques pour rêver au Printemps écologique. D’ici 2040 le parc automobile marchera sans pétrole. Est-ce à l’Etat d’en décider ? Croyez-vous que l’on doive continuer à mailler notre territoire de stations coûteuses pour recharger les batteries des véhicules si la solution que la technique automobile privilégie est le moteur à hydrogène ? En arrivera-t-on à retarder le moteur à hydrogène parce que l’Etat a investi dans les subventions et les infrastructures nécessaires à la propulsion électrique ? Impensable ? Non c’est déjà ce qui a commencé à se produire, les constructeurs bénéficient à plein des subventions pour les véhicules électriques, l’hydrogène peut attendre. L’écologisme fait faire des contresens. 

Par ailleurs les économies d’énergie subventionnées vont-elles de pair avec les subventions pour consommer plus d’électricité sur les véhicules ? Sait-on vraiment ce que l’on veut ? La totalité du parc automobile propulsé à l’électricité demande 2 à 3 réacteurs nucléaires de plus. L’électricité nucléaire étant plafonnée à 63,2 TW, il faudra faire appel aux EnRi et aux centrales thermiques, moitié, moitié. Un réacteur de 1000 MW utilisé à 75% produit annuellement 6,58 Twh soit en gros 20 TWh pour 3 réacteurs. Ceci demande son remplacement par des éoliennes pour 10 TWh, et pour 10 TWh pour l’énergie thermique. 1000 éoliennes de 2 Mw produisent 3,728 TWh, il faut donc plus de 2600 éoliennes. Il faut y ajouter une surproduction de 15% d’énergie thermique polluante pour les 10 TWh supplémentaires.

Tout ceci est-il bien compatible avec le plan énergétique de 50% de nucléaire et de 40% d’énergies renouvelables ? Si l’on parle en termes de production électrique, c’est impossible puisqu’il faudrait ajouter 40% d’énergie thermique, ce qui réduirait le nucléaire à 8% et une production hydraulique à 12%. Si l’on parle en puissance installée, les EnR représentaient 20360 MW soit 15,57% en 2016, le nucléaire 63130 MW soit 48,26%, le thermique 21847 MW soit 16,7% et l’Hydraulique 25482 MW soit 19,48%. Pousser les EnR à 40% veut dire les multiplier par 2,57 donc aussi le thermique qui passe à 42,9%. Compte-tenu de la part de l’Hydraulique à 19,48%, il n’y aurait pas la place pour le nucléaire et la production nécessaire ne serait pas réalisée. Que l’on prenne le problème par un bout ou par un autre, c’est physiquement impossible sauf de recourir à du stockage sur batteries avec les surcoûts prohibitifs et les nuisances attachées à celles-ci, nuisances de destruction en fin de vie d’ailleurs que l’on oublie pour la propulsion automobile.
 Cet enfumage des EnRi est bien l’arnaque du siècle et le fruit d’un plan mondial des puissances financières et multinationales qui utilisent des résultats scientifiques encore peu fiables dans l’état de nos connaissances actuelles pour lancer la grande peur du climat comme celle de la santé pour la vaccination obligatoire à 11 vaccins, tout comme pour la grippe aviaire. Le plan énergétique, y compris la propulsion automobile, n’a ni queue ni tête, mais un coût considérable pour une économie en perte de vitesse, des dettes qui s’alourdissent sous un déficit budgétaire qui atteint le seuil de 35% des recettes fiscales ! Alors que Donald Trump retire les États-Unis, deuxième pollueur mondial, et que la Chine, premier pollueur mondial, se refuse de payer pour les autres pays, on lit dans un rapport de l’Académie des Sciences : "La France est, parmi les pays développés, l’un des plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre par habitant (environ deux fois moins qu’en Allemagne, trois fois moins qu’aux Etats-Unis)." La France veut laver plus blanc que blanc… en empruntant.

Il est risible d’entendre Hulot se faire fort de mettre la France en première place de la construction d’énergies renouvelables quand la Chine se donne le même objectif et détient 95% des terres rares indispensables, et que le Danemark et l’Allemagne dominent le marché européen. Il est moins risible de voir que trois académies, science, médecine et beaux-arts, s’opposent à l’augmentation des éoliennes et que Hulot n’en tient aucun compte. 
Après l’Allemagne, l’écologisme répand sa déraison sur la France.
 La France, au bord de la faillite, troque la démocratie 
 Et investit notre argent pour un leadership
Au profit de l’oligarchie mondiale !

Claude Trouvé

Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon