mercredi 19 juillet 2017

Budget, géopolitique et invasion migratoire (6ème partie)



Il y a eu en France un certain nombre de politiques qui ont eu des visions d’hommes d’État. Parmi ces politiques, dits de gauche à une époque où cela avait encore un sens, on peut citer Jean-Pierre Chevènement et Michel Rocard. Malheureusement l’inimitié de Mitterrand vis-à-vis de ce dernier n’a pas évité à la gauche de tomber dans le piège tendu de l’UE et de l’oligarchie occidentale. Car Rocard avait tout compris et le piège qui fonctionne depuis 1974 ne laisse aucun espoir à la France qui s’est cadenassée à l’UE et à l’OTAN imbibée des buts de l’oligarchie qui œuvre pour le Nouvel Ordre Mondial. Se sortir du piège tendu ne peut passer que par une sortie de ces cadenas au plus vite.

L’évolution de la Grèce montre que pour elle il est déjà trop tard. Elle ne peut plus sortir et les prédateurs la dépouillent jusqu’à l’os. Sa dette est désormais nourrie en dollars pour empêcher le retour à la drachme qui serait dévaluée de 50%. Les grecs n’ont même plus la force de la révolte que le pouvoir materait, car ils ne pensent plus qu’à survivre ou à partir. La Révolution ou le coup d’État sont encore possibles dans les autres pays entrés dans la descente fatale comme l’Italie. Pour eux aussi bientôt il sera trop tard. Dans ce pays, le refus de l’UE est plus fort que chez nous où l’arrivée de Macron a été programmée pour mettre en sourdine cette remise en question de notre intérêt à y rester. L’argument de catastrophisme, ressassé sans autre explication, commençait à faire long feu. Jetons d’abord un coup d’œil sur le graphique ci-dessous (les % représentent les variations de PIB:habitant de 2007 à 2017 et l'axe horizontal représente le PIB/habitant de 2016).


On voit que le niveau de vie des pays de l’Est, historiquement hors de la zone euro, ont des taux de croissance très variables. Ceci montre que disposer de sa monnaie ne suffit pas et qu’il appartient à chacun d’en tirer parti. On voit aussi que la zone euro ne protège pas et que ses pays du Nord, Allemagne en tête, se différencient nettement de ses pays du Sud en grande difficulté (Portugal, Espagne, Italie, Chypre) sans parler de la Grèce en perdition. Si Malte échappe à ce constat, c’est qu’il s’agit d’un paradis fiscal, comme le Luxembourg. La réussite de l’Irlande s’explique par la possibilité qui lui a été donnée de pratiquer des taux très bas d’impôts sur les sociétés et une aide substantielle bien négociée de l’UE. Le Royaume-Uni paye la dévaluation de la Livre sur son PIB/habitant mais sa croissance est devenue l’une des plus élevées de l’Europe (malgré le Brexit !). La référence reste la Suisse qui préserve sa monnaie en bénéficiant d’une croissance forte et d’un pouvoir d’achat élevé. 

Il est notable que la France a une position intermédiaire correspondant à sa position géographique dans l’Europe. Mais située à la quatorzième place en valeur de PIB/habitant en 2007 parmi les pays représentés sur le graphique, elle se retrouve en quinzième place en 2016. Son choix de l’UE et de la zone euro ne lui a donc rien apporté de plus. Elle a subi la crise comme les autres et elle ne peut que suivre plus ou moins bien la position du continent européen dans la lutte économique mondiale en continuant à s’endetter et à s’appauvrir. La meilleure preuve vient de nous être fournie par le nouveau budget d’austérité qui s’abat sur la France. Les 8 milliards de dérive du budget 2016 sont la conséquence de prévisions bidonnées et impossibles à tenir. Le nouveau plan d’austérité se heurtera à la même réalité. L’illustration de l’appauvrissement de la France est son renoncement progressif sur le budget des Armées. L’entrée dans l’UE et dans l’euro n’a rien arrangé bien au contraire puisqu’il a été divisé par 2 alors qu’il avait peu évolué depuis Giscard d’Estaing.

Mais ce que l’on se garde bien de nous dire c’est que l’appartenance à l’UE nous oblige à la solidarité. La France a donc donné ses garanties aux aides du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) à la Grèce, l’Irlande, et au Portugal pour une somme total de 38,2 Mds. Tout laisse à penser que ces prêts ne seront jamais remboursés à terme et que la France devra assumer ses garanties. Les garanties accordées par les États membres pour permettre au FESF de financer ses prêts sont comptabilisées dans leurs dettes maastrichtiennes. Il en sera de même de notre prêt bilatéral de 11,4 Mds qui pèse sur notre dette. Un premier remboursement de 0,2 Md€ de la Grèce à la France est « attendu » en 2020 ! Le total qui pèse sur notre dette est donc de 49,6 Mds. A ceci s’ajoute les prêts accordés par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui repose sur un capital effectivement constitué. La France y a participé pour 16,3 Mds mais ceci n’est pas agrégé à la dette maastrichtienne (celle du respect des 3%/PIB). Elle doit donc en réalité être ajoutée, soit 0,75%/PIB, car elle a aussi vocation à être remboursée. C’est 65,9 Mds que nous avons avancé ou que nous paierons en cas de défaut. 

Alors pourquoi ce piège de l’appauvrissement est-il si efficace ? C’est parce que nous devons assumer la charge de la dette, c’est-à-dire les intérêts attachés aux prêts contractés. La dette en 2016 était 2171 Mds et le cumul de la charge de la dette depuis 1979 avoisine 1400 Mds soit 83% de la dette. Ces 1400 Mds de charge de la dette ont été tirés de la poche des français pour aller vers les banques privées, car c’est ce changement qui veut que le Trésor Public n’emprunte plus à la Banque de France mais aux banques privées qui appauvrit la France ! La charge de la dette est devenue, avec environ 44 Mds€, le deuxième poste de dépenses du budget français. Plus de 60% de ce que vous payez par l’impôt sur le revenu va dans les banques privées ! C’est aussi 58% du déficit public. C’est pourquoi on rogne le budget de la défense, les retraites, et que le Ministre des Finances veut chercher 10 Mds en vendant du patrimoine français selon la méthode grecque. Pour que la France ne s’endette plus, ce n’est pas 76 Mds (75,9 déficit 2016) qu’il faut trouver mais à terme 32 Mds… toutefois à condition de sortir de l’UE pour ne plus emprunter aux banques privées. En sortant de l’UE on peut en plus ramener ces 32 Mds à 18 Mds en évitant notre contribution nette de 14 Mds à l’UE.

Le piège est la pression de l’UE qui nous demande de trouver 76Mds sur des recettes de l’État de l’ordre de 302 Mds soit 25% des recettes de l’Etat à trouver ou 20% de dépenses en moins ! Ceci vous montre l’austérité à laquelle la France va être soumise ! Si l’on ne veut ni augmenter la TVA, ni les impôts et taxes sur les particuliers et en plus diminuer ceux sur les sociétés, c’est ¼ des dépenses qui doivent diminuer. En ligne de mire il y a la masse salariale des fonctionnaires, les retraites, les collectivités territoriales, et les prestations sociales n’y échapperont pas. Nous le ressentirons sur les infrastructures, les hôpitaux, les prisons, les routes, les logements, le remboursement des frais de santé, les écoles, le nombre d’enseignants, l’aide à la scolarité, etc., etc. C’est le scénario grec. Pour le retarder l’État vendra aussi son patrimoine, c’est en cours.

La France qui continue à se mettre en place est l’asservissement du peuple 

A un pompage de son argent vers une oligarchie globaliste qui œuvre

Dans le carcan de plus en plus cadenassé par l’UE et par l’OTAN 

Vers l’objectif du Nouvel Ordre Mondial du monde unipolaire !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon