lundi 17 juillet 2017

Budget, géopolitique et invasion migratoire (5ème partie)



On ne peut pas s’abstraire du sujet de l’immigration qui est devenu un problème mondial mais qui touche particulièrement l’Europe et surtout les pays ayant signé les accords de Schengen. Car c’est bien là que se situent les pays qui se voient obligés d’accueillir un flux migratoire qui n’est pas prêt de cesser. Il est intéressant de noter que la Suisse qui n’est pas dans l’UE mais l’EEE, l’Espace Économique Européen, commence à souffrir d’une immigration qui entraîne avec elle une baisse de la sécurité et une pression culturelle qui l’oblige à accepter les mosquées, même si les minarets ont été l’objet d’une votation qui les a rejetés. Quant à la Suède, c’est la disparition pure et simple du peuple suédois, qui se met en place, sous le regard bienveillant et attendri du gouvernement, hanté, comme ses prédécesseurs, par l’obsession de faire de la Suède la championne du monde de l’humanitaire, quitte à sacrifier son propre peuple et effacer l’identité suédoise.

Ce pays est loin des regards des pays méditerranéens mais, comme la Grèce pour le niveau de vie, il est pourtant l’image de ce qui nous attend sur le plan migratoire. La politique migratoire suédoise est lancée depuis longtemps et voit arriver en masse le monde musulman. J’avais personnellement constaté en 2002 ses effets à Malmö où les zones de non-droit existaient déjà. Aujourd’hui cette ville est complètement submergée. Les répercussions de cette politique d’accueil aberrante dans la région inquiètent le pays voisin, le Danemark. Le service de Sécurité et de Renseignement danois (PET) est aujourd’hui très critique envers les politiques d’immigration de la chancelière et du gouvernement suédois. Il les accuse de déstabiliser la sécurité dans la région.  L’invitation d’Angela Merkel encensée à l’infini par les médias et « élites » politiques et intellectuelles pour sa grande générosité et son humanisme adressée à des millions de réfugiés et de migrants musulmans, à rejoindre l’espace Schengen, a engendré une vague sans cesse croissante de crimes, affectant la vie de millions d’Occidentaux. En Allemagne, la police a enregistré 69 000 crimes perpétrés par des migrants seulement en l’espace de trois mois, et ce nombre ne représente que le chiffre officiel enregistré. Selon une estimation, l’accueil des « réfugiés » coûtera aux contribuables allemands d’ici 2020 environ 93,6 milliards d’Euros. 

La politique migratoire est sous la responsabilité de l’UE, garante de l’espace sans frontières et favorables à une politique d’accueil venant au secours d’une démographie en baisse et d’un besoin de faire pression sur les coûts salariaux. C’est la chancelière allemande qui se sert de ces arguments et entraîne avec elle les pays européens. Le flux migratoire n’est pas découragé bien au contraire même si l’Allemagne se permet maintenant d’y faire un certain tri. Des études récentes ont montré que seuls 2,65% des migrants traversant la Méditerranée sont des réfugiés, les autres des chercheurs de fortune et des terroristes. Diverses ONG, dont certaines financées par le cynique milliardaire G. Soros, ont créé un véritable pont entre la Libye et l’UE, un crime que l’UE refuse de sanctionner. Au lieu d’arrêter ce trafic d’êtres humains, les dirigeants de l’UE se sont servis de FRONTEX, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, pour aider les ONG à transporter des centaines de milliers d’illégaux en Europe. Il faut savoir que les passeurs ne prévoient le convoyage des migrants que jusqu’aux bateaux de Frontex qui naviguent près des côtes libyennes. Les passeurs n’ont même plus besoin de prendre la peine d’affréter de vraies embarcations. Ils savent que leurs « clients » seront pris en charge sitôt dans les eaux internationales. Les migrants le savent aussi.

Ce monde maffieux est sans pitié. Ainsi, de nombreux candidats à « une vie meilleure » sont froidement tués sur les plages, s’ils refusent de monter à bord de bateaux surchargés ou si les conditions climatiques ne sont pas bonnes. Les ONG viennent sauver les migrants à quelques encablures de l’Afrique. Il faut arrêter de propager l’idée que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte. Cela peut être vrai quand cette population trouve du travail sans prendre celui des autochtones. Ce n’est plus le cas en France où nous ne devrions faire face qu’au strict droit d’asile pour raison politique. Il devient évident que la Syrie doit récupérer ses ressortissants au fur et à mesure que le pays se libère, c’est un besoin vital pour eux et un cancer migratoire pour nous. Cette politique demande des sacrifices à nos peuples. Aider un demandeur d’asile au Danemark pendant un an coûte 30 000 euros.  Héberger un réfugié dans un camp, comme celui de Kilis en Turquie, présenté comme un modèle de camp d’accueil, revient à 5% du montant ci-dessus. Dépenser autant en Europe sans pouvoir décemment intégrer un flux migratoire devenu pérenne ne peut germer que dans l’esprit de ceux qui tirent les ficelles pour en tirer profit. Ils se trouvent évidemment dans l’oligarchie financière qui imbibe la politique européenne. 

L’axe des guerres incessantes entre l’Afghanistan et le sud du Soudan en passant par la Syrie est entretenu par le monde occidental qui manie terreur et acquisition des ressources de ces pays. Il y a une guerre civile mortelle dans le sud du Soudan, dirigée dans une large partie par un désir féroce d’avoir le contrôle sur le pétrole du pays. L’année dernière, 340 000 personnes ont fui le sud du Soudan dans des camps de réfugiés voisins de l’Ouganda. Il y a ici un plus large déplacement qu’en Syrie. L’Agence des Réfugiés de l’ONU a annoncé les nouveaux visages du monde déplacé : 65,9 millions. Cela veut dire que 65,9 millions d’êtres humains vivent comme réfugiés, demandeurs d’asiles, ou comme déportés dans leur propre pays. Si les réfugiés formaient un pays, ce serait le 21ème État le plus grand au monde, juste après la Thaïlande (68,2 millions) et juste avant le Royaume Uni (65,5 millions). De tout évidence le problème des réfugiés ne peut plus être réglé par les moyens humanitaires mis en place.

De plus l’UE agit comme un papier buvard et n’applique pas une véritable politique de tri et de reconduite dans les pays d’origine. En théorie, les expulsions de personnes entrées illégalement en France existent. En pratique, le système connaît de graves dysfonctionnements. Un maquis judiciaire impénétrable. C’est par ces mots, lâchés sur un ton désabusé, qu’un ancien responsable des questions migratoires au ministère de l’Intérieur décrit le système de reconduite à la frontière. Mais le flux migratoire est incessant. L’Aquarius déverse chaque semaine en Italie ses bataillons de migrants. Le 28 juin, ce sont 1 032 Africains que le navire a transportés. Un record, paraît-il. Parmi eux, 80 % de mâles dont 230 mineurs non accompagnés qui feront pour certains un jour prochain la joie des centres d’accueil de France. Les guerres engendrent la pauvreté et, si l’on peut résister à l’insécurité, on ne peut résister à la faim. Alors c’est ce qui devrait guider la politique européenne, non pas accompagner le flux migratoire pour des raisons bassement économiques de profit pour les plus riches, mais l’arrêt des guerres sous la fausse bannière de la démocratie et des droits de l’homme. Ce droit d’ingérence autoproclamé par les occidentaux, dont encore récemment Macron, ne fait que déstabiliser les pays et leurs populations partout où il passe. 

La politique migratoire française n’existe pas, elle est calquée sur la politique oligarchique européenne et nos frontières restent ouvertes quoique l’on en dise, permettant l’immigration illégale et le libre passage au terrorisme. Il n’y pas d’autres réelles solutions que de cesser ces guerres meurtrières aux conséquences désastreuses et de concentrer nos efforts vers l’aide au développement des pays migrateurs. L’urgence en est encore plus grande que la sécurité intérieure parce qu’on y trouve l’une des causes principales de la pauvreté grandissante, de la perte d’identité, de l’insécurité et de la montée de conflits cultuels. Pour ces derniers la France n’est pas génétiquement raciste, mais tout est fait pour qu’elle le devienne. La meilleure preuve, que Macron n’a aucune envie d’aller dans ce sens, est que la baisse des crédits du Ministère de l’Intérieur est principalement axée… sur l’Aide au Développement de ces pays migrateurs.

Vouloir avoir une autre politique sur l’invasion migratoire, signifie s’opposer à l’UE et contrarier l’oligarchie du NOM. Cela va devenir rapidement un sujet vital pour notre pays, donc c’est une autre bonne raison de quitter l’UE. Déjà la Pologne annonce qu’elle préfère sortir de l’UE plutôt que d’accepter les migrants imposés par Bruxelles. L’Italie menace de délivrer 200.000 permis de séjour, permettant de se répandre dans l’espace Schengen si on ne prend pas plus de migrants arrivant chez elle. Pour terminer cette suite d’articles, il me reste à vous dire pourquoi la France ne peut qu’aller vers une faillite à la grecque si nous continuons comme Macron qui, après ces prédécesseurs, nous engage encore pour 5 ans.

L’Afrique est le continent qui a la plus grande croissance démographique. 

Ne pas prendre en compte que le flux migratoire ne peut que croître

Ne penser à l’immigration qu’en termes économiques 

Faire fi des problèmes humains prévisibles

Relève d’un machiavélisme programmé 

Pour asservir le monde au profit

Des plus riches et terminer par 

Ne garder que les productifs.
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon