jeudi 24 novembre 2016

Voter aux primaires, c’est voter pour les banques

La pression des médias sur l’opinion française ne reflète que celle du monde des banquiers judéo-anglo-saxons mais d’une façon générale tous connectés entre eux. Les médias du monde occidental leur appartiennent ou à des multinationales qui font partie du Système international qui nous a vendu la mondialisation dans le paquet d’une globalisation. Celle-ci a pour finalité une gouvernance mondiale dans les mains d’une oligarchie ploutocratique restreinte. C’est le monde de l’argent, synonyme de puissance, qui fait fonctionner la pompe aspirante de l’argent des plus pauvres vers les plus riches. Il faut que les peuples souffrent pour en prendre conscience et cela peut même ne plus être suffisant.

Dans le premier cas c’est l’Islande, intégrée dans l’Espace Économique Européen, et qui a refusé l’entrée dans l’UE en 2015.  Elle s’est trouvée au bord de la faillite de l’État, alors que les trois banques principales du pays, dont Landsbanki, se déclaraient en faillite, au moment de la crise de 2008. Elle voit son peuple faire la révolution des casseroles en octobre 2008, refuser de prendre en charge les dettes des banques après leur nationalisation, faire condamner 9 banquiers, mettre dehors ses gouvernants et refuser d’endosser les dettes bancaires. Le pays n’est désormais endetté que de 83% du PIB (96% en France), le PIB/habitant est à 46.606 $ (39.913$ en France), et le chômage est à 4% (10,1% chez nous)... mais l’Islande a sa monnaie, la couronne islandaise !

Au passage on notera la « pertinence » des propos d’Alain Juppé qui juge catastrophique d’envisager notre sortie de l’euro ! Que dirait-il de notre sortie de l’UE ? Par contre le cas de la Grèce est l’exemple inverse car prise en charge par la troïka UE-BCE-FMI et soumise à une austérité drastique pour atteindre l’équilibre budgétaire primaire (hors intérêts sur la dette publique). L’UE et la BCE mettent la Grèce sous tutelle, injectent des aides remboursables et font croire au peuple qu’il ne peut pas se passer de l’euro avec un Tsipras finalement aux ordres. Le résultat c’est une dette publique à 177%, un PIB/habitant à 26.547$, et un taux de chômage de 24,9%... bravo l’UE et l’euro avec un peuple sous contrôle et une pauvreté grandissante. 

Les deux exemples de l’Islande et de la Grèce devraient donner à réfléchir à la pertinence de notre choix tant de l’UE actuelle que de l’euro. On peut faire la même réflexion avec l’OTAN. Les printemps arabes fomentés et les interventions militaires qui s’enchaînent en Afrique et au Moyen-Orient ainsi que notre agressivité vis-à-vis de la Russie, montrent que nous nous comportons en vassaux de cette organisation de défense devenue offensive en pratiquant l’ingérence, au nom de la démocratie et des Droits de l’Homme. Les islandais, en touchant le monde bancaire de la spéculation, ont touché juste et au cœur du problème qui touche l’Europe dans son ensemble et particulièrement la zone euro. Sarkozy, l’américain disent certains, a surfé dans le monde des affaires nationales et internationales avec les pays du Golfe, nous a fait entrer dans l’OTAN, nous a entraîné dans une guerre en Libye aux résultats catastrophiques, et a donné une accélération du chômage, à partir de l’été 2011, plus rapide que celle du quinquennat Hollande.

Tout ceci n’est lié qu’aux banques et au complexe militaro-industriel dont se méfiait déjà le Président Eisenhower. C’est cet ensemble qui mène la globalisation du monde. C’est eux qui voulaient nous faire signer le TAFTA pour la zone de libre-échange transatlantique. C’est eux qui ont fait signer le TTP pour la zone Pacifique. C’est eux qui dressent l’OTAN contre la Russie, déclenchent et fournissent les armes à tous les conflits en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe (Kosovo et Ukraine), et dans la zone de la mer de Chine. C’est eux qui font prévoir à l’UE qu’après les actionnaires ce sont les déposants qui paieront la faillite des banques. C’est eux qui prônent les politiques d’austérité dans une zone euro où l’Allemagne s’engraisse, en saignant la Grèce d’ailleurs, au détriment des pays moins compétitifs. C’est eux qui poussent à un flux migratoire vers l’Europe par les conflits dans le but d’une population de remplacement qui détruira les identités des nations. C’est bien eux qui ont donné mission à Jean Monnet de construire une UE à leur main et dans laquelle les tâches régaliennes des nations se dissolvent, pour ne laisser que des peaux de chagrin dont l’inutilité apparaîtra. 

Juppé et Fillon se sont fait adouber par le groupe Bilderberg qui donne les orientations aux chefs d’Etat. Le premier prône l’émigration heureuse et le lien indéfectible avec l’UE et l’euro. Ses déclarations pro-immigration ne datent pas d’hier. Il énonçait « L'Europe, en déclin démographique, a besoin d'apports de main-d'œuvre étrangère » (Le Monde 1/10/1999). Le 1er octobre 1999,  dans Le Monde : «il faut accueillir de nouveaux immigrés». Sa légion d’honneur à l’imam de Bordeaux, la proposition municipale d’un bail emphytéotique pour la mosquée, la sortie catastrophique de l’euro, la guerre contre Bachar, les sanctions contre la Russie, sont suffisamment explicites. Le second a appliqué toute la politique de Sarkozy pour réapparaître blanc comme neige aujourd’hui. Il est comptable de tout le quinquennat de Sarkozy. « Quand on n’est pas d’accord, on démissionne » disait Jean-Pierre Chevénement qui l’a fait deux fois. Il a prêté allégeance au Système en reconnaissant que celui-ci détient le pouvoir, comme Sarkozy et comme Hollande dont la première visite l’a conduit… à la City plutôt qu’au 10 Downing Street  ou à Berlin.

Ces primaires de droite puis de gauche ne peuvent rien changer de fondamental pour une France qui perdra inéluctablement pied devant l’Allemagne, les pays européens hors euro et surtout hors UE. Le Système rend prisonniers les pays qui demandent de l’aide, comme la Grèce et le Portugal, bientôt l’Italie. Les candidats d’Arnaud Montebourg à Fillon ne peuvent échapper à cette chape de plomb des banquiers, pas plus que n’a pu le faire Mitterrand qui l’a avoué à son épouse. Le peuple y trouve l’occasion de signifier son ras-le-bol en expulsant ceux qui ont exercé le pouvoir en pensant que de nouvelles têtes feront mieux. D’abord les têtes ne sont pas nouvelles et celle de Macron n’est que celle de l’homme-lige des Rothschild, grand manager avec les Rockefeller du groupe Bilderberg. 

Encore une fois nos concitoyens risquent d’être grugés et de repartir pour 5 ans dans une aventure identique aux deux précédentes hors mesures n’engageant pas l’argent comme les mesures sociétales. Seul le vote en dehors de ces candidats aux primaires peut laisser un espoir de voir bouger le Système car sa solidité, ancrée sur une montagne d’argent, résiste à la démocratie qu’elle utilise jusqu’à présent. « Mon véritable ennemi c’est la finance » disait le candidat Hollande, c’est sans doute sa plus juste vue politique. Mais il disait, comme Sarkozy, nous n’échapperons pas au Nouvel Ordre Mondial. Ce sont les islandais qui ont compris. Sommes-nous prêts à une révolution pacifique des casseroles ? 

« Notre véritable ennemi c’est la finance » 

Encore faut-il ne pas voter pour elle

En élisant ceux qu’elle a choisi ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon