mercredi 9 novembre 2016

Trump : La guerre mondiale s’éloigne !



L’élection américaine revêt une importance mondiale. La puissance économique, financière et monétaire de ce pays est considérable et sa puissance militaire est sans égale. Or nous sommes devant quatre dangers pouvant avoir des conséquences catastrophiques pour nous. Au terme d’une trentaine d’années c’est le remplacement de la population de souche ou assimilée actuelle par une autre civilisation de remplacement. Au terme d’une dizaine d’années c’est une profonde modification des valeurs fondatrices de notre histoire à base gréco-latine et chrétienne. A court terme c’est la perspective d’un krach financier et d’une guerre mondialisée impactant profondément l’Europe. Ce dernier danger est à notre porte. 3.000 soldats américains viennent d’être mis en état d’alerte dans les Pays Baltes. Porochenko s’engage dans un harcèlement de la république de Donetsk en Ukraine. Les États-Unis font semblant d’attaquer l’EI à Raqqa mais en fait non seulement ne détruiront pas ses forces mais en profiteront pour leur fournir de l’armement, car la guerre en Syrie doit continuer contre Bachar el-Assad et surtout la Russie. Les russes de leur côté amènent une flotte devant la Syrie pour pilonner les faubourgs d’Alep afin d’isoler définitivement les terroristes présents dans Alep Est. Ils savent que la guerre urbaine est trop coûteuse en vies humaines civiles et militaires, seul le blocus militaire peut amener la victoire. 

La victoire de Trump est un ballon d’oxygène dans les relations américano-russes. Poutine et Trump se disent prêts au dialogue, lequel est devenu non seulement inexistant mais avec une volonté d’envenimer les choses du côté américain. Hillary Clinton avait clairement désigné la Russie comme l’ennemi numéro un. La présence de troupes américaines sur les frontières russes est assez claire. Il suffit de penser au réactions américaines si les russes massaient des troupes à Cuba. Une porte vers un certain apaisement dans les relations russo-américaines est un grand soulagement. On peut même espérer que la position des États-Unis sur la guerre au Moyen-Orient soit clarifiée et que cesse leur double-jeu avec l’EI. Alors la guerre contre Daech peut être menée en collaboration entre les deux camps russe et américain, avec l’abandon de la volonté de créer un grand Israël, avec le retour de souveraineté du gouvernement syrien sur son territoire, et avec une solution négociée avec la Turquie sur le problème kurde.

Le krach financier et monétaire n’en est pas moins probable. Si la politique d’investissement de Donald Trump signifie une accélération de la dette publique, celui-ci alimentera la possibilité de Krach mais sa volonté de reprendre la FED au sein de l’Etat peut changer la donne et assainir la situation. Les États-Unis ne sont pas seuls à pousser vers la catastrophe dans ce domaine, donc le danger est présent et peut même éclore avant le 15 janvier, date de la prise de pouvoir du nouveau Président. Quand aux deux autres dangers ils sont bien présents. Trump y est particulièrement attentif pour son pays qui va fermer plus encore ses frontières à l’immigration et renvoyer les clandestins dans leur pays. Sa demande de contrôle plus strict des arrivées de français dans son pays, en dit long sur l’opinion de Trump sur la France, pays gangrené par le terrorisme selon lui. Sa volonté de créer un mur avec le Mexique a été un point de convergence des attaques contre lui. Le peuple lui donne raison et, dans le même temps, un mur se construit en… Allemagne. L’arrivée massive de migrants en Allemagne est en train de modifier profondément ce pays et de susciter de vives réactions de la population en particulier dans le sud et l’est. 

Tout ceci amène de l’eau au moulin de ceux qui prônent la reconquête de la souveraineté et la protection des grands marqueurs de l’identité française, dont la laïcité, la démocratie et nos valeurs originelles issues de notre passé chrétien, gallo-romain et grec. Le marqueur chrétien existe aussi aux États-Unis et en Russie. C’est ce qui donne une vocation d’équilibre à l’Europe entre l’Est et l’Ouest. Ceci étant l’océan sépare le continent européen des États-Unis, et a créé historiquement un lien entre les îles britanniques et ces derniers. Il est contre nature de s’opposer à la Russie, d’autant plus que cela fait le jeu de l’Allemagne qui espère maintenir son leadership économique et politique, comme le mark maintient le sien dans l’euro. L’arrivée de Trump va désengager les États-Unis des traités commerciaux en cours aussi bien du côté Pacifique qu’Atlantique. Son emprise sur l’UE va s’affaiblir et l’Europe va, avec l’affaiblissement du parapluie militaire de l’OTAN, devoir se reconstruire. L’UE, déjà ébranlée par le flot migratoire et le Brexit, est menacée désormais dans son existence même alors que les divergences en son sein ne cessent de grandir et qu’Angela Merkel voit sa politique migratoire contestée dans son pays et au sein de l’UE.

Évidemment les réactions en France sont diverses selon que l’on est dans la « pensée unique », celle de l’Establishment américain, ou plus ou moins hors Système. La presse française aux mains du Système, comme aux États-Unis, a enfumé à qui mieux mieux l’opinion française jusqu’au dernier moment alors qu’heureusement nous avions des informations bien différentes par les réseaux sociaux. Sans pouvoir prédire la victoire de Donald Trump, il était évident que la partie était loin d’être gagnée d’avance pour Hillary Clinton. Hollande (ce qui n’était pas le rôle d’un chef d’État), Valls, Juppé s’étaient clairement prononcés pour l’Establishment et la pilule est amère. Marine Le Pen s’était aussi clairement prononcée pour Trump. On comprend sa satisfaction comme la déconvenue d’Alain Juppé qui ne sait plus quoi dire pour diaboliser un peu plus le FN. C’est une curieuse réaction puisque cela veut dire que la voie démocratique américaine amène le diable en personne. Si l’on suit ce raisonnement, d’une part les américains sont des sots, et d’autre part la démocratie est un danger en France. 

Bien entendu, Mélenchon est peu impacté car il est dans le système pour l’immigration mais hors système pour les relations avec l’UE. Toutefois la position de Trump sur la COP21 et le réchauffement climatique va le desservir, alors que la position de Sarkozy sur ce sujet est renforcée. Peut-être enfin pourra-t-on cesser de prendre pour des idiots les climato-sceptiques et ouvrir un véritable débat sur le sujet ? Les Asselineau, Dupont-Aignan et autres souverainistes vont, après le Brexit, pouvoir étayer leur point de vue aux yeux des français. C’est un grand coup dans les gencives des politiques qui ont surfé sur le Système depuis quarante ans et c’est un encouragement substantiel à aller voter pour ceux qui hésitent encore à voter hors pensée unique. Un grand coup de balai sur les représentants du Système devient possible, les islandais et les américains l’ont fait et le peuple britannique reprend le vent du grand large.

C’est pourquoi les élections américaines étaient d’une grande importance. Elles allument une autre vision du monde où un retour aux nations pérennes qui sont des ensembles cohérents où la démocratie peut et doit jouer son rôle. La globalisation va pouvoir être mise en cause et la mondialisation recentrée sur le commerce, plus que sur la spéculation et la transhumance. Le monde unipolaire va être remis en cause et le bloc européen va devoir choisir son camp soit en redéfinissant une politique étrangère commune, soit en le faisant en ordre dispersé. La carte de l’Europe va devant de profondes transformations où la République Française peut jouer un nouveau rôle crucial à condition de rester « Une et indivisible ». 

Trump donne enfin l’occasion à la France de reprendre sa souveraineté.

C’est au peuple d’en décider ou de choisir entre deux servitudes, 

Celle des Maîtres du monde ou (et) celle de la dhimmitude.

L’espoir ne se nourrit pas de désespoir mais de courage. 

N’attendez rien de ceux qui ont déjà vendu la France ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon