dimanche 20 septembre 2015

Politique et géopolitique ou mensonges, désinformation et enfumage



« Quand vous êtes embêté, embrouillez tout » disait Henri Queuille, grand maitre à penser des élus de la Corrèze, c’est sans aucun doute la ligne de conduite de tous les décideurs de ce monde de la politique et avec François Hollande nous avons récupéré un expert du genre. Mais rassurez-vous, cette ligne de conduite sert tous ceux qui veulent masquer les vraies raisons de leurs actions et particulièrement ceux qui mènent dans l’ombre les destins des nations. Leur ennemi est internet et les réseaux sociaux qui permettent d’ouvrir un espace de liberté dans l’information. Constatez que c’est cet espace pour lequel on utilise toutes les raisons de le restreindre avec les dernières lois liberticides qui vont jusqu’à fouiller jusque dans notre vie privée par une police administrative qui se libère des autorisations judiciaires.

C’est par cette ligne de conduite que l’on façonne l’opinion publique en lui instillant du doute sur des sujets où elle n’en avait plus, pour préparer l’adoption de mesures comme l’urgence du mariage pour les homosexuels, urgence que le PACS pouvait résoudre pour ce qui est de la transmission des droits d’héritage, revendication recevable et la seule formulée par le plus grand nombre d'entre eux. Cette ligne de conduite consiste à mettre en œuvre des stratégies opportunistes dans le cas de la grippe aviaire, du tabac, des pluies acides, du tabagisme passif et, cerise sur le gâteau, du réchauffement climatique, dont le président Lyndon Johnson disait déjà en 1965, sans preuve à l'époque de ses effets, que : 

“Notre génération a modifié la composition de l’atmosphère à l’échelle globale en [...] augmentant régulièrement la quantité de gaz carbonique résultant de combustibles fossiles.” [Président Lyndon Johnson, message spécial au congrès en 1965]

Pour des aspects mercantiles évidents, le raisonnement de certains “experts” est toujours le même : s’il y a un problème collectif réel et grave, il va falloir agir. Donc, il va falloir des lois. Donc plus d’État. Donc moins de liberté individuelle. Dans le cas de la santé, et de l’environnement, c’est les mesures globales de vaccination ou de lutte pour le réchauffement climatique car dans un univers globalisé nul ne saurait échapper à des injonctions des décideurs de la Haute Finance qui s’insinue partout de façon visible ou invisible mais toujours motivée par l’argent. Ce sont eux les détenteurs de la liberté, la liberté de gérer celle des autres. Comme le remarqua avec sagesse le philosophe Isaiah Berlin, « la liberté pour les loups signifie la mort des agneaux ». 

Ces loups s’adjoignent des aides de personnes au-dessus de tout soupçon si besoin est, principalement les scientifiques qui ont encore l’aura que les politiques ont perdu. Enfumage suprême, non seulement la plupart des “scientifiques” qui soutiennent la dangerosité des choses ne sont en rien des spécialistes du sujet. C’est ainsi que les vrais scientifiques qui niaient l’augmentation inéluctable du trou de la couche d’ozone due à l’homme n’ont pas été entendus et le trou a disparu bien avant que les précautions prises aient pu agir. Ceux qui nient l’origine humaine du réchauffement climatique ne sont pas plus écoutés, la cause est entendue ! En tous cas les loups distillent le doute et font de lui une marchandise parce qu’ils ont compris que le doute fonctionne. C’est ainsi que fleurit le principe de précaution, qui introduit le doute sur l’efficacité de la prévention qui est un tout autre concept. Le principe de précaution permet de légiférer dans tout domaine par manipulation du doute, pré-annonciateur d’un danger possible, et du refus du risque calculé, évalué et raisonnablement consenti. Peu importe que l’aspect anthropologique sur le taux de carbone, agissant ou non sur le climat, soit ou non prouvé, le doute suffit. Peu importe que le niveau des mers et des océans montent lentement depuis 1846, date des premières mesures sérieuses, bien avant les apports de carbone de l’industrie et des transports, le doute suffit, et l’homme doit être culpabilisé donc malléable.

Le doute fonctionne parce que nous avons une vision erronée de la science. Nous pensons que la science produit des certitudes. Elle ne fournit qu’un consensus d’experts, fondé sur l’examen minutieux des faits et de leur organisation à un moment donné. Tant que l’ensemble de la communauté n’est pas d’accord, les faits doivent être passés au crible des scientifiques et les voix dissidentes ne peuvent être couvertes sans bloquer tout progrès de la science. Les présomptions des scientifiques tombent malheureusement dans les mains de politiques qui en font des certitudes comme c’est le cas du rapport final des experts scientifiques du Giec, qui ne représentent d’ailleurs qu’une faible partie de cette organisation onusienne. Ce rapport est l’œuvre de politiques internationaux qui « interprètent, condensent et vulgarisent pour les gouvernements » le vrai rapport scientifique. Ce dernier rassemble les études qui constatent les faits, les quantifient et essaient de se projeter dans l’avenir avec des hypothèses et des modèles mathématiques, chacun y attachant ses propres incertitudes. D’autres équipes non scientifiques évaluent les dangers pour l’homme et l’environnement et dictent les mesures préventives à prendre. Pourtant le document qui fait foi est le rapport condensé adressé aux gouvernements, document qui gomme les incertitudes et en fait des affirmations incontestables. 

Galilée est mort après avoir renié sa propre conviction scientifique parce qu’il s’opposait non seulement au dogme de l’église catholique mais aux scientifiques de l’époque. Il a fallu que la science progresse pour que sa théorie se trouve confirmée. “Tout travail scientifique est incomplet – qu’il s’agisse de travail expérimental ou d’observation. Tout travail scientifique est susceptible d’être contredit ou modifié par l’avancement des connaissances. Ceci ne doit pas pour autant nous inciter à ignorer ce que nous savons déjà, et à remettre à plus tard une action à laquelle nos connaissances nous incitent à un moment donné. » (Robert Browing, épidémiologiste, 1960) 

Quand les idéologues, les religions, les politiques, les puissances de l’argent s’emparent de la science, celle-ci est tordue, déformée, ou captée pour ce qui les arrange. Elle perd ce qui fait sa force le doute scientifique, ce doute indispensable à son progrès et non celui utile à la désinformation des peuples. Les politiques affirment des certitudes que les scientifiques se gardent bien d’avoir. Les "consensus scientifiques" ne tiennent que le temps nécessaire pour progresser vers de nouvelles vérités qui les remettent en cause. Le Big Bang, point zéro de l’univers, est encore la base de l’astronomie, pourtant des découvertes nouvelles posent des interrogations que le Big Bang n’explique pas et d’autres hypothèses se font jour. C’est cela la science. 

Les politiques se servent de la science pour faire passer des messages et seulement ceux qui les intéressent. Ils peuvent même influencer la science en ne lui donnant pas les moyens de s’exprimer, et en privilégiant les équipes qui travaillent dans le sens qui les intéresse. Les politiques truquent les chiffres en permanence ou cachent ceux qui ne leur conviennent pas. L’exemple des statistiques américaines truquées sur le chômage est l’un des mieux connus, mais les nôtres le sont aussi par les motifs de radiation, le basculement de chiffres d’une catégorie dans une autre, la non-publication des chiffres DOM-TOM compris, etc. Les politiques influencent les médias et les sondages, nous cachent les véritables enjeux de leur politique intérieure et étrangère ainsi que les dangers qui nous menacent, comme la baisse de croissance de la Chine et la baisse du Yuan. Par contre le CO2 va nous tuer "à petit feu" et précipiter un tsunami de réfugiés dû à la montée des eaux. Pourtant des hommes ont survécu avec des teneurs en carbone et des températures plus élevées, et les hordes de réfugiés qui nous préoccupent aujourd’hui sont elles effectivement d’origine humaine, à cause des guerres que nous menons. 

La démocratie est le pouvoir du peuple pour le peuple. 

Mais que vaut celle-ci quand on aveugle ce peuple

Par la manipulation, l’enfumage et le mensonge ? 

RIEN

Elle perd sa raison d’être et devient servile 

Sous le joug des puissances de l’argent ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon