samedi 12 septembre 2015

Le 11 septembre 2001 et l’Europe de la paix, mensonges ou catastrophes ?



Le 11 septembre 2001, près de 3.000 américains innocents sont morts en quelques minutes et le monde a regardé le plus puissant pays du monde basculer dans l’horreur. Les vidéos ont fait le tour du monde et l’on a eu très rapidement l’explication officielle : Ben Laden et Al-Qaïda ont voulu agenouiller les Etats-Unis en frappant le symbole de leur puissance, le World Trade Center. Ceci a aussi rapidement fait circuler que les États-Unis allaient tuer Ben Laden dans une traque sans merci par la guerre en Afghanistan. Pendant de longs mois, peu de journalistes d’investigation, peu d’experts en aéronautique, peu d’architectes ou d’ingénieurs, ont émis des avis de doute sur la version officielle. Depuis des organisations diverses, des journalistes, et des professions diverses ont mis en lumière des incohérences dans le discours officiel. Loin de moi la pensée de détenir la vérité mais le doute m’a envahi aussi et mon métier d’ingénieur me fait regarder les aspects scientifiques plus que les complicités éventuelles dénoncées par certains.

Pour faire court, je retiens deux choses, l’une d’aspect aéronautique et l’autre d’aspect architectural et de génie civil. La première est l’affirmation de pilotes de ligne que la version officielle sur la trajectoire de l’avion ayant percuté le pentagone est hautement improbable et la dispersion des débris non conformes à ce qui se passe lors d’un crash. En particulier on retrouve toujours le train d’atterrissage et les réacteurs construits pour supporter des températures très élevées. La deuxième est l’affaissement sur elles-mêmes des tours après l’impact des avions, et même l’une d’entre elles qui n’a même pas été frappée. Pour cette dernière l’explication d’incendie dans les bureaux ne tient pas la route. L’affaissement des tours est l’image que nous connaissons de destruction des immeubles vétustes par charge de dynamite réparties sur le pourtour. Or dans le cas des tours c’est la structure métallique en acier qui permet la résistance à l’effondrement. L’acier peut plier sous le choc et la tour en penchant peut tomber sous son propre poids, mais elle ne s’effondre pas comme pourrait le faire une structure béton. Il faut pour se faire attaquer la structure métallique par le pied et faire fondre l’acier à plus de 3000°C… par une explosion dégageant cette chaleur, charge nucléaire ou charge explosive inconnue.

Sommes-nous devant une catastrophe fomentée par des ennemis des États-Unis ou un monstrueux mensonge ouvrant la voie pour une acceptation par le peuple américain de l’envoi de soldats dans une guerre lointaine ? Je laisse chacun des lecteurs se faire sa propre opinion mais, comme il reste de nombreuses zones d’ombre, j’incite chacun à garder vigilance et esprit critique, tant nous vivons dans un enfumage permanent des peuples. En tous cas ceci a permis à Bush de répondre favorablement à son complexe militaro-industriel et de porter la guerre en Asie sur un terrain où les Russes avaient échoué et cela au contact des ex-républiques de l’URSS. L’Afghanistan occupe une position géostratégique des plus importantes, car en plus des frontières avec les pays liés à la Russie, il est adossé au Pakistan, officiellement ami des États-Unis et à qui on n’a pas interdit l’armement nucléaire comme à l’Iran, et aux deux grands pays pétroliers l’Irak et l’Iran.

Le 11 septembre 2001 a changé la face des choses au Moyen-Orient où s’est déployé la théorie du chaos avec l’invasion de l’Irak et la mort de Saddam Hussein grâce au mensonge sur les armes chimiques, puis la Libye et tous les printemps arabes plus ou moins fomentés. Nous vivons actuellement la phase Daesh, combattu mollement et aidé en secret par les États-Unis et ses alliés, combattu et aidé efficacement officieusement par la Turquie, combattu par les syriens légaux, les kurdes séparatistes, le gouvernement chiite irakien et les sunnites du golfe qui font leur propre guerre de religion et sont désireux d’handicaper des productions pétrolières concurrentes. Daesh tient bon tant que les USA continueront la politique de l’adversaire utile contenu dans le périmètre qui lui est alloué. C’est la politique du lait sur le feu Daesh maintenu dans la casserole en y mettant l’anti monte lait américain.

  
L’Europe de la paix s’est engagée aux côtés des américains dans une guerre néocoloniale sous le prétexte du danger de l’islam radical contre l’État islamique et au nom de la démocratie contre la Syrie. Elle participe au chaos voulu de la stratégie américaine à double détente, créer le chaos qui justifie sa présence dans les ressources pétrolières du Moyen-Orient et en pourtour de la Russie d’une part, et d’autre part sa pression sur l’UE pour l’engager à ses côtés et lui faire subir une invasion migratoire handicapante par sa nature, sa soudaineté et son ampleur. La soumission de l’Europe est en route par l’introduction accélérée d’une civilisation différente, avec l’appui tacite du monde musulman, entraînant une perte d’identité par brouillage de ses racines et de la notion de nation. Cette dernière nécessite que l’OTAN, autant dire les USA, accentue sa présence « protectrice » en Europe, en désignant le danger de l’ennemi russe, et la conclusion d’un traité de libre-échange économique entraînant l’UE dans une grande fédération transatlantique où la puissance militaire, donc le pouvoir, est détenue par les USA.

L’Europe de la paix n’a jamais existé, c’est un mensonge qu’une colombe porte à gober de pays en pays. Avant la chute du mur de Berlin c’est la peur d’une catastrophe nucléaire entre les deux blocs qui a maintenu la paix et non l’Europe. D’ailleurs dès la chute de ce mur la guerre des Balkans est là pour nous le rappeler avec une opposition nette entre l’Allemagne, qui encourageait la Slovénie à se désolidariser de la confédération yougoslave, et la France qui soutenait la Serbie dans sa contre-offensive. Le conflit a finalement été réglé… par les américains. L’UE est une union dont le ressort est économique où l’on croit que c’est ainsi que l’on va rapprocher les peuples. C’est un mensonge car chaque pays est confronté à une comparaison de compétitivité et on est dans un combat de tous contre tous. La monnaie unique est là pour aggraver le problème en favorisant certains, l’Allemagne, et en handicapant d’autres, la Grèce. Le flux migratoire montre aux yeux de tous que l’UE ne résiste pas aux particularités de chaque pays et le cavalier seul de l’Allemagne avec ses diktats sur la Grèce et sur le flux migratoire montrent que l’UE n’existe que tant que les USA et l’Allemagne y trouvent leur profit. 

Notre coq gaulois a une patte prise dans la fange des USA. 

Il a l’autre fermement tenue dans le piège allemand.

Cloué au sol il s’égosille en battant des ailes avec 

Fraternité, liberté, égalité et démocratie…

Pieux mensonges, la mort dans l’âme ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon