dimanche 18 mai 2014

Référendum ou bien grève fiscale et retrait de notre épargne ?


Le vote des députés européens est bien mal parti. Aucun débat digne de ce nom n’a rempli nos médias en même temps que les partis font un concert sur l’importance de ce vote… autrement dit sur l’importance pour leur parti ! Une campagne électorale réduite à huit jours ne peut donner que l’occasion aux politiques de jurer qu’ils ont la solution qui va permettre au pays de rentrer de nouveau dans la prospérité. Autrement dit nos politiques, qui gèrent la France depuis quarante en louant ou en acceptant l'UE et l'euro, brouillent le seul choix auquel est convié l’électorat, soit on continue comme avant dans l’UE dans l’euro soit on rebat les cartes. Ces politiques européistes, dis-je, se placent toujours comme ceux qui ont les solutions économiques, sociales et géostratégiques. pour continuer comme avant avec le résultat que l'on sait !

L’endettement de la France, son incapacité à retrouver un budget équilibré depuis quarante ans, l’augmentation de la pauvreté, la poursuite d’un flux migratoire augmentant le chômage, la non-assimilation croissante des populations venant du Maghreb et de l’Afrique sub-sahariennes, son incapacité à gérer le flux et le reflux de Roms porteurs de petite délinquance, la baisse des crédits militaires grignotés par des opérations militaires de petite envergure hors de l’Europe, la grande délinquance toujours en croissance, la désindustrialisation croissante, etc. etc. ne sont que l’œuvre de qui ? Des politiques, dont le manque de vision, de volonté, d’abnégation et de courage, leur font préférer une vision égocentrique de leur mission à celle du bien commun. 

Il ne suffit pas d’expliquer notre perte de prospérité, traduite clairement par les politiques d’austérité, par l’incapacité crasse des prédécesseurs, après avoir juré que cette fois-ci on assumerait sans rien dire, ou par le passage en touche du "c’est la faute de Bruxelles". La France doit choisir de continuer ou non dans les traités qu’elle a signés, c’est cela la vraie question à laquelle cette fois les électeurs doivent répondre. Leur vote doit être clair, c’est oui ou non. 

Hélas chacun s’ingénie à brouiller le message, à reporter l’attention sur d’autre sujets largement médiatisés, le dernier c’est les jeunes filles enlevées au Nigeria. Il faut tout-de-même se souvenir que ce pays est une ancienne colonie anglaise et non française. Qui devrait prendre le leadership d’une aide pour cette affaire ? Le Royaume-Uni. Qui se précipite ? La France à qui Obama laisse le contrôle armé de l’Afrique de l’Ouest. Pourquoi y va-t-on ? Parce que le Président n’a plus d’autorité réelle sur notre pays et va redorer celle-ci en Afrique. En même temps il détourne l’attention de la question principale posée à la France par l’élection des députés européens. 

Que peut faire l’électeur dans ce climat de désinformation ou rien n’est plus clair ? Voter pour son parti, voter contre le gouvernement qui fait plutôt pire que le précédent, s’abstenir par désintéressement sur l’enjeu ou par non-choix ? Sitôt les élections passées, la question de la place de la France dans l’Europe sera évacuée et on pourra continuer à appauvrir ce pays sous la tutelle des technocrates de Bruxelles eux-mêmes agissant pour le compte des États-Unis qui ne sont que le bras armé de la puissance des lobbies internationaux et des banques judéo-américaines. 

Nous continuerons à guerroyer de ci de là dans de petits conflits à notre mesure, quelques centaines de soldats en Afrique, des chasseurs aux frontières de l’UE. Les classes moyennes et les retraités seront encore ponctionnés un peu plus pour reverser aux classes défavorisées, elles-mêmes assujetties à l’augmentation des taxes, du gaz et de l’électricité, des mutuelles, à la diminution des prestations sociales. Le milliard de Valls pour une aide fiscale à un million de petits contribuables, opération purement politique d’avant le 25 mai, n’est budgétairement qu’un bricolage sur une rentrée supplémentaire hypothétique des amendes sur la fraude fiscale. En fait elle n’est budgétée que grâce à un jeu d’écriture facile qui ne fera qu’augmenter finalement le déficit public. 

Les traités signés brident l’indépendance de notre pays sur le plan monétaire, budgétaire, juridique, migratoire dans une Europe passoire pour subir l’influence des États-Unis, clairement contenue dans le traité transatlantique en discussion, et dans notre adhésion à l’OTAN. Tant que le système maintenu par les partis européistes perdurera, la voix démocratique de la France sera jugulée. Cela pousse un homme politique, visionnaire sur l’euro et l’immigration de peuplement, Philippe de Villiers, à abandonner son mandat européen sous prétexte qu’il ne sert à rien car il est impuissant.

La voix parlementaire est étouffée par le système de compromissions, où la désinformation scelle les yeux des électeurs et l’enfumage brouille les sujets, les télescopent dans l’actualité. Chacun se replie alors sur son pré carré, râle en découvrant le montant de ses impôts pour l’année 2013, peste de voir son entreprise entravée par le boulet de la fiscalité, d'un code du travail d’ampleur tétanisante et des banques frileuses, s’insurge de salaires gelés dans la fonction publique, etc. Le résultat c’est le vote de protestation ou l’abstentionnisme. Où sera le choix sur l’Europe dans tout ça ? Ce qui est sûr c’est que tous les partis européistes ne le décoderont dans les médias que comme un vote protestataire contre le gouvernement. Ce dernier dira que le message a été entendu et que les mesures sont déjà prises… « Encore un petit effort et tout ira bien ». L’opposition applaudira au vote protestataire de la politique suicidaire du gouvernement qui n’est que, grosso modo, celle qu’il préconise et a déjà appliquée. 

Il apparaît de plus en plus clairement que, seule une révolte du peuple peut ébranler le système, le Nouvel Ordre Mondial, qui s’appuie sur la puissance économique et militaire des États-Unis, instigateurs des fondements de l’UE. C’est ce qu’a fait l’Islande, petit pays certes, mais qui a montré qu’un pays pouvait reprendre son destin en main, mettre dehors les politiciens collabos, mettre en prison les banquiers vendus à la grande finance américaine, et refuser d’assumer la dette publique par les contribuables et d’entrer dans l’UE. 

Alors qu’elles sont les armes du peuple français en dernier ressort ? Le référendum ? On a vu l’utilisation qu’en a faite Sarkozy car la question posée était trop claire et la réponse aussi. Non, c’est ce qui touche à ce qui nourrit l’État… l’argent ! Sans lui tout s’écroule, car tout tient dans la confiance que le peuple a dans la solidité du système vendu dans un enfumage crédible. Les taux bas d’emprunt accordés la France ne tiennent plus lorsque l’État ne peut plus se targuer de pouvoir à tout moment rembourser sa dette par notre épargne, ce qui est encore le cas. Si l’argent ne rentre plus et que l’épargne n’existe plus, le système est à genoux. La démocratie c'est la voix d'un peuple libre. Le sommes-nous encore ou plirons-nous toujours l'échine ?

Faire la grève de l’impôt, retirer son argent de l’épargne, 

C’est condamner le système qui nous tue… 

A petit feu sous perfusion d’enfumage ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon