dimanche 29 octobre 2017

Nous construisons nous-mêmes notre asservissement ! (Fin)

Dans les deux articles précédents nous avons pu constater que l’UE était omniprésente dans les contraintes qui nous sont imposées. La politique économique, qui pousse l’État vers l’austérité pour les particuliers, les largesses aux grandes entreprises et aux détenteurs de capitaux, est verrouillée par le 3% du PIB de l’UE. Ce faisant l’État s’endette toujours plus avec 87,2 Mds de déficit prévu en 2018 soit plus de 10 milliards de plus que ceux réajustés pour 2017. C’est donc un appauvrissement de notre pays, que l’on tourne les choses dans le sens que l’on veut. Le peuple est bercé par l’accession (souhaitée) au 3% de l’UE et pense benoîtement que l’UE a un effet bénéfique. Mais en réalité celle-ci asservit les peuples aux profits des empires financiers et les dépouillent progressivement. L’exception est l’Allemagne qui va dégager 47 milliards d’excédent budgétaire et augmenter encore son solde commercial qui tourne autour des 250 Mds, et tout cela est réalisé avec un taux de chômage moitié de celui de la France. Nous sommes donc en train de nous asservir à l’Allemagne dont le Vice-Chancelier a été invité à la réunion de notre Conseil des Ministres et Macron soumet ses discours à Angela Merkel ! Entente cordiale ou soumission ?

Qui détient l’argent, détient le pouvoir. Soyez sûrs que l’Allemagne a des vues sur la France et qu’elle a les moyens de l’acheter. N’oubliez pas que la RFA a racheté la RDA pour 300 milliards. Cela se passera sans guerre par une lente aspiration même si l’Allemagne est menacée par une démographie en perte de vitesse. Cette démographie était notre force pour le futur avec une politique familiale alors que l’Allemagne donnait peu de chances à la femme allemande de pouvoir concilier enfants et emploi. Les signes d’abandon de notre politique familiale se font de plus en plus jour. Ce fut d’abord le retrait de la demi-part du quotient familial attribué à vie aux parents de familles nombreuses. Aujourd’hui c’est les allocations familiales aux riches qui sont rognées. Mais la direction est donnée, il suffit de baisser le seuil de richesse pour progressivement en dépouiller l’ensemble de la classe moyenne. 

Mais ceci est voulu. La domination sur l’Europe passe par l’obtention d’un melting-pot qui dissout la souveraineté des États-nations par l’arrivée d’une immigration est-ouest et nord-sud, et l'attende des effets de la meilleure fécondité des femmes d’une autre civilisation déjà en place. Le pot-au-feu est prêt, il suffit de le chauffer lentement et d’attendre. C’est ainsi que l’on impose une politique migratoire, une politique énergétique (et en plus nous voulons y être plus royaliste que le roi), une politique écologique, une politique économique, et une politique étrangère. Tout cela se passe dans un contexte de mondialisation où grâce à la libre circulation des capitaux, les peuples nourrissent les grands lobbies et financiers du monde occidental.

Nous ne maîtrisons plus rien. Par exemple Nicolas Hulot discute à la marge sur le glyphosate en demandant un délai de 4 ans au lieu de 5, sans que nous puissions imposer de nouvelles études sur sa dangerosité contestée. La SNCF va disparaître bientôt avec l’ouverture du ferroviaire à la concurrence. Notre pays est ouvert aux prédateurs qataris, chinois, américains, allemands. Que croyez-vous que feront les nouveaux possesseurs de domaines, d’hôtels, d’usines ? Ils nous emploieront ou pas avec de la main-d’œuvre importée, et laisseront le moins d’argent possible à l’Etat français. Les qataris ont même déjà négocié des dérogations à l’impôt.

Il faut être bien aveugle ou aveuglé pour ne pas voir que la mondialisation, l’ouverture de l’UE à des mouvements de capitaux sans aucune contrainte et les frontières passoires, ouvrent notre pays à tous les vents, toutes les intempéries, pour faire de la France un pays dévasté comme l’est déjà la Grèce. Comme tous les 23 octobre, la Hongrie célèbre par une fête nationale son combat contre le soviétisme et pour sa liberté. Viktor Orbán y a tenu des propos forts, estimant que l’identité hongroise était menacée de nouveau, cette fois-ci par le mondialisme et les spéculateurs financiers.

Macron est une catastrophe pour la France car il est en train de vendre notre pays aux grandes fortunes, à l’Allemagne, aux États-Unis, et aux plus offrants. On ne peut accepter que la France vende ses industries stratégiques ou de pointe sous le prétexte de respecter les 3% du PIB imposé par Bruxelles. On ne peut pas non plus suivre les américains dans une politique d’ingérence guerrière dans un pays souverain qui ne nous a pas invité, la Syrie, en déclarant en plus que l’on va créer un nouvel Etat autour de Raqqa libéré. L’asservissement à ce point est un avilissement de notre peuple, une honte devant l’histoire. Il faut briser nos chaînes, l’EU nous tue, quittons-la, elle n’y survivra pas. Les peuples européens sauront toujours se rassembler pour des ententes gagnant-gagnant. Les BRICS montrent le chemin à suivre et c’est eux qui vont dominer le monde.
 
Mais je voudrais terminer par une autre vision du monde qui va s’imposer aux générations futures et plus vite que beaucoup le pensent et pouvant créer un nouvel asservissement. C’est la science et la technique qui préparent un nouveau monde. On s’émerveille devant les tablettes, les iPad et autres gadgets qui font tout, mais en même temps ils nous asservissent à une consommation compulsive et à une dépendance qui a des effets néfastes en particulier sur les enfants et les esprits fragiles. La science a toujours amené du bien et du mal en même temps, c’est à l’homme d’en prendre conscience et de minimiser le « mal » pour profiter du « bien ». Mais l’alliance de l’électricité et du numérique va aller beaucoup plus loin. On s’émerveille devant ces robots qui sont capables de répondre à des questions et exécuter des tâches humaines. Nous avons encore l’impression que nous avons la maîtrise sur eux parce que nous sommes plus « intelligents ». Cela risque bientôt de ne plus être vrai.

L’intelligence artificielle, IA, est encore à la remorque de l’intelligence biologique mais des progrès scientifiques spectaculaires sont en train de se produire. De l’aide à l’intelligence biologique on pourrait bientôt passer à une concurrence directe, même sur nos prés carrés, si je puis dire, la créativité, celle des philosophes, des scientifiques, des artistes. L’IA, dite faible, est limitée : elle effectue ce qu’on lui a appris à faire, dans un domaine déterminé, sous contrôle humain. L’IA forte, qui n’existe pas encore à ce jour, serait une intelligence surpuissante dotée d’une conscience d’elle-même au sens humain du terme. Mais déjà les meilleurs spécialistes des IA militaires ont montré comment des IA faibles pouvaient, sans prendre conscience qu’elles existent, déclencher une guerre. Le virage décisif dans cette science s’est produit en mai 2017 quand l’IA nommée AlphaGo, a battu Ke Jie, champion du monde du jeu de GO, le jeu le plus puissant intellectuellement. 

L’arrivée des IA de plus en plus perfectionnés est l’objet de réflexion dans les cercles plus ou moins secrets du style Bilderberg où les grandes orientations déclinées ensuite sur les États sont prises. On va nous préparer à cette révolution où l’IA rognera progressivement tous les domaines d’activité de l’homme. On va nous vanter l’accession de l’homme à la libération du travail, au plaisir de mener sa vie comme bon lui semble, et à s’adonner aux joies d’une créativité choisie. Comme toujours on va nous vendre du rêve. Mais dans un monde mené par l’argent des plus puissants, il n’y a pas de place pour les inutiles qui sont des « bouffeurs d’argent ». L’euphorie passagère ne sera pas faite pour durer. Benoît Hamon a soulevé ce problème lors de la dernière présidentielle, mais il l’a fait si maladroitement que le sujet a été tourné au ridicule. Pourtant il serait temps que les politiques s’y intéressent et fassent comprendre que ce sujet est d’une importance considérable pour la survie de l’humanité. Sinon de l’asservissement de l’homme, on pourrait passer à sa destruction en passant du carbone biologique au « silicone » numérique.
 
Comme la nature a toujours agressé l’homme, 

Contrairement à ce qu’on nous raconte,

L’homme a toujours été un prédateur 

Pour lui-même et la science peut

Être le meilleur ou le pire 

De l’aventure humaine !
 
Claude Trouvé