mercredi 21 juin 2017

Avec la canicule, le réchauffement climatique rebondit



C’est reparti, l’occasion est trop belle pour ne pas péremptoirement affirmer que si nous atteignons des « sommets de température » avec du « jamais vu » et des records battus à Trifouilly-les-Oies, c’est la faute du « réchauffement climatique ». Cela vient pourtant tempérer le refroidissement au sein du gouvernement où les « affaires » viennent de nouveau frapper la classe politique. Pour la seconde fois un François, chantre de la moralité, voit son avenir politique abîmé, Bayrou fait oublier Fillon, et Sylvie Goulard part avec « armes et bagages » pour défendre son honneur quand Richard Ferrand change juste d’habit de lumière. Fichtre, on aimerait revenir au temps des duels sur le pré, et de Cyrano de Bergerac, cela avait tout-de-même plus d’allure. Revenons donc à nos Mouton(s) Rothschild, à ceux qui croient tout ce qu’on leur dit avec pour preuve que les autres aussi, à ceux qui croient à l’UE et à l’euro sous prétexte que l’on s’en tire mieux que le Portugal et la Grèce, et qu’on leur dit que le Royaume-Uni va sombrer. Il en est de l’arnaque climatique comme de l’arnaque politique, tout est dans le discours médiatique qui ne prend de la réalité scientifique que ce qui l’arrange.

Bon, c’est l’été, les feux de la Saint-Jean, la fête de la musique, notre soleil maître de notre vie est au mieux de sa forme annuelle, et il fait chaud. Ne croyez-vous pas que ce soit l’inverse qui serait inquiétant ? Il va faire 40° à des moments de la journée et dans un certain nombre de communes. La belle affaire, ce n’est pas nouveau. J’ai connu 42° dans les années 50 à Vichy, ville d’eaux thermales où, grâce à une liaison aérienne directe avec Alger à l’époque, les pieds noirs venaient chercher la fraîcheur en France ! A minuit on ne pouvait pas toucher les rambardes du pont sur l’Allier sans se brûler. Je dormais sur le balcon avec un oreiller mouillé. On ne connaissait ni le réchauffement climatique, ni la climatisation. On disait : « Le climat est devenu fou, ma pauv’dame ». Puis une dizaine d’années plus tard, j’ai baptisé ma fille en hiver par -23° et on lisait « La terre se dirige vers une nouvelle ère glaciaire » parce que l’on se piquait déjà de faire des prévisions climatiques sur dix ou vingt ans, alors que les prévisions météorologiques avaient une fiabilité guère meilleure que celles du paysan qui observait le ciel, la lune, les réactions du monde animal et végétal pour optimiser sa récolte. 

Le climat a une dimension spatio-temporelle et ce que l’on observe à un instant donné dans un lieu donné ne peut en aucun cas renseigner sur le climat moyen de la planète. C’est comme compter les globules rouges au microscope dans le sang d’un patient malade pour en déduire celui de l’ensemble des humains. Croire un présentateur télé quand il se permet d’ajouter aux prévisions météo : « Ce qui prouve bien que le réchauffement climatique est une réalité », relève de l’enfumage pour le présentateur et de suivisme béat pour le téléspectateur benêt. S’il y a réellement un réchauffement climatique, ce n’est évidemment pas ainsi que l’on peut le prouver. L’année 2015, globalement chaude, a été très chaude en France, mais froide aux Etats-Unis. Je ne suis pas un climatologue, mais comme le paysan, je ne suis pas dénué de bon sens et j’ai eu l’occasion professionnelle de voir l’efficacité mais aussi les précautions à prendre avec les modèles mathématiques de manière générale et donc de ceux qui sont à la base des prévisions climatiques. Les modèles ne peuvent permettre des prévisions ayant une probabilité raisonnable de bonnes informations sur le futur qu’à deux conditions. La première est la connaissance approfondie et exhaustive des phénomènes agissant sur la valeur prédictive, le climat en l’occurrence. La seconde est la corrélation entre la réalité observée dans le passé et les résultats des modèles mathématiques.

Ces deux conditions ne sont pas réunies. Le graphique ci-contre, qui représente les prévisions des 38 modèles mathématiques retenus, dont le modèle moyen en noir, montre que décalage avec les mesures en bleu ne cesse de s’accroître. Les mesures ne sont ici représentées que jusqu’en 2011 mais l’on sait par ailleurs que nous sommes sur un plateau des températures depuis 2000. Parmi les trois groupes du GIEC, seul le premier groupe est scientifique et tente de résumer les publications climatiques d’experts mondiaux, d’où la publication de tous ces modèles. Ses conclusions sont beaucoup plus modérées et prudentes que ce qui sort du troisième groupe du GIEC qui nourrit les textes destinés aux Etats. Ceux-ci, envoyés par les gouvernements résument à leur façon les travaux des deux autres groupes dont celui du deuxième groupe, non scientifique, qui déduit des travaux du premier les conséquences des prévisions sur la vie végétale et animale, ainsi que sur les phénomènes extrêmes comme les tornades, typhons, tsunamis, montée des eaux, etc. Tout ceci arrivant sur nous par le dernier filtre déformant politique et médiatique doit nous laisser au moins climato-sceptique, d’autant plus qu’il apparaît que d’énormes intérêts financiers sont en jeu. On l’a vu avec la sponsorisation et la présence de toutes les grandes multinationales à la COP21 à Paris. 

Ma méconnaissance de la climatologie m’a amené à essayer de m’instruire le mieux possible à partir des informations scientifiques disponibles à charge ou à décharge du réchauffement climatique. J’ai découvert l’incroyable complexité de la climatologie, science relativement récente. L’étude du climat s’appuie d’abord sur la paléoclimatologie qui s’intéresse aux grandes ères climatiques de notre planète sur 800.000 ans. Elle a montré que dans ces grandes variations, incluant les ères glaciaires, et l’étude des carottages dans la glace et dans les fonds marins, la variation naturelle de la teneur en CO2 était postérieure et non antérieure à celle de la température. Elle montre l’importance des cycles solaires sur ces grandes variations climatiques. Ce qui ne veut pas dire que ceci soit transposable sur la variation anthropique de ce gaz pour le climat actuel. Les recherches très avancées actuelles montrent que l’activité solaire et son influence sur les océans sont au centre des grandes influences sur le climat et que l’activité anthropique, donc humaine, prend une part faible dans la variation climatique.

Rentrer dans l’exposé scientifique de ces études récentes, et n’ayant pas encore impacté l’ensemble des milieux scientifiques, serait lassant et abscons.  Il en résulte pourtant une nouvelle approche qui s’intéresse aux phénomènes cycliques de l’énergie solaire due à la rotation de la terre sur une ellipse plus ou moins excentrique autour du soleil et à son influence sur les mouvements cycliques engendrés sur la masse liquide mouvante des océans. On observe des cycles solaires, des sous-cycles marins engendrés et entre eux des phénomènes de résonance qui expliquent les variations climatiques sur des périodes plus courtes que celles étudiées dans la paléoclimatologie. C’est le cas du modèle présenté ici qui s’intéresse à notre histoire récente et qui rend, en tout cas, bien compte de notre passé climatique récent et la prise en compte du plateau de température que nous vivons depuis 2000. Par contre il prévoit une décroissance des températures où l’activité anthropique joue un rôle mais insuffisant pour changer la tendance décroissante dans les années qui viennent. 

Tout ceci pourrait être laissé aux scientifiques qui ne sont visiblement pas encore sûrs de leur fait, mais il a fallu que les politiques s’en mêlent sous la pression d’intérêts financiers privés qui n’ont rien à faire de notre santé et même de la survie de l’humanité. Nous sommes obligés de subir l’arnaque du siècle et d’écouter Anne Hidalgo, climatologue réputée, traiter d’imbécile Donald Trump qui ose douter de la doxa climatique actuelle, doxa d’ailleurs que Poutine regarde avec scepticisme et dont se sert la Chine pour développer son économie sur les énergies renouvelables tout en refusant de s’engager sur des promesses mesurables et s’arrangeant pour ne pas payer pour les autres les centaines de milliards de dépenses que tout cela entraîne.
.
L’enfumage permanent des populations bat son plein 

Le meilleur moyen de décoder les informations

Reste toujours de se demander encore 

Mais à qui profite le crime !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon