lundi 3 avril 2017

La Présidentielle ? Un grand théâtre de désinformation !

Pour ne pas être pris dans la nasse de la désinformation, il faut s’extraire des informations données par les médias mainstream, les sondages et les shows télévisés. En prenant un peu de recul, on perçoit que les débats sont faussés en permanence par des techniques bien rodées de propagation de faux sondages, d’affaires montées en épingle, de débats télévisés où les temps de parole laissés aux candidats sont minutieusement gérés pour leur laisser plus ou moins de minutes pour s’exprimer dans le temps surveillé par le CSA. Vous remarquerez que le nombre de sujets abordés dans la confrontation des seuls "gros" candidats sur TF1 n’a donné qu’un temps très limité pour développer valablement une opinion. Le débat n’est pas ouvert, il est cadré. Les questions imposées ne permettent pas aux candidats de parler de points importants de leur programme, ce qui favorise ceux qui n’ont pas de programme construit mais de simples propositions destinées à plaire à leur électorat dont la cohérence et le financement disparaissent dans leurs propos.

Vous remarquerez aussi que les petits candidats, qui ont peu de temps sur les télévisions, se voient pressés de répondre aux mêmes questions d’une chaîne à l’autre. Ce faisant le reste de ce qu’ils aimeraient dire ne peut être entendu nulle part. Ce qui n’est pas le cas pour les gros candidats dont on n’a pas besoin de dire qui ils sont, ni quel est l’essentiel de leur programme. Ceux-ci ont eu de multiples occasions d’être connus et de développer leur programme bien avant le début de la campagne. On va donc d’emblée les faire parler sur l’actualité et ainsi éviter tout débat de fond. Les médias sont presque tous entre les mains de grandes fortunes ou de banquiers, comme les sondages. Ce sont les manipulateurs des marionnettes du théâtre de la Présidentielle qui nous transforment en simple spectateur de leur spectacle. 

L’affaire Fillon est d’ailleurs un bel exemple de manipulation de l’opinion par les médias et une oligarchie occulte. Remarquons d’abord que le candidat Fillon a été épargné lorsque Juppé était donné gagnant des primaires et présumé gagnant du deuxième tour des Présidentielles. Pourtant Juppé avait été condamné pour des emplois fictifs à la Mairie de Paris et n’aurait jamais dû se présenter. Les médias ont fait peu de cas de cette affaire ancienne sous le prétexte que celui-ci avait exécuté sa peine et redevenait blanc comme neige. Les médias étaient derrière lui. A leur grande stupeur c’est Fillon qui a gagné les primaires de droite et s’est présenté comme un futur gagnant du deuxième tour mais avec toutefois une moindre chance que Juppé. Tout était à refaire pour l’oligarchie invisible qui gère l’information et donc influence énormément nos votes.

Quatre candidats avaient reçu l’adoubement nécessaire pour entrer dans l’arène : Valls, Macron, Juppé, Fillon. Il ne restait plus que Macron et Fillon. Les directives ont été données à Hollande. Macron avait plus de chances et était un meilleur représentant de l’UE et de cette oligarchie. Hollande et un cabinet noir devaient donc dans l’ombre pousser la jeune pousse banquière. Il fallait tuer Fillon. L’affaire Fillon allait éclater avec un timing d’un précision remarquable, au meilleur moment et sur le meilleur axe d’attaque après l’imprudente affirmation de moralité de Fillon. Elle allait être menée rondement avec une mise immédiate dans les mains du Parquet National Financier le jour même puis la transmission rapide à la justice sans que l’intéressé n’ait pu prendre connaissance du contenu de son inculpation. Le candidat est atteint de plein fouet, sans préavis et commet les erreurs de communication de celui qui est pris à froid et par surprise. La moralité du candidat est atteinte et il doit s’en excuser. Il est marqué pour toute la campagne et son camp est déboussolé. Désormais peu importe que la justice mette en lumière ou non l’illégalité des actes du prévenu. Le public a oublié la présomption d’innocence. La broncha et la rumeur ont fait leur œuvre avec des médias qui exploitent l’affaire au maximum. 

Cette affaire est une réussite de la manipulation de l’information. Pendant ce temps Macron se voit reprocher de ne pas avoir de programme. Mais ce reproche s’évanouit devant l’affaire et le candidat peut en toute sérénité réunir des salles entières où le discours peut être vide et creux, c’est l’emballage médiatique qui l’emporte. La presse sort des unes et des couvertures où la nouveauté et la jeunesse relative du candidat alimentent la curiosité des lecteurs. On en oublie même que ce jeune loup a inspiré la politique économique de Hollande rejetée par le peuple, et a fait passer une loi peu appréciée des syndicats mais copie française des directives européennes. Mais derrière tout ce brouhaha médiatique, alimenté d’affaires, de coups fourrés, de trahisons, de paroles données et jetées ensuite à la poubelle des intérêts personnels, il y a une question cachée mais capitale pour notre pays. Après 20 ans d’essai d’une Union Européenne, il serait plus que temps de faire le bilan. Au vu des résultats décevants obtenus, les chiffres parlent d’eux-mêmes pour ceux qui veulent bien les regarder, les peuples veulent-ils ou non continuer sur la voix de l’européisme mondialisé ?

Pour le trio Hamon, Macron, Fillon, la cause est entendue. On continue dans la voie de la disparition de notre pays dans un ensemble technocratique soumis au monde des banquiers, des multinationales occidentales, dans un mondialisme heureux et un OTAN qui nous fait payer une couverture défensive contre un hypothétique ennemi désigné, la Russie en attendant la Chine. Ceci nous entraîne dans des guerres hégémoniques américaines pour un coût qui va augmenter avec le retrait financier prévu des USA. Pas plus qu’en Afghanistan, nous ne règlerons les problèmes complexes du Moyen-Orient par la guerre et la déstabilisation des régimes dictatoriaux ou en passe de démocratie. Les intérêts américains de présence au plus près de la Russie et de contrôle des richesses pétrolières, la rivalité chiite-sunnite n’ont que des solutions politiques où la France pourrait jouer le rôle médiateur qu’elle a perdu. Au lieu de cela nous alimentons par la guerre un sentiment de revanche contre nous qui n’aboutit qu’à une plus grande probabilité d’attentats sur notre territoire. 

Les dogmes européistes et atlantistes, en parfaite harmonie avec la stratégie américaine dont l’inspiration est celle de l’oligarchie mondialiste, auraient depuis 20 ans montré leur intérêt s’ils étaient une bonne solution pour notre pays. L’OTAN ne sert qu’à permettre aux Etats-Unis d’installer ses troupes et ses bases aux frontières de l’UE avec la Russie, à disperser ses armes nucléaires dans l’UE et dans des pays comme l’Italie qui n’ont pas le droit d’en détenir, et à faire de l’Allemagne le pivot de tout un réseau des bases implantées dans l’UE. Pour justifier ces actions, l’épouvantail russe sert d’alibi commode qui cache une attitude désormais plus offensive que défensive. Forçant la Russie à réagir, les USA retrouvent une raison d’augmenter encore plus leur emprise européenne. Cette attitude a pour effet de faire augmenter les dépenses militaires un peu partout dans le monde. C’est une spirale dangereuse à laquelle nous sommes mêlés pour avoir choisi un camp et non une attitude historique d’équilibre entre l’Est et l’Ouest qui avait réussi à la France sous De Gaulle.

C’est en cachant le vrai sujet de débat que les partis du Système tiennent la majorité de l’opinion dans leurs mains, c’est la base de la politique de désinformation à laquelle nous sommes soumis. Le Decodex du Monde en est une autre illustration pour cacher l’information qui dérange. La propension du FN à faire de l’immigration un sujet d’affrontement sert le Système pour l’attaquer et l’inciter à un discours alambiqué sur l’UE et à minimiser la sortie de l’euro qui effraie une grande partie des citoyens qui n’ont entendu qu’un son de cloche depuis 20 ans. Si Mélenchon est plus clair sur la sortie de l’OTAN, il l’est moins sur l’UE et fait partie de ceux qui rêvent de renégociation des traités alors que l’UE montre de plus en plus une divergence des intérêts nationaux alors que toute renégociation demande l’unanimité des 27 ou 28 états membres. L’utilisation ultime du référendum ne garantit en rien que la décision de sortie de l’UE soit prise tant la propagande européiste dispose de moyens financiers et médiatiques pour persuader l’opinion du nécessaire statuquo.

« Le changement c’est maintenant » disait le candidat Hollande avant de ne rien changer et transformer « mon seul ennemi c’est la Finance » en un soutien occulte du banquier Macron, longuement préparé par les Rothschild et Goldman Sachs. Il est illusoire de penser que nous sortirons de l’UE par un marchandage du traité de l’UE, ou de penser que nous allons pouvoir faire une mini-zone euro avec des pays voisins handicapés et une Allemagne pléthorique. L’Allemagne ne se saignera pas pour les autres et attend que le fruit pourrisse de lui-même pour retirer ses billes de l’UE après avoir moissonné largement sur tous les pays du sud. Il est illusoire de penser que nous échapperons à l’hégémonie américaine en restant dans l’OTAN. L’UE et l’OTAN ne font qu’un. Il serait temps que le trio des antimondialistes Mélenchon - Marine Le Pen - Dupont-Aignan cessent de tourner autour du pot et de laisser penser que l’on peut faire de l’omelette sans casser des œufs. Une seule question se pose. On sort du duo UE-OTAN oui ou non. C’est un acte chirurgical et c’est le rôle du médecin de persuader le patient que c’est son intérêt vital.
 
Trop de désinformation et de faux-fuyants polluent cette campagne 

Les français ont besoin d’explications claires et de choix assumés.

Notre Constitution spécifie que le nouveau Président élu 

Doit être le garant de l’indépendance de la France.

Les français veulent-il ou non la soumission ? 

Le peuple est convié à en décider !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon